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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #PRESENTATION LIVRES

Chers Amis,

 

 

Pour ceux qui connaissent l'histoire de Rennes-le-Château, voilà à paraître, non pas un ouvrage supplémentaire, mais bien un écrit pertinent et nouveau qui concerne "l'autre" Rennes. 

L'auteur, après des années de recherches vient de perçer à jour l'ouvrage si contreversé, en son temps, de l'Abbé BOUDET, curé de Rennes les Bains.

Voici une présentation sommaire (sinopsis) ainsi que toutes le informations utiles pour en savoir plus et, pour mieux faire, vous le procurer.

 

Liens utiles  :
 
Synopsis

L’abbé Henri Boudet est curé de Rennes-les-Bains, petite station thermale très prisée en cette fin de dix-neuvième siècle. Il publie en 1886 un livre singulier et obscur : « La Vraie Langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains » dans lequel il prétend restituer la langue originelle grâce à l’anglais moderne, très proche, selon lui, de la langue des Tectosages, tribu celte du sud-ouest de la Gaule. L’abbé se lance dans des démonstrations farfelues, pour ne pas dire ridicules, et additionne les élucubrations. Il devient la risée de la communauté scientifique locale qui s’esclaffe en citant des passages de son ouvrage. Pourtant, Henri Boudet est loin d’être idiot et on ne lui connait pas non plus de signes de folie. Alors pourquoi ce suicide éditorial ? La raison est simple : le livre est codé. Il n’est pas destiné au profane mais à une élite d’initiés. Ce que contient ce livre est si grave, si important, que la raillerie de quelques scientifiques rationalistes ne peut pas affecter son auteur.

 Pour la première fois, La Vraie Langue celtique de l’abbé Boudet est entièrement décodée. Après quatre ans de travail acharné et méthodique, l’auteur de L’Île Sacrée met au jour un double secret — d’Etat et d’Eglise — jusqu’ici oublié des historiens. Il s’agit d’un Plan divin imaginé par les Spirituels franciscains du XIIIe siècle et réalisé sur terre au fil des siècles, étape par étape, par des souverains, des papes, des artistes tels que Nicolas Poussin, et des savants tels que Cassini. Le Plan restitué par l’analyse de la VLC (La Vraie Langue Celtique) révèle deux lieux dissimulés : une île de l’Atlantique et une colline sacrée du département de l’Aude.

 La Vraie Langue celtique de l’abbé Boudet est la clef d’une énigme historique des plus populaires de notre temps, la fameuse affaire de Rennes-le-Château.

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #EN FAVEUR DE LA MONARCHIE

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III

 Il convient, dans un premier temps, de distinguer ce qui a occasionné la chute de la Monarchie et, plus essentiellement encore, pourquoi et comment s’est-on ingénié à un tel effondrement. Comprendre également à qui pouvait bien profiter cette aubaine[1] ?

 

1789, nous l’avouons sans peine, avait ses raisons. Il fallait, et c’est peut-être bien ce qui échappe à nos historiens modernes, composer avec les changements, les mutations, tant dans les mœurs que dans les esprits, et ainsi faire face, comme a su si bien le pressentir Louis XVI, aux permutations qui s’annonçaient, irrémédiables parce que voulues par le Temps[2]. Ces mutations furent amenées, peut être inconsciemment, par des penseurs, en somme des agents, tels Rousseau ou bien encore Diderot. Pour reprendre Paul Le cour, sans ces hommes : « Robespierre ne s’expliquerait pas ».

 

Ainsi la précision qui suit est-elle fondamentale et nécessaire pour que le lecteur comprenne notre démarche et notre raisonnement ; les actes inscrits aux « registres de 89 », que nous pouvons considérer comme Le testament des « Trois-Ordres », n’avaient nullement pour objectif de venir à bout de la Monarchie en France. Ils souhaitaient simplement lui donner une dimension plus humaine, plus acceptable, mais surtout plus accessible et profitable au peuple dont, malgré les esprits malveillants et les langues rétives, notre Roi Louis, 16ième du nom, avait une profonde estime.

 

Et comme a pu s’interroger Pouget de Saint-André,[3] si la Révolution avait pour seul objectif l’acquis de la Liberté, il lui fallait s’arrêter en 89, si elle œuvrait pour un changement de régime, elle devait prendre fin le 10 août…Un Granier de Cassagnac [4] ne sera pas, quant à lui, sans se demander pourquoi il fallut verser autant de sang, autant d’argent pour une liberté que le Roi Louis offrait pour rien !

  

Dans un deuxième temps, nous exposerons et tenterons de comprendre pourquoi 93, fille bâtarde de 89, soudainement, s’est dressée devant elle, devant ceux qui, quatre années auparavant, avaient œuvré à faire de la France un Etat nouveau avec, à son sommet, une monarchie nouvelle par le biais d’un roi aimant !

 

         Voici ce que prétendaient les acteurs de 93 : « Nous sommes d’hier, avant 89, nous n’existons pas. Nous datons de cette glorieuse époque qui a fait de nous des hommes nouveaux ». Objectons : Rien de nouveau chez ces hommes, bien pis, ils avaient déjà occultés les vraies valeurs de 1789 inscrites au cahier des charges. Ces hommes, se basant sur cette phrase bien prétentieuse et inappropriée n’avaient plus rien, absolument plus rien de commun avec ceux de 1789. Du reste, il suffit de regarder les faits pour constater qu’ils mèneront eux-mêmes, dans une tragédie sanglante que nous ne pouvons que désavouer,  les hommes de 89 à la guillotine. Par la même occasion, ils conduiront à l’échafaud nombres des amis de Louis XVI dont les noms, marqués de sa main, furent retrouvés, ô comble du hasard, au verso d’un jeu de carte, au milieu de ses affaires personnelles, lors de la sortie du Palais des Tuileries dans la nuit du 19 au 20juin 1791! 

 

Autre point significatif, un simple regard sur les documents d’époque nous prouve que ce qui régit nos lois aujourd’hui, sont déjà celles qui sévissaient sous le Cycle du Lys. Elles-mêmes répondant largement à celles des empires Romains, Grecs et ce qu’ignorent peut-être nos lecteurs, à l’amalgame des lois des différents peuples qui ont composés la Gaule. D’une race à l’autre, d’un mode de gouvernement à l’autre, elles furent à peine modifiées, tout juste remaniées, lissées pour le bien du peuple sous la Monarchie. Ce n’est qu’à partir des événements révolutionnaires, qu’elles serviraient désormais aux avantages de la Constituante et de ceux qui en édifièrent les principes. Principes faussés, puisqu’outranciers et mensongés, qui ont en partie favorisé le déluge de sang venu alimenter le sol de notre pays.

 

         Tout comme il est essentiel, dans le même esprit, de noter que le tracé de nos frontières, certes conservé par la ferveur républicaine avec l’appui de la divine Providence, est en grande partie dû aux nombreux conflits, traités,  menés au cri de « Montjoye Saint-Denis », durant treize siècles d’histoire de nos rois. Treize siècles selon lesquels, pour citer A.Cheruel s’est forgée : « l’unité d’une langue, de mœurs, d’institutions de principes communs. »

 

         Ce qui nous manque aujourd’hui, ce qui constituait la force de notre pays, c’est l’homogénéité ou, plus succinctement exprimé : l’unité. De cette unité, Cheruel dit « qu’elle fut bien plus que l’étendue en elle-même de sa territorialité ». C’est pour dire que la division qui règne aujourd’hui sur la France fait bien plus le malheur de ces habitants que ne le fit le prétendu absolutisme de la Monarchie. En effet, la République a divisé pour mieux régner. Sauf qu’aujourd’hui, à bien regarder, le «citoyen» ne sait plus à quel saint se vouer.

 

Droite, Gauche, Centre, puis les Extrêmes… parmi tous ces clivages règne, à l’heure actuelle, la subdivision ce qui, pour le commun des mortels, ne fait que compliquer l’opinion qu’il pourrait se faire d’un gouvernement fédéré autour d’un Monarque[5]. Car, pour nuire, pour bafouer l’image de la Monarchie, de nos jours encore, on se prévaut, dans les manuels scolaires d’histoire, de réduire le fabuleux Cycle du Lys à ce qui correspond en réalité à l’extraordinaire volonté, à la pugnacité et, peut-être le conviendrons-nous, à l’extrême limite, à la prétendue mégalomanie d’un Souverain[6] d’exception qui contribua, à sa juste valeur, à la grandeur et à la puissance de notre pays.

 

         Quelque chose nous mène à penser, au-delà des erreurs conservant les hommes, mais plus encore les enfants d’aujourd’hui dans l’ignorance du bienfondé de la Monarchie, qu’il est fondamental, crucial, de maintenir loin d’eux les ouvrages ou les sources qui pourraient, ne serait-ce qu’un instant, leur ouvrir les yeux et leur faire prendre pleinement conscience des mensonges qui leur sont servis depuis près de deux siècles.

 


[1] Il existe à ce sujet diverses hypothèses qui, semble-t-il, n’ont toujours pas trouvé de réponses probantes à ce jour. Nous livrons ici les principaux courants ayant pu favoriser la chute de la Monarchie en France : la maçonnerie (du moins une catégorie), certaines puissances étrangères, les juifs, les mouvements philosophiques, les journalistes. Il ne s’agit pas là de notre point de vue mais bien d’un résumé de ce que nous avons pu constater parmi nos nombreuses lectures.

[2]  Il est un fait majeur qui régit la vie de l’Homme mais qu’il se garde bien, en ces heures sombres, de reconnaître, c’est le facteur Temps. Et lorsqu’il y a considération pour ce dernier, l’estimation en est toute linéaire ce qui, selon nous est une erreur de plus.

[3] Les auteurs cachés dela Révolution Française. LAP. 1923

  Causes deRévolution Française T1-T2.

5  Emprunté au grec μόναρχος«souverain» adj. et subst., formé de μον(o)-, de μόνος «seul, unique» et de -αρχος, «celui qui conduit», d'où «guide» et «chef», de αρχω «guider» d'où «commander»; cf. le lat. tardif monarchus «monarque, chef unique» (vie s. ds Latham). Le Monarque ou Roi règne MAIS ne gouverne pas.

Louis XIV avouait lui-même ne pas porter grand intérêt aux « choses de l’état ». Ce n’est que lorsqu’il prit conscience que la France était au plus mal, qu’il fut amené à prendre des décisions radicales, qu’on le jugea sévère par les différents arrêts qu’il dut mettre en place afin de redresser la situation. L’injustice est là et uniquement là. Pas ailleurs.

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #EN FAVEUR DE LA MONARCHIE

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        II            

 Un extrait de la Revue Universelle (1932) brosse brièvement le portrait des deux modes de gouvernements dont nous traitons dans cet ouvrage. Ceux-là même vers lesquels, consciemment ou inconsciemment, oscille le cœur du français. En ces simples mots, et notre choix est rapidement fait, nous pouvons lire : « la République, c’est la pluralité, la multiplicité, la diversité.  C’est le changement, c’est la brièveté, la défaillance, la syncope chronique. C’est la rivalité dans une prétendue égalité. C’est l’indifférence, l’insouciance, l’imprévoyance, l’irresponsabilité par l’impersonnalité ».

 

Si ce jugement peut sembler sévère, rugueux et âpre aux lecteurs peu accoutumés à ce genre de propos, aux générations nouvelles auxquelles nous nous adressons en priorité, il sonnera vrai pour ceux qui connaissent le problème de fond et tente d’y apporter une éventuelle solution.

 

Donnons les faits tels qu’ils paraissent le plus souvent exposés : Le Cycle du Lys, et par conséquent ses dignes représentants, auraient générés un pouvoir absolu !!! Pouvoir contre lequel, semble-t-il, aux dires des institutions d’aujourd’hui et des programmes scolaires, il  n’y avait pas mots à dire !!! Si tel avait été réellement le cas, on se demande pourquoi il eut fallu  autant de temps au peuple de France pour revendiquer ses droits, pour renverser la Monarchie et son soi-disant lot de misères. Certes nous savons le français long dans ses réactions, mais tout de même ! Et la gêne ou plus exactement le mal viendrait du fait, lorsqu’on est objectif en son analyse, qu’une seule et unique personne, en l’occurrence le Roi, fut détentrice du pouvoir !

 

Nous rétorquerons, à ces propos, que le Roi règne MAIS ne gouverne pas !  De fait il fut, comme nos dirigeants actuels, secondé, conseillé, entouré et que, par conséquent, il lui fut parfois difficile d’imposer sa propre volonté. Les lettres de cachets que l’on reproche entre autres, à Louis XIV, Louis XV et XVI, valent largement les débordements et les incohérences qui règnent, aujourd’hui, dans les jugements rendus en chaîne dans nos tribunaux. Ceci est indéniable.

 

Le manque d’autorité que l’on rencontre dès les événements de 1789 a, semble-t-il, généré un tel vide qu’il a, en même temps, amené son lot de délinquance et, oserions-nous dire, de déliquescence dans la conscience non seulement du peuple, mais essentiellement dans les esprits des têtes pensantes. Et lorsque la tête est pourrie, le corps subsiste mal. Si nous sommes pour accorder une seconde chance à l’individu, selon le principe chrétien, il n’en demeure pas moins qu’à un moment donné, une solution radicale doit être envisagée. Il est des cas où, selon nous, la corruption doit être traitée par l’autorité la plus élevée dans ce pays. Ce que nous n’imaginons pas sous une République puisque la justice est indépendante et ne relève en aucun cas de l’autorité suprême. Là est une erreur qu’il conviendra tôt ou tard de réparer.

 

Revenons aux maux qui constituent, selon nous, La faiblesse de notre pays aujourd’hui et, par extension, celle de chaque état républicain, quel qu’il soit, attendu que ceux-ci sont malheureusement les enfants de la révolution française. Un système que l’on nous dépeint comme idéal puisque celui-ci, soi-disant, repose sur le choix de l’électeur. Si ce point s’avère en partie exact, il n’en demeure pas moins que les promesses des potentiels élus à la tête du gouvernement sont toujours plus belles, plus attirantes, mais rarement, très rarement suivies d’effets. Chacun rivalisant d’imagination pour conquérir le cœur du citoyen. C’est ce que nous nommerons dans cet Eloge la fréquence. Celle-ci réside dans la forme élective, répétitive propre à toute démocratie. En effet, Le choix, base fondamentale de la République, lèse bien plus gravement que l’on ne pense. Et pour notre part, nous concevons mal qu’un pays puisse se montrer stable et prospère lorsqu’il est sous l’égide d’un tel système.

 

Qu’on le veuille ou non, et celui qui pourrait nous démontrer le contraire n’est pas encore né, le système électif républicain, en France, s’il perdure depuis 130 ans désormais, ne dispose en réalité, à chaque passage dans l’urne, que d’un temps relativement bref, fractionnaire, pour tenter de redresser le système économique du pays. Mais plus encore, il convient de reconnaître que ce qui nuit en plein à notre nation, c’est que ce que l’un entame, l’autre le défait bien plus pour des raisons proprement égotiques que pour l’assurance même d’une France meilleure. La continuité, mais aussi l’unité, semblent donc être deux atouts. Atouts majeurs qui n’appartiennent qu’à la Monarchie selon ce que nous venons de démontrer. C’est donc à mots couverts que l’on admettra, de-ci-delà, à travers les villes et les campagnes, que la France a eu grand tort de se « séparer de sa dynastie [1]» !

 

Mais à cela il existe un prétexte. Et cette cause nous allons la faire connaître.

 

 

 



1 Ernest Renan, dont les prédispositions n’étaient pas foncièrement monarchiques a déclaré ceci : « Lorsque la France a coupé la tête à son roi, elle a commis un suicide » !



 

 

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #HISTORIQUE VILLE

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VITRAIL ÉGLISE NOTRE-DAME. BAR-LE-DUC.

PRÉLlMINAIRE DE LA DESCRIPTION

 DES QVARTIERS.

...Nous avons constaté, à l'exploration d'un cartulaire d'actes notariés pour l'intervalle des années 1550 à 1600, existant à la mairie, qu'alors la ville se partageait en carrefours et en faubourgs ; division qui pouvait dater de plusieurs siècles antérieurs.

Les carrefours étaient ainsi désignés : 10 Ville-Haute ; 20 Bourg ; 30 rue de Véel ; 40 Neuveville ; et les faubourgs :

10 Bar-la-Ville ; 20 Couchot ; 30 Entre-deux-Ponts ; 40 et Marbot.

En l'année 1626, toutes ces parties sans exception sont qualifiées carrefours.

Cette division, que n'altéra point l'établissement dans Bar, en 1629, d'un Conseil de ville, a continué de subsister pendant tout le reste du siècle, sinon, en dernier lieu, où le nombre des carrefours fut restreint à cinq.

Chaque carrefour et faubourg des plus populeux était dirigé par un agent, titré gouverneur, renouvelable par le suffrage tous les trois ans. Il avait l'importante mission, dans son ressort, de faire procéder à des candidatures pour les officiers de ville. Il percevait les tailles, en dépensait le produit et devait rendre compte.

 SOMMAIRES DE LA DESCRIPTION

 DES QUARTIERS.

I.

Évidemment la peuplade qui, la première, prit domicile sur le territoire où existe Bar-le-Duc, libre dans le choix de l'emplacement qu'elle voulait occuper, dut, de préférence, être portée à se fixer sur la rive droite de l'Ornain, et Bar-la-Ville y fut bâti. Là, se trouvait une surface plane s'étendant du Sud au Nord, entre la rivière et les collines de l'Est, dans un bel aspect, sur une ligne assez prolongée.

Le sol, quelque peu élevé comparativement au lit de la rivière, défiait les dangers auxquels la surface de la rive gauche était fréquemment exposée.

A cette position, les eaux du ciel même, tombant sur les collines, s'infiltraient facilement dans une terre meuble et n'immergeaient pas la plaine.

Bar-la-Ville fut le premier quartier ou carrefour de la cité. Il était traversé, par une chaussée gauloise ou romaine.

 II

En ordre chronologique, Marbot nous a semblé succéder.

Ce hameau, situé au Sud-Est de Bar-la-Ville, sur le trajet de la chaussée dont il vient d'ètre parlé, doit, d'après la forme de son nom, prendre origine dans les hauts siècles. Il a eu la qualification de carrefour et n'était plus, en dernier lieu, considéré que comme faubourg.

 III

Le quartier de Couchot, au Nord de Bar-la-Ville, peut avoir pris place à son côté dans une époque également reculée.

Il reliait, à l'Orient, la rue dite Petite-Égypte, avec, à l'Occident, la rue du Four.

Qualifié carrefour pendant longtemps, il ne fut, en dernier lieu, regardé que comme faubourg.

 IV.

Un autre quartier, qui s'est constitué sur la rive gauche de l'Ornain, est provenu, comme on peut le présumer, de l'existence de deux caturigas ou maisons fortes, bâties à cette exposition en une époque dont, d'ailleurs, il n'est resté nul souvenir. TI fut lent à réunir les parties dont il s'est formé.

Les caturigas se trouvaient établies au pied de la montagne, à un éloignement du cours de l'Ornain, qui pouvait préserver les habitations contre le courant vagabond de ses eaux.

Ces forts barraient une chaussée et un canal, lequel existe encore, que toutes les probabilités attribuent aux Leucois, peuplade étrangère qui précéda les Romains dans la conquête de notre pays.

Longtemps après, des habitations privées se rangèrent au voisinage, les unes dans la direction du canal et de la chaussée, les autres en tirant à angle droit vers le quartier de Bar-la-Ville. Pour celte partie, on dut construire un terrassement par l'apport de matériaux en volumes considérables, et on put le couvrir de trois nouvelles rues.

Dans des écrits des XIe et XIIe siècles, ce quartier avait les dénominations de Burgum en latin, de Bair en français. Il conserva, sans interruption, la qualification de carrefour du Bourg.

 V.

Le vaul de Combles, ou soit la rue de Véel, situé dans le vallon des Corottes et qui se projette en pente, tournant le roté nord de la Ville-Haute jusqu'à la voie de Vitry, doit être aussi de formation ancienne. Il dut se créer comme appendice du Burgum. Comprenant une forte population, il était traité comme carrefour et avait son gouverneur et les subordonnés. En dernier lieu, il demeura à l'état de faubourg.

 VI.

Un sixième quartier s'est élevé en l'année 968 j le comte d'Ardenne, devenu récemment duc et souverain du Barrois, recherchait, dans le territoire de la capitale, un point où il put se créer une résidence assortie à sa qualité. La colline

contre laquelle s'appuyaient les anciennes caturigas, lui ayant paru propre à remplir ses vues, ce prince éleva sur le sommet ce château-fort, dont des restes se voyaient encore à la fin du dernier siècle. Des siens, qu'il appela pour s'établir au voisinage, y construisirent des habitations dont fut faite la Ville-Haute.

Ici, le terrain étant domanial, il fut, de la part du prince, Il abandonné même sans condition onéreuse. Une notable portion dans le centre, où se trouvait érigé l'oratoire dédié à Saint-Pierre, fut réservée comme forum: nous parlons de la halle, édifice très-suranné, dont des parties subsistent encore.

D'autre part, des franchises et des privilèges favorisèrent l'élan des sujets qui s'intéressaient à vouloir habiter près du château. Les officiers de la maison ducale et de ses régies, les chevaliers, les anoblis résidaient presque exclusivement à la Vi11e-Haute. En certain temps, l'habitation en ce quartier fut imposée aux impétrants d'offices à la Chambre des comptes.

 VII.

Une autre section est survenue, qui résulta d'une grande calamité.

Rapportons d'abord et succinctement que, dans l'année 1038, un seigneur, voisin turbulent, ayant entrepris une expédition de guerre dans ses alentours, traversa nos contrées et s'est arrêté devant notre cité, qu'il voulait enlever.

Déçu dans ses espérances de réduire cette ville, il en incendia et renversa les faubourgs. Bar-la-Ville qui, tant de fois auparavant avait essuyé des désastres, fut encore une fois pillé, brûlé et ruiné. Les victimes de cette catastrophe, contraints de fuir, abandonnèrent leurs foyers, et se transférèrent en nombre notable, peut-il paraître, à la rive gauche de l'Ornain ; ils y bâtirent, sous la protection de la place, au côté Est des fossés du Bourg, et delà fut créé le quartier d' Entre-deux-Ponts.

 VIII.

On nommait Pré-Dieu, cette surface qui se dessine maintenant par les rues Voltaire, des Pressoirs, des Tanneurs, Rousseau et la place Reggio, et en dehors des anciens murs et fossés du Burgum. Donc, le duc de Bar Robert l'abandonna

pour servir à une érection régulière du quartier, qu'on appela Neuveville.

D'anciens documents, de nos anciennes collégiales notamment, nous ont appris que cette partie actuelle de la ville n'avait été, jusques-là, qu'une grande flaque d'eau et quelques parcelles en étaient concédées à cens, comme huches ou réservoirs, à des pêcheurs pour y conserver le poisson qu'ils destinaient à la consommation.

A la suite, les eaux s'étant retirées, des constructions ayant été élevées, un quartier s'est formé. Nous affirmons qu'avant l'érection même du duc Robert, le groupe des habitations était connu déjà sous la dénomination de Neuveville.

Telle a subsisté assez longtemps cette formation de la cité. Elle eut pour cause les positions écartées des sections qui, d'ailleurs, conservaient des habitudes différentes de rune à l'autre, et des prétentions à se régir sous certains points de vue. Mais, quoiqu'en cette esquisse huit carrefours apparaissent, nous restreindrons ce nombre à cinq principaux dans l'exposé des détails de l'Historique, y rattachant, des carrefours et faubourgs supprimés, les faits qui peuvent intéresser.

Nous avons ainsi conclu, parce qu'en dernier lieu, l'administration municipale, simplifiant ses rouages, ne reconnaissait que cinq sections principales.

IX.

Subdivision du premier carrefour.

C'est une section créée de nos jours. Elle embrasse les trajets du canal navigable et du chemin de fer de Paris à Strasbourg.

A suivre...

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #HISTORIQUE VILLE

À ma Ville, plus que jamais, ma Ville. Toi qui m'a vu naître. En exil  je rends hommage à tes murs, à tes rues, à la cité maitresse du Barrois que tu es. Je n'oublie pas, non je n'oublie pas. Comment pourrais-je du reste!  Rhonan de Bar.

Armorial de la ville de Bar-le-Duc.

EXTRAIT : MOTIF HISTORIQUE

Le Musée de Bar-le-Duc, à l'état de progrès où il s'est élevé depuis si peu d'années que date sa formation, appelle peut-être, en ce moment, quelque labeur propre à initier dans les plis de la ville même; ce serait du moins pour en révéler des détails, peu ou point connus, pour être mis à la place de ces notices écourtées qui en ont jusqu'ici paru.

Sans tarder, le spécimen de beaucoup de choses qui la concernent sera donné.

Mais voyons d'abord ce qui doit précéder.

Déjà le Musée renferme des objets nombreux et rares et qui attachent l'attention. Il est dll à une belle inspiration, à la main comme au cœur généreux, et aux efforts soutenus d'un de nos concitoyens les plus distingués : nous le nommons, de M. Paulin Gillon, ancien maire de Bar, secrétaire général de la Préfecture, et ensuite deux fois investi du mandat législatif.

Bon nombre des collections proviennent également de la munificence de la maison Oudinot; Et, à ce moment un fascicule de dessins, de genres spéciaux, vient augmenter l'importance des dépôts. Ils ont un mérite particulier, qui bientôt sera énoncé.

Ces dessins émanent de l'habile crayon de Mme la comtesse de Vesins, née Louise-Marie-Thérèse Oudinot, fille de notre illustre maréchal d'Empire de ce nom, duc de Reggio, et de son épouse l'excellente Mme Marie-Charlotte-Eugénie-Julienne de Coucy, actuellement veuve, duchesse de Reggio.

Ils reproduisent, avec bonheur, des vues, des sites et aussi des monuments des siècles passés, existant encore dans Bar, en différents quartiers, et aux alentours. Ils en rendent, d'un effet saisissant, la configuration.

La Commission administrative du Musée, voulant témoigner sa gratitude de cet important cadeau, s'est proposé très-opportunément, et à ce point de vue, comme pour l'intérêt de l'art, d'en transmettre la connaissance aux visiteurs, de rétablissement.

Donc, pour aider à la communication instructive des compositions de la très-honorable dame, Mme  la comtesse de Vesins, la Commission a délibéré la confection d'un historique de Bar-le-Duc, pour devenir au moins le vestibule de l'œuvre.

Ce tableau, de recherche des faits appartenant à tous les âges, va être présenté comme on le verra ci-après.

 PRÉFACE.

BAR-LE-DUC, ville de fondation immémoriale, place forte au moyen âge, actuellement démantelée, mais essentiellement 'industrielle et manufacturière, devient un sujet de recherches et d'études.

Naguère capitale d'un Etat souverain, résidence d'une suite nombreuse de Princes valeureux, une composition d'historique de cette ville, sur qui des dominations diverses ont plané, doit offrir beaucoup à rapporter. C'est vrai, pouvons-nous dire aujourd'hui, qu'on en peut retracer des faits et des événements, bon nombre, dignes d'être mis en lumière, pour la ville, sans doute, mais encore pour le pays qui en a reçu sa dénomination.

On verra bien aussi les détails relatifs aux mœurs et aux habitudes d'une population toujours soucieuse et réflective, et où, constamment, se maintint cette màle énergie qui la distinguait, que de nos jours encore on a vu reparaître en son parfait caractère.

Ces faits, tous ces détails, vont être présentés et successivement développés.

Notre cadre, il faut le dire, n'offrira, après une introduction qui a paru indispensable pour préparer l'entrée en matière, qu'un récit succinct, quant à l'histoire et à la chronologie, de ce qui peut le plus intéresser. Des chapitres et des tableaux analytiques raconteront, enfin, les faits que le cours des siècles a adhérés tant aux parties circonscriptionnelles de la cité qu'à leurs fractions. 

 INTRODUCTION.

PEUPLE ; SA CONDITION D'AUTREFOIS.

L'association qui habita le pays dont, depuis longtemps, Bar-le-Duc a été la cité principale, parait avoir été, maintes fois, subjuguée, en telle sorte que les conquérants en réduisirent les indigènes à l'état de servitude. Cet état aurait été constant jusqu'à des siècles plus rapprochés de nous et où ce pays même fut érigé en duché souverain. Considérés comme sujets, ils étaient, tous les membres du corps social, obligés, envers le souverain, à l'obéissance passive. Tous devaient soumission à l'absolue volonté du prince appelé, par droit de naissance ou de légitimité, à les gouverner.

Quelques-uns, sans cesser d'être sujets, jouissaient de titres honorifiques, de privilèges, d'immunités, de franchises, d'exemption des charges publiques; ils jouissaient de terres, de seigneuries rendables, éventuellement, au domaine ducal : ici on reconnaît la caste nobiliaire. Les autres, les plus nombreux, restèrent serfs de corps et de glèbe, et astreints aux taxes, aux impôts et aux corvées.

Les habitants de la ville de Bar ayant été faits bourgeois, purent acquérir et contracter; l'ensemble eût certaines libertés, comme d'élire les officiers de ville, d'asseoir et répartir des taxes pour diverses destinations, et d'apurer sans appelles comptes des agents préposés aux recettes et aux dépenses.

Tous .les hommes étaient tenus au service militaire, avec obligation de se rendre à toute convocation du prince, armés, approvisionnés des munitions de projection à leurs frais, selon leurs facultés; et cette sujétion, qu'ils devaient pour les exercices ordinaires, s'appesantissait plus quand il s'agissait d'aller aux chevauchées, aux osts, c'est-à-dire d'entrer en campagne de guerre;

Un axiome a longtemps subsisté que tout, du territoire, fonds et superficie, les hommes, les femmes, les familles, les bestiaux, appartenait sans nulle exception au prince. La civilisation a modifié, resserré ce droit singulier de propriété.

Simultanément, et avec l'aide du pouvoir spirituel, la civilisation a fait restituer successivement des droits personnels.

Il y en eût d'importants concédés de la part des derniers ducs. Et c'est bon de redire que le 20 août 1711, jour mémorable à jamais dans nos duchés, fut prononcée, sans l'aide de révolution ou contrainte quelconque, la suppression du droit de main-morte personnelle et de poursuite, au profit de tous les sujets; lesquels ont été dès lors rendus à la condition franche et libre.

 RELIGION.

 Nos occupants des premiers âges auraient pratiqué l'adoration des astres; le druidisme survenu, croyait à l'éternité de l'univers, à l'immortalité de l'âme, à la métempsycose; il rendait un culte à quelques divinités, dans l'épaisseur des forêts;

telles: Bélos, Zeus, ou Morios, Phêgos, même le dieu Theut, qui présidait aux arts, aux voyages et au commerce.

Dans le foyer domestique, en lieu apparent, posait Theut, dont on a retrouvé bon nombre de figurines, généralement jetées en bronze. Un même hommage était attaché aux fleuves, aux montagnes, au tonnerre. Ce culte, comme il était exercé, passa presque intact, sous l'occupation romaine; il a survécu jusqu'à l'introduction du Christianisme, ou soit il ne s'est éteint que dans le IVe siècle. Le culte de Quirinus ne s'est pas d'ailleurs vulgarisé; et la foi en Jésus, qui promettait des améliorations à la situation oppressive, depuis si longtemps endurée, fit de rapides progrès; quelques persécutions exercées dès l'origine, ou à l'arrivée des propagateurs, ont davantage contribué à l'affermir.

Elle a pris, en ce pays, dans la période ducale, de si profondes racines, que les coups portés par les hérésies qui ont envahi les Etats voisins vers le milieu du XVIe siècle, ne l'ébranlèrent aucunement.

La dévotion au Créateur et à la Sainte-Trinité y était passionnée; fréquemment le peuple demandait, et les chefs autorisaient, pour obtenir les faveurs du ciel, des prières publiques et des processions générales. La 'ville de Bar possédant un saint patron de hautes capacités spécifiques, et auquel les habitants avaient une foi vive, il est arrivé souvent d'implorer son intercession. A toutes les circonstances de grande sécheresse ou de pluie excessive, le clergé en descendait la châsse, la portait par les rues de la ville et parfois hors de l'enceinte, pour faire cesser l'lre de Dieu.

On procédait de même quand les bouettcs, les chenilles, les guêpes et autres rongeurs apparaissaient menaçant de détruire les cultures. Des mandements fulminatoires survenaient pour les exorciser. On les publiait solennellement par toute la féauté.

 GOUVERNEMENT DUCAL.

Ce serait peut-être difficile de rapporter les différentes formes de gouvernement appliquées dans les hauts siècles à notre pays; c'est très-peu connu.

Une institution, qui commence régulière, ne se dessine bien qu'à compter de l'érection de ce pays en duché.

Alors un prince, investi du pouvoir souverain, régna sur le Barrois reconnu franc-aleu. Ensuite, par un de ces accidents qui changent la face des royaumes, qui en réduisent ou modifient l'étendue, ce pays ne fut plus tenu qu'à la condition de vassalité.

A côté de ce duc est titré un sénéchal qui peut être considéré comme lieutenant-général et commandant en chef de l'armée; et viennent après d'autres officiers de diverses catégories; des châtelains aussi, préposés à la garde des châteaux et des forteresses.

Plus tard, fut adjoint un maréchal au sénéchal; puis des baillis pour commander dans les divisions principales de la province, et aussi sous leurs ordres, des prévôts qui résidaient dans des subdivisions.

 CONSEIL PRIVÉ ET CONSEIL D'ÉTAT.

Le Conseil privé n'était, ce qui est facile à comprendre, composé que d'intimes du prince, ou soit de chevaliers de haut parage, lesquels aussi se trouvaient investis de fonctions dans son hôtel, à sa cour et parmi ses troupes.

Le Conseil d'Etat réunissait ces mêmes chevaliers et des gentilshommes d'autres degrés.

Le prince, de l'avis de ses conseils', rendait des ordonnances concernant toutes matières, même de législation. Les dispositions en étaient exécutoires et devaient être observées par tous les sujets, après enregistrement à la Chambre des comptes, aux grands-jours, dans les bailliages, les prévôtés, les mairies, après les publications qui en avaient porté la connaissance à tous les sujets.

Ces Conseils, en dernier lieu, furent organisés, à chaque avènement, par décret du prince prenant le sceptre. Cet acte, où étaient édictées les attributions du corps, contenait la désignation des barons et autres seigneurs titrés qui pouvaient les exercer.

De tout temps le duc paraît avoir attaché près de sa personne des secrétaires d'Etat.

Le Barrois n'avait point de ces assises ou assemblées générales qui instruisaient des procès, et prononçaient des condamnations sur les questions, les litiges, les délits, les crimes surgis parmi la noblesse.

CHANCELIERS ET GARDES DU SCEL.

Incontestablement, nos comtes, nos ducs eurent près d'eux une Chancellerie, dépositaire et garde du scel du comté ou duché. Les officiers de cet établissement apposaient, aux actes émanés du prince, un sceau offrant son effigie, généralement montée sur un coursier, pour garantir l'authenticité de ses actes.

Le sceau fut tantôt en cire jaune, tantôt en cire verte.

 ORDRES ET ÉTATS.

Les Ordres, anciennes corporations politiques, n'ont existé originairement qu'au nombre de deux, Clergé et Noblesse; la civilisation en ajouta un troisième composé des gens de robe. Ultérieurement les roturiers furent admis en participation avec ces derniers.

A l'appel du prince, les Ordres se réunissaient et formaient une assemblée dite des États, qui délibérait sur des prières ou demandes de subsides annoncés nécessaires pour les besoins d'une guerre; de dots à constituer pour des enfants.

de la famille ducale contractant mariage.

Les convocations avaient lieu selon que le prince le jugeait opportun, et en tel lieu il lui plaisait.

Le domaine ducal était à perpétuité inaliénable. Quand le prince s'est déterminé à en engager des parties, celles-ci faisaient retour d'abord par des causes diverses, ou éventuellement, et à l'extinction des lignes des détenteurs.

Le retour de l'universalité des terres engagées a été parfois imposé; on se souvient qu'il y a eu, dans chaque siècle, de ces retours décrétés et rigoureusement poursuivis.

 ADMINISTRATION CIVILE.

On la voit, en ordre de priorité, créée et organisée sous le titre de Chambre du conseil et des comptes.

Elle centralisait et apurait les comptes des revenus de l'Etat et de ceux particuliers du prince.

Elle connaissait de toutes les affaires domaniales contentieuses et y portait jugement.

Principalement elle répartissait les tailles, les subventions et autres impôts indispensables pour payer les dépenses de l'Etat.

Elle était composée, dans l'origine, des gens des comptes, présidés par le prince lui-même.

Ensuite d'un président, de conseillers dont le nombre a fréquemment varié et quelquefois s'est accru abusivement; un procureur général et d'autres officiers de degrés inférieurs tenaient le parquet. Ces messieurs se trouvaient en robe longue, coiffés du bonnet Carré tous les jours de chambre et aux cérémonies publiques.

Le chef de la Chambre, en différents temps, fut appelé président doyen, en cas d'absence ou de vacance du président en chef, premier président. Des résignataires ont été conservés à titre de président honoraire.

Les autres membres ont été qualifiés commis, gens des comptes, conseillers maires, conseillers auditeurs, auditeurs ordinaires, auditeurs extraordinaires, clercs  et furent attachés un secrétaire garde du Trésor, un greffier, un conseiller auditeur greffier et clerc, un huissier.

Le parquet réunit, en outre du procureur général, un avocat général, un procureur général du domaine, des substituts généraux du domaine. Le receveur général du duché faisait encore partie de la Chambre.

Dans les quelques années où Philippe de Gueldres fut souveraine de Bar, le personnel de la Chambre des comptes reçut des jets de présence. La distribution de ces instruments, effectuée en l'année 1518, fut peut-être la première.

On la voit continuée dans les siècles suivants.

Ce même personnel jouissait d'une haute prérogative qui consistait dans le 'droit de chasser sur la forêt du Haut-Juré de Bar et dans les vignes environnant.

Louis XIV, en 1670, ayant reconquis le Barrois, prescrivit à tous les officiers des justices souveraines de se séparer, de se retirer chacun chez soi. Par suite, la Chambre des comptes de Bar resta sous le coup d'une suspension qui ne cessa qu'à l'avènement du duc Léopold.

 ADMINISTRATION DE LA JUSTICE.

Cette administration était partagée par une Cour souveraine dite jours, hauts-jours ou grands-jours, séant à Saint-Mihiel, et par des bailliages et des prévôtés; Au bailliage de Bar-le-Duc siégeaient le bailli et six conseillers. En 1726, le nombre s'accrut d'un conseiller d'épée héréditaire.,

Le parquet se composait d'un lieutenant-général, d'un procureur général, d'un substitut de cet officier, d'un avocat général.

La compétence du prévôt s'étendait à tout ce que l'on sait être de justice pédanée.

A compter des concordats intervenus (an 1570) entre les rois de France et les princes ducs de Lorraine et de Bar, les appels des sentences des prévôt et bailli de Bar s'interjettaient au Parlement de Paris. Néanmoins, pour les petites causes, il avait été stipulé que ces appels seraient portés au présidial de Sens. Mais un siège de cette catégorie ayant été établi à Châlons-sur-Marne, en l'année 1639, les appels se partagèrent entre celui-ci et l'autre. Un jour il en est survenu un conflit sérieux. Les président et officiers du présidial de Chalons vinrent, le 29 avril 1649, solliciter les officiers de la ville de Bar de requérir que le Barrois ressortit exclusivement à leur siège pour ces appels. Objection fut faite que toujours, et depuis les concordats, les sujets du Barrois avaient porté leurs appellations au présidial de Sens.

Bar demeurant toujours dans le ressort du Parlement de Paris pour les causes qui déterminaient à recourir à cette haute juridiction, passa un moment à une intermédiaire. Louis XV avait cassé ce Parlement, il venait d'en recréer un autre. Cependant il décrétait aussi (an 1771) l'établissement de conseils supérieurs en quelques villes du royaume, pour connaître en dernier ressort de toutes les matières civiles et criminelles. Châlons-sur-Marne eut un siège de cette catégorie dont Bar ressortit pendant quatre années. Le roi Louis XVI supprima ces conseils en 1774, rétablit le Parlement de Paris. Alors les appels de Bar reprirent la voie qu'ils avaient précédemment pratiquée. ..

Quant au Barrois non mouvant, Guinet, avocat à Nancy qui jouit, en son temps, de quelque célébrité, mentionne en un mémoire publié en octobre 1680, qu'il y avait appel des prévôts et des baillis de cette province au Parlement de Saint-Mihiel.

Annexe des articles précédents. - L'occupation romaine avait imposé pour tous les actes de gouvernement et d'administration, pour tous ceux devant faire foi en justice, remploi de la langue latine. Il s'était continué dans toute la Gaule, sous l'empire des Francs, même en exécution d'édits de leurs monarques; en 1539 seulement, la langue française devenait obligatoire en tout le royaume. Mais dans nos duchés, l'usage s'était perpétué de rédiger les actes ici en latin, là en français, ailleurs en allemand; un édit du souverain parut en 1748, qui ordonna que désormais en tous actes et jugements on n'emploi rait que la langue française.

 COUTUMES DE BAR.

Les habitants de Bar et du ressort jouissaient, depuis l'avènement des Mérovingiens, de franchises et de libertés.

Cependant, sous le régime ducal, des restrictions s'imposèrent ; au moyen, d'abord, d'actes isolés qu'on nommait Coutumes, émanés généralement de la main du souverain.

Et qui ne connait la valeur de ce mot provenu ou de la basse latinité, custuma, ou de l'italien, costume, qu'on explique par: façons de vivre des peuples, tournées en habitudes ou en usage? Des spécimens de ces actes ont été conservés, tels que : la charte de Laheycourt (an 1230), qui rendait obligatoire le droit de Maurupt ; la charte de Varennes (an 1245); celle de Bourmont (an 1248); celle de Sommeille (an 1258); celle de Stenay (an 1323).

Dès l'an 1480, on s'occupa dans le Barrois de la mise en ordre des Coutumes. On en fit un acte en 1506. Mais les duché et bailliage de Bar furent ensuite assujettis aux Coutumes de Sens : elles avaient été rédigées, de l'ordre du roi, à Sens, le 3 novembre 1555. Elles rencontrèrent beaucoup d'opposition dans Bar. Après les concordats, le duc, émancipé, prescrivit, pour chaque bailliage, un acte régulier des Coutumes qui y étaient observées et pratiquées ; on en publia, en 1579, un Code méthodique, lequel est demeuré la loi du pays jusqu'à la fin du siècle dernier.

 ÉTAT CIVIL.

Quelques anciens peuples pratiquèrent l'institution de l'état civil; nous ne la voyons en notre pays que de date peu éloignée. Elle prit source au Concile de Trente, qui décréta que, dans toutes les églises-mères, il serait tenu registre des baptêmes et des mariages. Un acte d'autre origine recommanda l'établissement d'un rôle des morts.

En ce qui concerne la ville de Bar, et qu'on nous permette l'apport des recherches ci-après, on dût, dès le règne du duc Charles ID, ouvrir en la paroisse des registres destinés pour recevoir les actes dont il est question. Ainsi, avons-nous vu qu'une requête en réhabilitation de noblesse fut appuyée de l'extrait d'un acte du mariage solennisé dans l'église Notre-Dame de Bar en l'année 1588. Cependant, il n'en reste pas d'antérieurs à l'année 1622. Ceux existant n'en offrent les séries, savoir: pour les baptêmes, qu'à compter du 19 septembre dite année 1622; pour les décès, que de la date du 14 octobre 1623; pour les mariages, que

du 12 juin 1625. On doit déplorer la perte des précédents.

En ceux que nous avons explorés, la signature, celle du parrain aux actes de baptême, n'est apposée qu'à compter du 14 janvier 1640.

Le plus grand nombre des actes est rédigé en langue vulgaire quelques-uns exceptionnellement sont libellés en latin. L'écriture, c'est douloureux de le révéler, tracée avec un liquide blanchâtre, est d'ailleurs si informe et si négligée, que le soupçon surgirait qu'on eut voulu soustraire les textes à la connaissance de la postérité. Le formulaire en est d'une sécheresse et d'une exiguité désolantes. Il n'a rien des convenances qu'il pouvait offrir. La naissance et le mariage des personnes d'un rang distingué n'y sont pas plus détaillés que pour ceux des plus obscures familles. Toutes les classes figurent selon le principe de l'égalité. Dans la suite, la civilisation progressant a élargi le protocole de termes non moins utiles qu'indispensables. Nos derniers ducs comprirent l'urgence de mettre ordre à une matière de si grand intérêt pour les familles j ils imposèrent des règles qui portèrent d'excellents fruits.

 CHEMINS ET CHAUSSÉES.

Jusqu'au XVIIIème siècle tout avait été négligé de l'entretien et réparation, de l'établissement ou de la création des chemins, branche des services publics qui intéresse le plus les populations.

A peine restait-il encore des traces des chaussées dont les Gaulois, les Romains et la reine Brunehaut avaient sillonné le pays. Ce qui, à l'érection de la principauté ducale, en était demeuré, se trouvait usurpé sur tout le développement par les riverains. D'autre part, les ducs et comtes tenaient, peut-on présumer, à cette politique, de ne les restaurer aucunement, par le motif que l'état de détérioration formait obstacle à tout ennemi qui se fut déterminé à entreprendre une invasion du pays.

A compter de l'année 1624, des mesures furent ordonnées à Bar pour la réparation des chemins ce qui en fut pratiqué s'exécutait sans liaison avec les autres parties du territoire ducal.

Si le souverain ou d'autres grands personnages se promettaient de parcourir le pays, alors des travaux étaient prescrits pour la mise en état des avenues des villes ou des communautés par lesquelles devaient s'effectuer le passage.

Au surplus, la création ou l'entretien des voies de communication étaient impossibles à des princes presque toujours engagés dans des guerres, ne jouissant que d'un revenu modique, et constamment épuisés en ressource financière.

La première et sérieuse résolution adoptée, à cet égard, date seulement de l'année 1716; et, dans les années qui depuis s'écoulèrent, furent construites ces routes que nous voyons, partant de Bar et se projetant dans toutes les directions.

 DE LA FORMATION DE LA CITÉ.

La ville de Bar-le-Duc n'est point provenue d'un seul jet. L'une de ses parties, la première présumée en ordre de fondation, n'a été accompagnée des autres que longtemps après, par agglomérations successives, et effectuées à la suite d'intervalles prolongés.

Originairement, les premières habitations durent être édifiées à la droite de l'Ornain, rivière dont le cours est contenu par le ·centre de la cité. Le site avait été heureusement choisi.

Les autres furent construites à la rive opposée et au pied des collines de ce côté.

Par des causes de voisinage, comme le besoin de s'entr'aider, de se protéger, de s'administrer en commun, au moins quant à certains intérêts, ces parties isolées se groupèrent entre elles et avec la ville-mère. On ignore, du reste, l'époque de cette fusion.

La rivière d'Ornain, qui en est devenue l'axe, est, depuis un temps immémorial, connue sous ce nom. On voit Orna ou Ornea dans les chartes latines et chez les anciens chroniqueurs; et en idiôme local Ornay, (Orney, Orne, Ornain. Nos premiers ancêtres en appliquèrent la dénomination à leur Pagus ou district. Nous étendrons, en son lieu, les 'notions sur ce sujet.

L'Ornain, venant du territoire de Savonnières, traverse Bar, et continue son cours par le territoire de Fains. Son nom s'est attaché à notre ville et de même à d'autres lieux situés sur la rivière. L'assiette de quelques villes et de villages a été indiquée par ces énonciations : Similiter farinarium supra Ornam juxta civitatem Nasium, Lineium super fluvium Ornam, Barricina ad Orna, Castrum Fangis super fluvium Horne.

De même on appelait Neuville-sur-Orne: Nova-Villa ad Ornam; Rembercourt, près de Fains: Remberti-Curtis ad Ornam.

La ville de Bar s'est donc constituée par des agrégations.

Voulons-nous observer que dans sa disposition actuelle, les quartiers décèlent encore d'une manière frappante leurs anciens périmètres? Presque tous ceux survenus, sont posés en sens différent du premier massif. Ils étaient nombreux quand l'union s'est complétée.

Les sections principales reçurent la qualification de carrefours; les autres restèrent à l'état de faubourg.

Rien n'est parvenu à notre connaissance du nombre des habitants de cette ville, dans les siècles qui ont précédé l'année 1693. Ici, une résolution du conseil mentionne que Bar n'était composé que de neuf cents feux ou à peu près; ce qui donnaii, en admettant le chiffre de cinq dont chaque famille aurait été composée, une population de quatre mille cinq cents individus.

Le chiffre normal, avant les guerres, pouvait être du double.

Enfin, la population, en 1772, était comptée pour quinze mille âmes.

  ASPECT DE LA CITÉ; POSITION ASTRONOMIQUE ;

NOTIONS DE TOPOGRAPHIE.

Situé dans l'hémisphère de l'ancien monde, Bar-le-Duc tient à cet horizon sur lequel passent et où se rencontrent en longitude orientale le 2° 49' 24"; en latitude septentrionale le 48° 46' S".

L'emplacement se reconnait aussi à une surface, anciennement fangeuse, que sillonnait l'Ornain, dont, d'ailleurs, les côtés se dressent jusqu'à de hautes élévations.

La colline de droite signale une altitude de 301 mètres barométriques; celle de gauche de 234 mètres.

De l'enceinte, ou plutôt de ses deux groupes primitifs, des échappées s'élancèrent au loin par les vallons latéraux et jusques aux sommets des rampes des collines. Tout, maintenant agrégé, donne à la cité une configuration des plus pittoresques.

Nous la voyons, cette cité, renfermée dans un cercle de 7,791 mètres 168, ayant son centre à la tête du pont Notre-Dame, côté de Bar-la-Ville. La surface de ce disque mesure en hectares 607 h. 022,988.

Le territoire intérieur et extérieur, d'une contenance de 2,327 hectares, est limité par ceux des communes de Fains, Behonne, Resson, Longeville, d'une part; et par ceux de Savonnières, Montplonne, Combles et Véel, d'autre part.

La contenance, résultat des opérations dernières du cadastre, ne diffère pas, sensiblement, de celle constatée cinquante ans auparavant. D'après un document officiel de l'an XII (1804), acte du maire du 30 thermidor, ce territoire avait une circonférence de 325,000 mètres (7 lieues et demie anciennes), et, en surface, 2,329 hectares ou 6,718 journaux, 59 verges, ancienne mesure de Bar.

n est partagé en cultures de toutes variétés, principalement de la viticole. Le sol en est également reconnu fertile.

Les collines occupées par la vigne, à toutes les rampes et les sommets, produisent, durant les étés, un brillant éclat de verdure. On y récolte des vins délicieux.

De belles forêts, d'essenc.es multipliées à l'Est et à l'opposite, complètent le couronnement de ces fructueuses expositions.

Constatons que, généralement, les vallons du territoire, les vallons latéraux ont, au débouché, une déclivité précipitée vers le Nord, par une conversion plongeant selon la pente de l'Ornain. Aussi, comprend-on que l'argile, même le calcaire, de cette position, par une dilatation constante venue de l'astre solaire, a plus détaché des collines de l'Est que de l'autre côté. Les versants plus ténus fournissent les meilleurs vins.

En 1752, la vigne occupait, en superficie, le nombre de 1,450 arpents, ou 502 hectares 28 centiares; en 1806, le nombre de 603 hectares 77 centiares; mais en 1828, par les procédés du cadastre, qui mesure à l'horizon, le nombre d'hectares s'est trouvé de 599, qui résume une contenance vraisemblablement supérieure aux précédentes.

La distance légale de Bar-le-Duc à Paris est  déterminée au chiffre de 251 kilomètres...

À suivre.

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #GRAND MONARQUE

Voici, en cette vigile de la Saint Michel un extrait de notre ouvrage "Grand Monarque et Souverain Pontife. Chroniques de la Fin des Temps" paru aux Editions Lacour à Nîmes. L'importance de l'Archange est capitale dans l'Histoire secrète de notre Royaume. C'est donc, en partie seulement, que nous révélons de celle-ci dans cette courte démonstration. Le texte ci-dessous est la propriété intellectuelle de l'auteur : Rhonan de Bar.  Outre cela, et selon le principe chrétien,  nous autorisons sa reprise, à condition que les emprûnteurs fassent, par les guillemets qui s'impose, référence à celui qui en est la source.

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CHAPITRE Quatrième :

L’Archange et La France.

                                                                

Le présent chapitre, avant que d’être exposé, nous a bien évidemment interpellés. En effet, nombreux sont les auteurs ayant avancé la théorie selon laquelle Saint Michel, après avoir été missionné par Dieu à la protection du peuple hébreu est-il devenu, suite à l’infidélité de ce denier, le saint Patron de la France !

Nous ouvrons ici une courte parenthèse qui rejoint nos propos tenus dans notre ouvrage[4]. Pour nous, tout comme le Christ marque le lien  au plan générationnel entre les Monarques du royaume de Judée et ceux du royaume de France, Saint Michel, ne faisant que répondre aux injonctions du plan divin a-t-il adopté, par glissement logique, ceux qui devaient constituer et marquer le Cycle du Lys au service du Roi du Ciel. Il devenait alors de toute évidence le Gardien fidèle de notre pays.

Ainsi donc, la sanction divine à l’encontre du peuple juif résultant de son infidélité ne nous satisfait-elle pas ou peu. Pour cause, comment expliquer que, malgré l’acte révolutionnaire de 1789 qui constitue quand même un événement majeur, la France elle-même impie aux promesses de son Baptême, bénéficie encore et toujours de la protection dudit Archange !

 Les puristes en la matière nous objecterons que la France est, par excellence, Le pays à qui l’Eglise du Christ doit sa force et sa puissance temporelle… Certes mais tout de même ! Que bien des sanctions ont été apportées à maintes reprises, ce qui somme toute pourrait constituer un allègement de la peine qui prévaudra dans les temps à venir. Mais cela suffit-il à expliquer la clémence de Dieu vis-à-vis de notre pays ? Non, voilà pourquoi il est primordial que la France se relève de son amnésie. Que le pays d’élection ne reste pas sourd aux imprécations du Roi du Ciel lancées à diverses reprises. Auquel cas, nous craignons qu’une autre nation[5] prenne la suite de la France tout comme celle-ci s’est substituée à la lignée royale de Judée en des temps plus anciens. A moins que, dans un élan insoupçonné et, une fois sorti de sa frénésie, la France retourne à sa fonction primordiale, celle de gardienne de la Tradition.

Revenons à l’Archange, à ce don du Ciel offert par Dieu à la France et à son rapport privilégié avec celle-ci. Les théologiens, ainsi que les fidèles n’ont jamais douté du rôle protecteur de l’Archange à l’égard du « peuple franc ». Ce peuple qui constituait en l’Age d’Or et d’Argent du Christianisme, le Porte Glaive de l’Eternel. Il existe un lien étroit et substantiel unissant le hérault de Dieu à notre Pays. Un lien extrêmement fort qui fait dire à Victor Alet [6]: « Si Saint Michel a été le patron spécial de l’Ancien Testament chargé seulement de garder le feu sacré de la promesse, combien plus légitiment ne doit-il pas l’être du peuple nouveau, chargé de défendre, de propager, de consolider le règne du Sauveur déjà venu et vivant dans son Eglise ».

Ces quelques lignes expriment le rapport très étroit qui a été fixé entre le Généralissime en Chef de l’Armée céleste et la France, bras armé de Dieu. Si l’apparition du Mont Saint Michel, aux confins de la Normandie, eut lieu en 708, ce n’est qu’un an plus tard, à la date du 16 octobre 709 que Saint Aubert décide d’édifier ce qui deviendra la « Merveille de l’Occident ». L’évolution sera constante et la particularité du lieu, là où comme nous l’avons dit, souffle l’esprit de l’Etre de Lumière, est d’avoir été élevé sur trois niveaux ce qui nous incite, bien évidement,  à y voir la présence indiscutable de la Tri-unité ou du nombre 111.

Si la Foi est constante envers l’Archange dans le cœur du peuple Mérovingien, il faut attendre Charlemagne[7] pour qu’une fête solennelle soit étendue à ses Etats. Nous sommes en 813. De là, le jour béni devient une date très importante non seulement pour la Foi, mais aussi pour la Loi. En effet,  « les engagements les plus sacrés et les plus irrévocables » seront pris sous l’égide de l’Archange ! Un temps encore où Dieu et ses Ministres avaient leur place parmi les lois humaines.

Si les siècles passent, la ferveur demeure. Plusieurs Rois de France n’hésitent pas à battre le pavé pour aller prier en ce lieu saint (entre autres Louis IX, Louis XI et François 1er). Mais le gros du pèlerinage est constitué du peuple. Le Mont de Lumière reçoit, malgré l’Age d’Airain qui règne, en hommage et remerciement de ses grâces offertes aux « Francs », une dévotion toute particulière. Henri III et Henri IV accorderont, en leurs âmes et consciences, des « privilèges » à la confrérie des pèlerins du Mont Saint Michel (association pieuse et laïque avant l’heure).

Les Seigneurs ne seront pas en reste. L’Archange aura son Ordre. Si c’est la volonté de Dieu, c’est essentiellement là le devoir des hommes ! Fondé dit-on, en « contraste » à celui de « la Toison d’or », il fut établi par Louis XI (Fils aîné de Charles VII. Né à Bourges en 1423 ; Mort à Plessis-lez-Tours 1483). Charles VII aurait pourtant eut en tête, selon certains historiens, l’intention de concevoir ledit Ordre. Faute de document, la paternité sera attribuée à son fils. Les statuts furent déposés par « lettres de cachet » le 1er août 1469[8]. Cet Ordre est auréolé d’un grand prestige et les Rois suivant sa fondation, s’honoreront si ce n’est s’enorgueilliront d’en porter le titre.

Toujours selon Victor Alet, en 1.777,  alors que le Mont est toujours prison d’Etat (il le sera de 1793 à 1863), deux personnages qui devaient compter pour la suite des événements de l’Histoire s’y rendent en visiteurs : Charles X (Comte d’Artois) et Louis-Philippe (Duc de Chartres). Le premier ayant été détrôné par le second à cause de sa politique « réactionnaire et autoritaire » !!!

Le Dernier acte (que nous considérons comme hautement Contre-Révolutionnaire), et non des moindres, re-liant en cela la métaphysique du Mont Saint Michel à la Foi du peuple de France remonte au 3 juillet 1877. Là, alors que le Cycle de « Jason[9] » vient tout juste de s’ouvrir, se prépare un évènement sans commune mesure. Pas moins de 1200 prêtres avec, à leur tête, le Cardinal de Bonnechose [10] inaugurent, au mon de « l’Eglise et de la Patrie » la statue de l’Archange qui peut encore aujourd’hui s’admirer en l’église paroissiale Saint Pierre (voir photo page 134).

Cette consécration venait amplifier le renouveau de la Foi et de la Ferveur du à celui qui couvrait de la Force et de la Puissance de ses ailes le Royaume de France depuis des siècles déjà. Notre Pays, sur le plan horizontal et d’un point de vue topographique, homonymique est méthodiquement rattaché au Ciel. Non seulement par la Sagesse de certains hommes, mais aussi du fait que les Rois de France possédaient symboliquement et secrètement « la Clef des Villes ».

 Cette clef, toute auréolée de mystères, mais qui permit aux initiés de faire évoluer constamment l’architecture religieuse, constitue l’une des vérités fondamentales qui relie la Terre au Cosmos. Le Mont n’a pas échappé à cette règle ancestrale, du reste il ne pouvait pas en être autrement, nous allons exposer le pourquoi de cette assertion dans le chapitre suivant.

 

 CHAPITRE Cinquième :

Les Mystères du Mont et

de l’Ordre de Saint Michel.


 

Le Mont Saint Michel  est un haut lieu de la Tradition, cela s’avère incontestable. Une Tradition qui remonte à des temps immémoriaux ne se limitant pas, bien sûr, aux événements liés aux apparitions de l’Archange en 708 mais s’étendant par delà les âges à un culte plus ancien. S’il est bon de le dire, il est aussi essentiel d’en apporter les preuves. Pour cela, suivons certains auteurs[11] qui ont eu l’intellection de percevoir les « facultés » dévolues à la « Merveille de l’Occident » et à ses répercussions, non seulement sur la France, mais aussi sur le Monde puisque cette influence ne s’arrête pas à notre pays mais s’étend sur un vaste réseau cosmo-tellurique.

Ce qu’a relevé Jean Phaure, dans un premier temps, c’est le rapport entre la « physionomie » du lieu et la Tétraktis (1+2+3+4 = 10 qui symbolise l’Univers et l’ensemble des connaissances humaines) dans sa forme triangulaire (voir photo page 135).  Il a également noté le rapport entre les hiérarchies angéliques, réparties en trois sections[12], et les trois étages du Mont dans sa structure.

 Concernant le lieudit même, il relève ceci : « l’orientation de cette crypte (Notre Dame sous Terre) est une des clés métaphysiques du mont. En effet, cette double nef est bâtie vers l’ouest/sud-ouest, exactement en direction du mont Dol, c'est-à-dire selon une inclinaison de vingt-six degrés sur le parallèle ».

Or, 26[13] est la valeur guématrique du « Tétragramme divin » que l’on rencontre dans la langue hébraïque. Il est issu des lettres composant l’un des nombreux noms (72 –3 x26- en tout !) de Dieu (Iod-He-Vau-He). Cette symbolique sacrée émanant de l’axe de 26° démontre une relation, si ce n’est intime, du moins très étroite entre Dieu, le Mont Saint Michel[14] et son Ministre : l’Archange.

Nous évoquions une influence, par forme de réseau –et il se peut que le tellurisme joue ici une importance capitale-, du Mont sur le reste de la planète. Cette « chaîne d’union » est représentée par un axe qui ne doit, semble-t-il,  rien au hasard. Lucien Richier, dans un article paru en Atlantis[15] met en avant le fait que plusieurs des lieux consacrés à l’Archange constitue « un alignement très net à la surface de la Terre ».

Voici les points qui constituent cette « Ligne sacrée » :

 Skellig Michael Saint-Michael’s Mont – Mont Saint-Michel – Bourges – Sacra di San-Michele – Pérouse – Monte Sant’Angelo – Kerkyras – Delphes – Athènes – Delos – Lindos – Mont Carmel. Elle est orientée à 60° SW-NE et correspond à l’axe zodiacal Poissons-Vierge !

            Revenons au pays des Gaules. L’un des deux points de cette « Ligne sacrée » est Bourges[16] ! Quelle suprématie ! La « méridienne archangélique » marque alors de son empreinte la ville qui, pendant un temps certain, constitua le « Centre » de la France ! Plus encore, c’est le lieu où, alors que le pays semble perdu et acquis en grande partie aux forces obscures, le lieu où, disions-nous, Charles VII alors en proie au doute le plus profond vînt se réfugier. Ceci bien sûr ne résultant en rien d’une quelconque coïncidence. Charles VII, alors au plus bas et réduit à l’impuissance, se trouvant à Bourges, était en réalité dans l’attente du réveil des Forces protectrices du Royaume de France. Cette assistance arrivant à point ressort d’une surprenante triangulation (Mont Saint MichelBourgesVaucouleurs[17]) ! Un fait s’avère  certains, c’est à partir des apparitions de l’Archange Saint Michel que les forces actives de Lorraine, par l’entremise de Jehanne d’Arc, viennent au secours du « petit roi de Bourges » et lui permette d’être sacré à Reims.

            Pourquoi un tel lien n’avait-il jamais été relevé jusqu’à aujourd’hui ! La mission johannite de la « Bergère » n’est plus à démontrer. La portée mystique qui en résulte non plus. Il existait un Ordre préfigurant celui qui allait être fondé officiellement par  Louis XI, fils de Charles VII. Car bien sûr, rien ne résulte du hasard ! La fonction de l’Ordre de Saint Michel peut être perçue sous deux aspects différents.

1°) Fondation de l’Ordre en remerciement de l’action menée par Jehanne d’Arc soutenue par l’Archange.

2°) Fondation de l’Ordre par connaissances objectives de la « méridienne solaire sacrée ».

Si le premier point nous satisfait peu, c’est parce qu’il repose sur une évidence trop simpliste quand bien même il s’avère légitime. Le second, par contre, trouve  chez nous un écho particulièrement favorable à notre démonstration.

En effet, la description du collier des Chevaliers de l’Ordre de Saint Michel, tiré en la circonstance de l’ouvrage du Comte Garden de Saint-Ange n’est pas sans rester muette, du moins pour qui sait l’interpréter. Saint Michel repose, en la circonstance, dans une médaille de forme ovale apposée sur une croix à huit pointes  (proche de celle de l’Ordre du Temple ou bien encore de Malte !) flanquée de Quatre fleurs de Lys. Outre l’Archange terrassant le Dragon, cette représentation évoque le Mont Saint Michel qui marque, du moins en ce qui concerne le Royaume de France, la fin de la « méridienne solaire sacrée. »

Au revers, mais cette fois-ci dans une médaille de forme ronde, une représentation de Notre Dame du Mont Carmel[18]. Celle-ci fait explicitement référence à l’Ordre du Carmel dont l’origine est quelque peu confuse. Et, plus encore, cette médaille marque l’extrémité de la « méridienne solaire sacrée » en terre d’Israël !

Donc, plus qu’une reproduction réductrice évoquant à la fois l’Archange et un culte marial de très grande importance dans le catholicisme de l’époque, nous sommes en présence, dans une moindre mesure, comme à une échelle réduite, de la matérialisation de notre « méridienne solaire sacrée. »

Il ne fait aucun doute que Louis XI, peut être sur les recommandations de son père et d’un cénacle d’initiés, a consciemment et sciemment choisi d’apposer ces deux reproductions symboliques afin que l’Ordre de Saint Michel en lui-même irradie, au travers de l’élite intellectuelle de l’époque, et ce sur la France, puis à travers le monde, les influences célestes émanant de la «méridienne solaire sacrée. » marquée au sol par un savoir et une connaissance ancestrales.

            Le lien entre le Ciel et la Terre établi, nous souhaitons démontrer que ledit Ordre de Saint Michel était aussi régit, de par la volonté divine, par l’Arithmosophie. En effet, au moment de sa mise en place, Louis XI fixe à 36 le nombre de Chevaliers qui seront recrutés parmi les plus grands noms du Royaume. Pas un de plus, pas un de moins.

Par éthique, une condition sine qua non était imposée. Il était strictement interdit aux membres d’appartenir à une autre Institution[19]. Mais comme toute société, l’Ordre subira des modifications notamment durant les Guerres de religions. Dès lors, les rangs se verront augmentés mais les futurs pénétrants n’auront plus besoin de faire partie de l’Elite du pays. C’est déjà l’heure de la vulgarisation du, en l’occurrence, à la générosité excessive de Catherine de Médicis.

Mais venons-en à 36 qui est justement le nombre du Ciel ! Alors que 72 (son double) lui-même nombre de la Terre se retrouve dans le grand collier de l’Ordre[20] (voir photo page 136). Autant d’éléments qui ne peuvent laisser indifférents, pas plus qu’ils ne peuvent résulter d’une simple « coïncidence ».

Il y avait, en ces temps reculés, une croyance profonde dans la loi des nombres qui nous échappe aujourd’hui et cela s’avère bien regrettable.  Cet axe, cette « méridienne solaire sacrée » de par l’influence céleste qu’elle exerce, devait permettre au « petit roi de Bourges » de revenir, grâce à l’intervention de Jehanne d’Arc et des forces célestes, sur le devant de la scène.

Mais Jehanne, en la circonstance répondait-elle aux seules voix du Ciel ? Certes probablement mais il semble évident, si ce n’est inévitable qu’elle fut épaulée dans sa mission terrestre par des personnes[21] très influentes faisant partie d’une chaîne ininterrompue d’initiés. Ceux-ci devaient laisser au monde chrétien un héritage assez surprenant dont saint Malachie, Nostradamus, et plus proches de nous, des peintres, des auteurs se sont faits les héraults.

 

Cassiaux1Rhonan de Bar.

 28.09.2011
 



[1] Ces Forces gèrent le monde des Hommes au moins depuis l’Age d’Airain qui représente le 2/10 du Cycle de l’Humanité qui s’étend, dans ce cas précis sur une période de 64800 ans. Nous renvoyons le lecteur en annexe pour plus de précisions.

[2] On sait que les Forces Lucifériennes ont pris leur essor en France quelque temps avant 1789. Jean, dans son rôle de Prophète, avait anticipé la fonction particulière de la Royauté française. La protection  de l’Eglise durant 1260 ans ! Soit 496+1260=1756. Ajoutons 36 ans (dont le Trigon est…666 !!!) et nous obtenons 1792. Année où de nombreux Prêtres jurèrent fidélité à la Constitution ! La « Grande Prostituée » symbolise, du reste, la coalition des Forces lucifériennes menant l’homme à végéter dans un état de conscience lamentable, oublieux de l’essence divine qui est en lui.

[3] Le Cavalier Blanc, selon les auteurs auxquels on se réfère, ne détient pas la même identité selon le cas. Voilà pourquoi, tour à tour, il représente le Christ, l’Antéchrist ou le Faux Prophète. Mais si l’on se place dans l’optique de cette étude, le Cavalier Blanc chevauchant en tête des Quatre est l’Archange de Lumière précédant les fléaux qui toucheront l’Homme à la Fin des Temps.

[4] Saint Graal et Monarchie Française. Editions Lacour (Nîmes).

[5] Yves Christiaen : « La Mutation du Monde » avait pour sa part avancé le Brésil comme potentiel prétendant à cette fonction.

[6] « La France et le Sacré Cœur. » Editions Pays et Terroirs.

[7] Charlemagne, Empereur d’Occident a laissé un bien curieux héritage à la postérité. Il s’agit d’une pièce confectionnée par des moines érudits dit : le « A » de Charlemagne. Il en fit don à l’abbaye de Conques. Particularités : C’est un triangle avec au sommet un cercle qui renferme 14 (2x7) cercles de moindre grandeur. Au centre un autre cercle faisant sûrement référence au Soleil dont les anciens savaient déjà qu’il constituait le Centre primordial du système planétaire. Divisons 365 par 14, on obtient 26. Le lecteur découvrira l’importance de ce nombre plus tard. Mais mieux, A vaut 1 soit Dieu ou, et nous pensons que les moines en avaient connaissance, A est Aleph qui nombre 111 !!! selon l’alphabet hébreu dont il serait surprenant qu’il fut étranger à l’Empereur et aux concepteurs dudit « A ».

[8] La Fondation de l’Ordre se situe, à condition de prendre la date de l’apparition de l’Archange (708) à 761 ans de celle-ci. Du reste, c’est selon nous cette manifestation qu’il faut retenir et non pas la dédicace de 709. En effet, la seconde ne pouvant avoir sa raison d’être sans la première. La seconde n’étant que la répercussion logique de la première Or, 761 est la valeur  numérale grecque de l’Epée qui symbolise l’Etat militaire. L’Epée c’est aussi symboliquement la Lumière et l’Eclair !  le Verbe divin. L’Epée est l’attribut de l’Archange.

[9] JASONvaut Juillet-Aout-Septembre-Octobre-Novembre.

[10] Il est bon de préciser que cet Evêque avait, comme son protégé, fait couler beaucoup d’encre. En effet, avant que d’être à regrets muté au diocèse de Rouen, il fût l’éminence grise de l’abbé Saunière, curé de Rennes-le-Château !!! Et là nous pénétrons, abstractions faites des influences résiduelles qui courent autour de ce lieu, dans une approche conséquente du mystère, du secret, qui entourent le Cycle du Lys.

[11] Jean Phaure dans une étude intitulée : « Aperçus sur la métaphysique du Mont Saint Michel » parue chez Albin Michel « Question de » et Philippe Lavenu (lui-même préfacé par Jean Phaure dans son ouvrage : « L’ésotérisme du Graal. Secret du Mont Saint Michel » aux Editions Trédaniel.

[12] 1ère section : Séraphins, Chérubins et Trônes. 2ième section : Dominations, Vertus et Puissances. 3ième section : Principautés, Archanges et Anges. Il est pour le moins curieux que Dieu ait, dans son infinie sagesse, choisit Son ministre parmi l’une des sphères les plus proches du règne humain pour présider au rang de Chef suprême de Sa Milice! Si ce n’est pour des raisons bien spécifiques qui nous échappent mais que nous pouvons découvrir dans le symbolisme rattaché aux correspondances entre la fonction et la position qu’il occupe dans l’Arbre de la Connaissance.

[13] Nous retrouvons le nombre 26 issu du « A » de Charlemagne. Remarquons que l’alphabet français contient 26 lettres et que ceci n’est sûrement pas un hasard.  C’est aussi le nombre de lettres qui constitue l’alphabet Rose+Croix dont la genèse est un…triangle !

[14] Certes nous relevons la prédominance du lieu dans le rapport unissant les hommes au divin mais il existe en France d’autres endroits consacrés à l’Archange. Jean Markale découvre la double fonctionnalité de Saint Michel. Cette fonction s’exprime différemment, mais complémentairement selon l’emplacement d’élection.

[15] Atlantis n°293 : « l’ « Axe » de Saint Michel et d’Apollon. Etude de géographie sacrée. » Ce titre intéressant et évocateur, ainsi que le travail de l’auteur, démontre un lien étroit entre les lieux consacrés à l’Archange (dont l’aspect solaire est indéniable) et ceux dévolus, en des temps plus reculés, à l’Apollon-Lycien dont le culte solaire n’est plus à prouver (voir à ce sujet l’ouvrage fort intéressant de Jean Richer : « Géographie sacrée du monde grec ». Editions Julliard.  

[16] Cette ville doit son nom actuel aux Bituriges (Rois du Monde), ancien peuple celte. Bourges, capitale du Berry, est une des villes de France où les symboles alchimiques (établissons d’emblée l’opportunité de lier ce lieu et ses trésors au reste de notre analyse) sont omniprésents. Sur ce point il faut relever la demeure de Jacques Cœur, le palais Lallemant... Noter aussi que l’argentier de Charles VII fut aux côtés de Jehanne d’Arc lors de sa mission qui consista aux renouvellements des vœux du Baptême de 496. 

[17] C’est de Vaucouleurs, par la « Porte de France » que Jehanne se rend à Chinon. C’est elle qui redonne courage à Charles VII. Vaucouleurs 48°36 est quasiment sur la même latitude que le Mont Saint Michel ! De plus, reliant les points entre eux, Bourges constituant le sommet de l’angle, celui-ci vaut…111 degrés !!!

[18] Notre Dame du Mont Carmel est fêtée le 16 juillet. Cette célébration marque la fin des apparitions Mariales de Lourdes en 1858. C’est aussi le 16 juillet 1429 que Charles VII arrive à Reims pour être sacré le 17.

[19] Cette obligation peut résulter des éventuels secrets liés à l’Ordre.

[20] Celui-ci comporte en effet 8 mérelles. Entre chacune d’elle, on dénombre 9 nœuds et 8x9 = 72

[21] On trouve en effet, dans l’entourage de Jehanne, des personnages très influents  entre autres René d’Anjou, Yolande d’Anjou… Jehanne demandera également à Charles VII, mais pour quelle raison, de faire anoblir nombre de Chevaliers de l’Ordre de Saint Hubert devenu par la suite l’Ordre du Lévrier Blanc

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #PRESENTATION LIVRES

Voici un extrait de l'ouvrage : VIE DE LA PRINCESSE DE LAMBALLE par M. DE VOUZIERS qui paraîtra prochainement aux Editions Lacour. Si l'on dit que les Rois n'ont pas d'amis, d'une part les propos suivants prouveront le contaire et, d'autre part, le martyre subit par la Princesse de Lamballe est un pied de nez à cette assertion mensongère. Nous préfacerons cette réédition en mettant l'accent sur la cruauté de ceux qui se sont acharnés, plus que de raison,  sur cette femme aussi généreuse que courageuse.

 

Photo 019

Princesse de Carignan dite Madame de Lamballe.

 

Une erreur, malheureusement trop accréditée, déclarait en principe, que les rois n'avaient point d'amis. Cette maxime aujourd'hui est démentie par les événemens qu'une horrible conspiration a fait naître.

Le tableau des actes de dévouement des véritables Français à leurs souverains en ces tems funestes, console les amis de l'humanité, et leur prouve que la vertu est encore en honneur parmi nous. La postérité ne lira pas sans attendrissement le récit des actions de fidélité, d'attachement inaltérable, dont des sujets fidèles ont donné tant de preuves au monarque et à sa famille, dans ces tems de troubles, pendant cette longue série de crimes qui auraient déshonoré le nom français, si l'on ne savait pas que ces crimes sont l'ouvrage, non d'une nation entière, mais d'un petit nombre de coupables, qui, incapables de croire à la vertu, la persécutaient sous toutes les formes.

Parmi les prodiges d'héroïsme, on doit distinguer celui de madame la Lamballe princesse de cette vertueuse amie de Marie-Antoinette, de celle qui a préféré partager le sort d'une Reine infortunée, à vivre tranquille dans une cour étrangère, et à l'abri des entreprises d'une secte régicide qui couvrit la France de deuil et d'échafauds.

Ce dévouement, qui méritait une autre récompense, a pour toujours illustré la mémoire de cette vertueuse princesse, et a couvert d'une juste ignominie le nom des brigands qui ont ose porter leurs mains coupables sur cette tête auguste. S'il est pénible à l'historien de retracer ces scènes sanglantes, il est utile que ces tableaux soient offerts aux yeux de la postérité, pour en éviter, s'il se peut, là récidive.

Mais il est rare que le peuple profite de l'expérience du passé, parce que sans instruction, souvent sans moralité, son ignorance le rend le dangereux-instrument dont se servent les intrigans dans les révolutions : c'était le peuple que les tribuns égaraient à Rome; c'était le peuple que complices mettaient en mouvement à Londres, et ce fut par le peuple que les Robespierre, les Marat, les Danton, les Sergent, firent commettre à Paris ces horribles cruautés qui assimilèrent l'homme au tigre.

Madame Marie-Thérèse-Louise de Carignan naquit à Turin, le 8 septembre 1749. Ses illustres parens, le prince de Carignan et la princesse de Hesse, étaient premiers princes du sang de cette maison, qu'Emmanuel le Grand avait illustrée par ses vertus et ses talens. Ses alliances avec la France, depuis François 1er, dont la mère était de cette famille, lui donnaient un éclat imposant.

On se rappelle, avec plaisir, que la première épouse du duc de Bourgogne, fils de Louis XV, et père des princes que nous avons le bonheur de posséder, sortait de cette tige auguste, ainsi que l'épouse de Louis XVIII et celle de monseigneur le comte d'Artois, aujourd'hui Monsieur. Ces diverses alliances avaient cimenté la bonne union qui régnait entre ces deux cours.

La jeune princesse de Carignan s'élevait sous les yeux de sa mère, qui partageait entre tous ses enfans la tendresse la plus active et qui mettait tous ses soins à les rendre dignes des plus grandes alliances.

A peine sortie de l'enfance, celle dont nous écrivons la vie faisait paraître une sensibilité exquise, un fonds inépuisable de bienfaisance et des grâces qui la rendaient l'ornement de la cour de Sardaigne. Ses parens, et le Roi lui-même, desiraient l'unir à un prince de la maison de France. Hélas, que nos désirs quelquefois nous trompent!

Cet excès de bonheur tant souhaité devait être la source des maux les plus cruels pour cette vertueuse princesse.

Un destin fatal ne servit que trop bien les espérances de cette cour abusée. M. de Penthièvre, dont les vertus éminentes étaient respectées de l'Europe entière, avait deux enfans; une fille, qui annonçait tout ce qu'elle a été par la suite, c'est-à-dire la digne héritière des hautes qualités de son père, et un fils charmant, qui aurait été le plus heureux des hommes, si des conseils perfides n'avaient point corrompu son âme active et enflammé ses sens, malheureusement trop irritables. Les désordres de ce fils, dont une grande partie était ignorée du duc de Penthièvre, alarmaient la tendresse paternelle. Mais le jeune prince de Lamballe n'avait pas encore vingt ans ; M. de Penthièvre espérait qu'une femme jeune, aimable, fixerait le coeur de son fils, et lui ferait renoncer pour toujours à cet esprit de frivolité qu'il ne croyait être que l'erreur d'une extrême jeunesse.

Hélas, combien ce bon père était abusé !

Il ne connaissait pas le motif secret des conseils qui entraînaient son fils dans les excès de la débauche ! Il est douloureux, sans doute, pour un historien, d'avoir à dévoiler les intrigues coupables du chef d'une famille respectable, et dont les descendans ont droit à notre estime, mais on ne peut tracer le tableau de notre révolution sans  mettre en première ligne celui qui, trompé sans doute, puisqu'il a été victime de ses erreurs, a joué un si grand rôle dans cette horrible catastrophe. Nous le ferons avec tous les ménagemens que méritent une épouse vertueuse, et des enfans, bien éloignés d'avoir participé à ces scènes d'horreurs.

Nous porterons même le scrupule jusqu'à ne point articuler le nom-de ce grand coupable.

Comme nous l'avons dit, le jeune prince de Lamballe, entraîné par l'impétuosité des passions, et précipité dans l'abîme par des conseils pervers, détruisait sa santé et son repos. M. le duc de Penthièvre, qui était très-estimé de Louis XV, demanda conseil à ce prince sur Rétablissement de son fils, laissant au roi le soin de lui chercher une épouse. Louis XV, qui connaissait, par les éloges qu'on prodiguait à la jeune princesse de Carignan, sa beauté et ses vertus, proposa à M. de Penthièvre pour son fils sur la réponse de monsieur le Duc, le roi fit faire la proposition de ce mariage par son ambassadeur à la cour de Sardaigne.

Amédée III fut flatté d'une alliance qui allait resserrer encore les liens d'une ancienne amitié; il en parla au prince et à la princesse de Carignan, qui furent extrêmement flattés de cette proposition qui réalisait toutes leurs espérances.

La jeune princesse n'apprit pas sans émotion qu'elle allait quitter des parens qu'elle idolâtrait. Mais telle est la destinée des princes, qu'il faut qu'ils renoncent aux plus douces affections de leur âme, pour se soumettre aux lois, d'une politique qui souvent est la cause de leurs malheurs. Ce qui put apporter quelques consolations à la jeune princesse, ce fut l'idée qu'elle s'allierait à une famille vertueuse. Sans doute que si on eût connu les déréglemens de celui qui allait devenir son époux, le prince et la princesse de Carignan n'auraient jamais consenti à une union qui devait faire le malheur d'une fille chérie. Ce fut le 8 janvier 1767, que M. de Choiseul fit, au nom du Roi de France, la demande à Emmanuel III, et, dès le 14 du même mois, le mariage fut annoncé aux personnes de la cour, qui vinrent féliciter le prince et la princesse de Carignan. Le 17, le roi Emmanuel signa le contrat, et les cérémonies du mariage, par représentation, eurent lieu immédiatement après. Le prince Victor de Carignan représentait le prince de Lamballe. Entre antres instructions que la mère de la jeune princesse crut de son, devoir de lui donner, on remarque le passage suivant:

« Ne vous laissez pas corrompre par l'esprit d'irréligion qui, dit-on, fait de grands progrès en France. Mon enfant, je n'examine point si les philosophes ont tort ou raison ; mais je sais bien qu'ils ne me rendraient jamais ce qu'ils m'auraient ôté, s'ils pouvaient éteindre en moi cette douce piété qui nous met en quelque sorte en rapport avec dieu même.

D'ailleurs, il est difficile que celui qui ne croit rien puisse toujours se conduire avec sagesse, surtout pour les femmes, dont les fautes n'ont que dieu pour témoin et pour juge. Au surplus, n'oubliez pas qu'il n'est point de rang si élevé qui ne puisse éprouver des revers. »

Cette vertueuse princesse ne croyait guère alors que sa fille chérie était destinée à en éprouver de tels qu'il s ne pouvaient être prèssentis. Cette tendre mère ne put supporter la vue du départ de sa fille; après avoir inondé de larmes le visage de sa bien-aimée, et lui avoir dit un éternel adieu, elle se retira dans le fond de son appartement pour se livrer toute entière à sa douleur. Il semblait que son coeur, maternel l'avertissait ., que non seulement elle ne reverrait plus sa fille, mais encore que de grands malheurs devaient l'accabler. La jeune princesse fut conduite dans les carrosses du prince, son père, jusqu'au pont de Beauvoisin, où l'attendait la suite de M. de Penthièvre. Arrivée aux limites des états d'Emmanuel, elle sentit son coeur oppressé et des larmes coulèrent de ses yeux, en pensant qu'elle allait quitter pour toujours une famille qui l'aimait tendrement, et un pays, berceau de son enfance. Elle fut retirée de sa rêverie par l'arrivée du chevalier d'Astic, gentilhomme d'honneur du duc de Penthièvre. Ce gentilhomme lui présenta madame la comtesse de Guébriant, madame la marquise d'Aché, et les officiers destinés à sa maison. La jeune princesse se sépara de sa suite, non sans verser des larmes, et monta dans le carrosse du duc de Penthièvre, avec le chevalier d'Astic et mesdames de Guébriant et d'Aché.

Dans les premiers momens d'une séparation aussi cruelle, il n'était pas étonnant que madame de Lamballe en parût affectée.

Le chevalier d'Astic, et les dames, respectèrent une douleur si légitime, et cherchèrent à y faire diversion en entretenant la princesse des vertus de celui qu'elle allait appeler son père, et des qualités brillantes de son jeune époux. Madame de Lamballe se calma peu à peu, et entendit avec intérêt les détails sur la cour de France. Enfin, arrivée à Montereau, on lui servit un repas ordonné avec goût. Au commencement du souper, elle vit entrer un jeune page, à la livre du duc de Penthièvre, et qui lui offrit, avec toutes les grâces possibles, de la part de M de Lamballe, un très-beau bouquet.

En examinant ce page, elle lui trouva une ressemblance parfaite avec le portrait qu'elle avait reçu de son époux, et ne douta point intérieurement que ce ne fût lui ; cet empressement d'un jeune mari la flatta beaucoup, mais elle garda son secret, et répondit affectueusement au compliment du prétendu page, qui, se plaçant devant elle, cherchait à attirer ses regards. A la fin du repas. le page remonta à cheval à et retourna Nantis, dans la maison de M. le comte de Guiche, où la princesse devait arriver le lendemain.

Le 31 janvier, à quelque distance de Nangis, la princesse vit arriver au-devant d'elle M. le duc de Penthièvre, le prince Lamballe, le comte et la comtesse de la Marche. La Princesse et se hâta de présenter ses respects à son beau-père, qui la fit monter dans sa voiture, et l'amena, comme en triomphe, jusqu'à Nangis, où tout était préparé à la chapelle pour recevoir les augustes époux. La bénédiction nuptiale leur fut donnée par le cardinal de Luynes. M. de Penthièvre fit distribuer une grosse somme d'argent aux pauvres. On partit de Nangis le 1er février, et aussitôt son arrivée à Paris, madame de Lamballe écrivit à la princesse sa lettre mère, la suivante :

 

Paris, ce 1er février 1767.

 

MADAME,

« Vous avez eu la bonté de me demander d'être seule dépositaire de mes plus secrètes pensées ; il m'est doux de trouver dans la mère la plus tendre, l'amie la plus sûre. Puissé-je n'avoir à vous faire partager que mon bonheur! Il serait extrême, si je n'étais pas éloignée de vous et de mon père.

M. de Lamballe est infiniment aimable; je puis vous assurer qu'il est beaucoup mieux que son portrait  il est, à ce qu'il me paraît d'un caractère affectueux et facile, et me témoigne beaucoup de tendresse. Il est bien doux de trouver dans ses devoirs les plus précieuses jouissances; il faut en convenir, les Français sont bien aimables. O ma mère ! votre fille sera heureuse. Mon beau-père me comble de caresses ; je n'ai pas encore vu ma belle-soeur, nous n'irons au couvent qu'au retour de Versailles. J'ai bien du désir de faire connaissance avec elle. Tout le monde s'accorde à dire qu'elle est charmante.

« Je vous écrirai plus en détail dans quelques jours ; mais nous sommes tout en ; l'air à cause des présentations. Permettez-moi moi d'assurer mon père de mon profond respect, et croyez à celui de, etc. »

Madame de Lamballe fut présentée le 5 février à la cour, par madame la comtesse de la Marche, et excita l'intérêt le plus vif.

Louis XV s'applaudissait d'avoir fait ce mariage, et conserva, jusqu'à la mort, une estime constante pour cette aimable personne.

Malheureusement, à cette époque, la cour était dans l'affliction ; oh venait de perdre M. le Dauphin, et madame la Dauphine était dans un état qui faisait désespérer pour sa vie. Madame de Lamballe fut admise à présenter ses respects à cette infortunée princesse; elle lui rendit de fréquentes visites, et charmait, par l'amabilité de sa conversation, les longues souffrances de madame la Dauphine, qui termina enfin sa carrière, le 13 mars 1767. Cet événement plongea de nouveau la famille royale dans le deuil, et fit disparaître pour un tems ces grâces aimables qui caractérisaient la cour de France.

Pendant quelques mois, madame de Lamballe a joui de la douce erreur de croire son mari entièrement attaché à elle, M. de Penthièvre était enchanté aussi, de voir que son fils avait renoncé aux désordres qui l'affligeaient, et dont encore il ne connaissait qu'une très-faible partie.

Lamballe. B

 

Ceux qui avaient entraîné le prince de Lamballe dans la carrière du vice, ne tardèrent  pas à l'y ramener de nouveau. Sa jeune épouse ne s'aperçut que trop tôt du changement de son époux envers elle; mais sa belle âme renfermait en elle-même ses chagrins pour ne point affliger le meilleur des pères. Jeune, aimable, elle croyait toujours ramener un époux infidèle, qu'elle aimait avec passion, et sa victoire aurait été assurée, si on n'eût pas détourné d'elle celui qui faisait tout son bonheur.

Le prince de Lamballe, par les excès qu'on lui fit faire dans une extrême jeunesse, ruina son tempérament; de nouveaux excès achevèrent de détruire en lui le principe de vie. Respectant encore la couche conjugale, il voulut cacher aux yeux de son épouse le véritable sujet de sa froideur pour elle. Ce fut en ces circonstances que madame de Lamballe écrivit cette lettre à sa mère :

 

 

 

Madame de Lamballe à la princesse de Carignan.

Paris, ce 15 mai 1767.

 

MADAME,

 

« Qu'est-devenu le tems où je ne vous parlais que de mon bonheur? Est-il possible que quelques mois en ait borné le cours?

N'aurai-je plus que des souvenirs et des larmes !... Pourquoi faut-il que M.de Lamballe ait réuni tous les moyens de plaire; qu'il ait échauffé mon coeur de tous les feux de l'amour qu'il me témoignait, pour avoir changé tout-à-coup ? En vain je cherche dans ma conduite ce qui aurait pu causer ce refroidissement, je n'y trouve aucune cause. Non, je n ai point a ajouter a mes peines secrètes la douleur de pouvoir me les attribuer. J'ai tout employé pour qu'il me conservât les sentimens que j'avais été assez heureuse de lui inspirer. Serait-ce parce que je ne suis pas encore grosse? mais pourrait-il m'en faire un crime ! Il n'y a pas quatre mois que je suis mariée.

Je crois bien que je dois ce malheur à celui dont vous m'avez parlé. Madame, dans la dernière conversation que j'ai eu le bonheur d'avoir avec vous. Ils sont liés plus que jamais. Dans le commencement de mon mariage ils se voyaient moins; mais depuis quelques semaines, c'est une intimité vraiment alarmante. Ce n'est pas que ce personnage n'affecte, en ma présence et celle de mon beau-père, une extrême réserve ; il a même l'air de blâmer la grande dissipation de M. de Lamballe; il vante le bonheur d'être uni à une femme charmante et vertueuse: on voit qu'en égarant le fils il cherche à capter l'estime du père, pour obtenir son consentement à son mariage avec mademoiselle de Penthièvre. J'avoue que, quelque brillante que puisse être cette alliance, je ne crois pas que ma soeur soit heureuse avec lui.

« Pour moi, j'avais cru que je le serais avec M. de Lamballe; mais son indifférence me tue. Cependant, personne n'en est informé; il a toujours à l'extérieur les mêmes ; égards, et j'ai cru quelquefois surprendre dans ses veux le regret de ne pas me prouver sa tendresse.... Qui pourrait donc l'en empêcher? Mais une chose qui m'afflige plus sensiblement encore, c'est que je ne puis douter que la vie qu'il mène altère sa santé, il tousse fréquemment ; je crains que sa poitrine ne s'affecte. Mon dieu ! si jeune Mille pressentimens douloureux m'accablent; ô ma mère! daignez prendre part à mes chagrins, et je les sentirai moins vivement.

« Rien n'égale le respect avec lequel je suis, etc. »

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PIECES JUSTIFICATIVES 

QUATORZIEME ET QUINZIEME EXTRAIT.

 

Landrian

XIV. Extraits de contrats de mariage de la Maison de Landrian.

 

Dans les Lettres-patentes du duc Léopold 1er, et leur entérinement en la Chambre des Comptes du Conseil du Duché de Bar, sont rapportés par ordre de dates, les contrats de mariage qui prouvent la filiation directe des membres de la Maison de Landrian, établie en Lorraine depuis Johanne-Francesco De Landriani, jusqu'au dix-huitième siècle, mais très-succinctement.

Pour compléter la matière, il devient utile de ne pas omettre diverses particularités qui intéressent ces alliances, degrés par degrés, et qui ne sont pas mentionnées avec leurs détails, dans la généalogie proprement dite.

 

1573. JEAN-FRANCISQUE DE LANDRIAN épousa Marguerite Gérard ; « feu noble homme » Jehan-Francisque De Landrian, son père, est rappelé au contrat, et par les dispositions entre-vifs de Jeanne-Françoise d'Urville, sa femme, il est mentionné une maison située à La Mothe, et concédée par le prince.

1587. RENÉ DE LANDRIAN. Françoise Thouvenel. Il est stipulé, outre une somme d'argent, fort considérable pour le temps, qu'elle a reçu un trousseau et des meubles, ainsi qu'il appartenait « à fille de sa qualité, et comme a heu sa sœur, Damoiselle Catherine, femme du sieur De Roncourt. »

 

1610. CHARLES DE LANDRIAN.- Begnigne Plumerel. Le futur, assisté entr'autres de noble Etienne De Roncourt, seigneur dudit lieu, etc., sénéchal de La Mothe et Bourmont; de messire Christophe d'Audenet, fiancé avec Damoiselle Renée de Landrian ; la future, assistée de vénérable et discrète personne, messire Jean Plumerel, docteur en théologie et chanoine de La Mothe ; de noble Claude Berget, de noble et religieuse personne Pierre Berget, Prieur commendataire ; d'honoré seigneur Nicolas de Boyer, seigneur d'Orfeuille ; de Jean Sarrazin, seigneur de Germainvilliers, de Claude Du Tissac, écuyer, seigneur de la Rochière ; et de messires Antoine Vernisson et Jean Héraudel[1].

 

1657-1658. NICOLAS DE LANDRIAN.— Philberte Tranchot. L'un assisté par noble Claude Plumerel, Procureur général au Bailliage de Bassigny; de noble René de Roncourt, seigneur dudit lieu et la maison forte de Mattaincourt, seneschal, son cousin ; l'autre, de messire Dominique Tranchot, prêtre, et Jean-Antoine Tranchot, ses frères. En 1658, Nicolas De Landrian contracta une nouvelle union avec Damoiselle Marie Choël ; comparurent avec lui Claude Plumerel, seigneur d'Harcourt, son oncle; René, seigneur de Roncourt, Saint-Remy De Roncourt, écuyer, seigneur d'Aingeville, ses cousins ; messire Charles Héraudel, Prieur de Relanges, aussi son cousin ; et Jean-Baptiste, seigneur d'Aingeville.

 

1669. GABRIELLE DE LANDRIAN. - Claude De Mauljean. Le futur, à l'assistance de noble et scientifique personne, messire Charles Héraudel, premier aumônier de Son Altesse; et Jean-Claude DeTerel, écuyer, ses cousins ; d'autre part, Nicolas De Landrian, écuyer, chanoine de La Mothe; d'Henry-François De Roncourt, écuyer, seigneur en partie d'Aingeville et de Bethoncourt-sur-1'Amance, et de damoiselle Michelle De Landrian, son épouse ; de nobles Jean-Antoine Tranchot et Claude Tranchot; de noble Claude-François de Vidrange, écuyer, seigneur d'Harcourt; de noble François Ayne,

Lieutenant-colonel, etc.

 

1708. ERRARD DE LANDRIAN. Anne De l'Isle. Furent présents d'une part, messire Nicolas De Landrian, prêtre, curé d'Outremécourt ; de François Dumoulin, écuyer, seigneur d'Aingeville et d'Affleville ; de Jean-Paul De Greische, chevalier du Saint-Empire, seigneur d'Hagneville, beaux-frères ; de Charles Dumoulin, écuyer, seigneur de Courcelle, cousin-germain; de Gabriel De Laveaux, chevalier, seigneur de Saint-Ouen et Vrécourt, parent ; d'autre part, ladite Damoiselle Anne De l'Isle, assistée de ses père et mère, duement autorisée par Antoine Dubois, « Conseiller d'Etat de S. A. R., en sa Cour souveraine de Lorraine et Barrois, Grand réformateur des eaux et forêts de ses Etats, seigneur de Pleaumont et des fiefs de Provenchères et d'Amblain, oncle à ladite damoiselle; de Philippe De Laumosne, écuyer, seigneur de Rocourt, oncle aussi, et encore pour messire De Lettre, seigneur de Riaucourt, cousin, etc.

 

1755. ANTOINE-FRANÇOIS DE LANDRIAN. Elisabeth-Catherine De Sarrazin.

Le futur, assisté de ses père et mère, de Dame Dame Anne Dubois, veuve de messire Charles-Alexis Dubois, vivant chevalier, seigneur de Baroche, sa mère-grande ; de messire Jean-Baptiste De L'Isle, chevalier, seigneur de Brainville, Haccourt, etc., et de Dame Dame Marie-Anne De Landrian, son épouse , soeur et beau-frère du futur; de messire François Dumoulin, chevalier, seigneur d'Affleville, et de Dame Dame Claude De Landrian, son épouse; messire Jean-Paul De Greische, chevalier du Saint-Empire, seigneur de Hagneville, etc., et de Dame Dame Marie De Landrian, son épouse, ses oncle et tante; de messire Nicolas Du Bois, chevalier, seigneur De Riocourt, Remoncourt, Baron de Damblain , Conseiller d'Etat de S. A. R. et Maître des requêtes ordinaires de son Hôtel ; et messire Charles Du Bois de Provenchères, Prêtre, Prévôt de l'insigne collégiale de la Mothe, transférée à Bourmont, tant en son nom qu'en celui de messire Antoine-Philippe Du Bois, Baron dudit Damblain, capitaine pour le service de S. M. I. dans le régiment de François-Lorraine, ses cousins.

Ladite Damoiselle De Sarrazin, assistée entr'autres de messires Jacques De Sarrazin, chevalier; Jacques-Joseph et Àntoine-Léopold De Sarrazin, aussi chevaliers et tous seigneurs de Germainvilliers et d'Aigremont ; de messires Charles Beaudouin, chevalier, seigneur du fief de l'Epine ; Claude De Bonnet, chevalier, seigneur de Villars; Joseph-Alexis De Lavaux, chevalier, Baron de Vrécourt, tous ses oncles paternels, et de messire Gabriel-François, comte De Lavaux, chevalier, seigneur de Semerécourt, Apremont, capitaine aux Gardes de Son Altesse Royale, son cousin.

 

XV. Acte baptistaire de Nicolas De Landrian, fondateur de la cure et de l'église d'Outremécourt.

 

« Nicolas, fils de messire De Landrian, et de Damoiselle Philiberte Tranchot, sa femme, fut baptisé à Gueudreville, le 21 juin 1647, eut pour parrain messire Hector de l'Epine, seigneur de Saint-Ouen, et pour marraine haute et puissante Dame, Madame la Marquise de Lenoncourt, Baronne de Beaufremont. »

 

(Suivant l'extrait fait et attesté par F. Thouvenot, curé de Gueudreville, le 30 octobre 1749.)


PIECES JUSTIFICATIVES 

SEIZIEME ; DIX-SEPTIEME ;

 DIX-HUITIEME EXTRAITS .

 

XVI. Lettre du général, comte Drouot, à l'occasion de la mort de M. le chevalier De Landrian.

 

Jean-Baptiste De Landrian, fils d'Antoine-François De Landrian, né à Bourmont, le 2 mars 1741, décéda à Nancy, le 16 octobre 1835, dans sa 95e année. Il était colonel de la garde nationale de Nancy depuis l'organisation définitive en 1817, quand éclata la révolution de 1830. Pour assurer l'ordre, le général Drouot descendit sur la place publique, accompagné de M. De Landrian, qui revêtit son uniforme à l'âge de 90 ans. La vénération de tous les bons citoyens environnait M. De Landrian, et sa mémoire n'est point éteinte dans celle des honnêtes gens. On peut dire que M. le général Drouot, dans la lettre suivante qu'il écrivit à M. le Baron Du Montet, se rendit en quelque sorte l'interprète de sentiments unanimes.

M. le chevalier De Landrian, entré au service en qualité d'enseigne au régiment d'Infanterie-Dauphin, le 6 mai 1759, se trouva le 1eraoût suivant à la bataille de Minden; nommé capitaine-commandant le 1er septembre 1780, décoré de la croix de Saint-Louis, le 16 mai 1782, major au régiment de Bretagne-Infanterie, le 1ermai 1788, il quitta le service en 1791, et reçut du Consulat une solde de retraite. M. De Landrian avait fait sept campagnes, de 1759 à 1762 consécutivement, dans la fameuse guerre de sept ans, contre Fréderic-le-Grand, et celle de 1767, en Corse.

 

 

Lettre :                           Nancy, le 17 octobre 1855.

 

« Monsieur le Baron,

 

» Je viens d'apprendre, avec une douleur profonde, la mort du respectable M. De Landrian, votre oncle. Ce vénérable Nestor des armées françaises m'avait inspiré autant de respect que d'attachement. Je le regrette vivement, et je prends une grande part à votre douleur et à celle de votre famille. »

 

» J'ai l'honneur d'être, monsieur le Baron, etc.

» Signé : Général DROUOT».

 

Réponse :

 

« Mon Général,

« Si quelque chose est capable d'adoucir la douleur que ma famille éprouve de la perte du patriarche qui liai était si cher, c'est sans doute de vous entendre exprimer avec tant de bonté les regrets que vous lui accordez : « ce vénérable Nestor des armées françaises vous avait inspiré autant de respect que d'attachement, » telles sont vos paroles ! elles élèvent un monument d'honneur au soldat de Minden, en 1759, au bon citoyen, à l'homme toujours obligeant, calme, sage et vrai, à l'ami de la paix et de la conciliation, au philosophe pénétré de ses devoirs envers Dieu et envers l'humanité. Nous désirions de la gloire pour les 95 années de la vie loyale de notre oncle — du vieux colonel De Landrian : la lettre que vous avez eu la bienveillance de m'écrire hier accomplit ce voeu, veuillez en agréer ma profonde reconnaissance et celle de toute ma famille.

 

« J'ai l'honneur d'être, etc.

 

» Baron Du MONTET, ancien militaire. »

 

Nancy, le 19 octobre 1855.

 

On aimera, nous le pensons, à voir réunis dans une même communauté d'idées d'honneur, le vieux soldat de Minden, né gentilhomme, le comte Drouot, et le Baron Du Montet, tous ayant tiré l'épée sur des champs divers.

M. le chevalier De Landrian ne laissa point de postérité de son union, comme il a été dit, avec Damoiselle Thérèse-Emerite Du Val.

 

XVII. Maison de Pavée, Barons de Montredon, Marquis de Villevieille, etc.

 

Sa généalogie, imprimée depuis longtemps, constate ses alliances avec les Maisons les plus illustres du Languedoc et de la Provence. Messire Jean-Raymond De Pavée, marquis de Villevieille, épousa Françoise-Mélanie De La Fare[2], en laquelle s'est éteinte la ligne directe du maréchal. De La Fare, Philippe-Charles[3], mais non la Maison qui continua de briller. Leur fils aîné, Charles, marquis de Villevieille, se maria à Louise-Françoise Viel De Lunas, fille de messire Antoine Viel De Lunas, Baron Du Pouget (dont la postérité existe en la personne de M. Viel De Lunas, marquis d'Espeuilles, sénateur, etc.) ; et de Marie-Thérèse DeLauris Castellanne, soeur du marquis De Montcalm, commandant en chef les troupes françaises dans l'Amérique septentrionale, et tué en 1756, devant Québec, au Canada.

 

De ce mariage fut issu Louis-François-Jean De Pavée, comte, puis marquis De Villevieille, lequel s'unit à Henriette-Hélène-Ayrnée de La Boutetière[4] De Saint-Mars ; dont la mère, Adélaïde, comtesse De La Fare, était soeur du comte De La Fare Venejean, maréchal de camp, etc. [5], et du cardinal Duc De La Fare, évêque de Nancy, puis archevêque de Sens, Commandeur des Ordres du Roi, Ministre d'Etat, Pair, etc., l'un des cardinaux parrains du Roi, lors du sacre de Charles X, et choisi par ce monarque pour prononcer le discours en cette solennité. On sait qu'il avait aussi prononcé le discours d'ouverture lors des Etats généraux, en 1789.

 

De cette union est issue Blanche-Henriette-Radegonde-Julie-Hedwige, mariée en 1854 à M. Jean-Baptiste René De Landrian, des comtes et marquis de Landriani, XI° degré de sa Maison.

 

XVIII Alliances de la maison de Sarrazin.

 

Amprône de Sarrazin, fille d'honoré seigneur Jean de Sarrazin, écuyer, seigneur de Germainvilliers, et d'honorée dame Marguerite Dehée, épousa Antoine-François de Landrian, chevalier, seigneur d'Alarmont, le 11 novembre 1755.

Barbe de Sarrazin laissa de son mariage avec messire Claude Simonet, chevalier, seigneur de Vougécourt, entr'autres enfants, Marie-Thérèse, mariée à messire Jean-Baptiste-René-Adrien, baron de Tricornot, le 11 juillet1774.

 

 

 

 

FIN DE L'OUVRAGE

DE J.CAYRON (1865).




[1] Ce dernier est historique par son dévouement lors des sièges de la Mothe, et par sa chronique rimée, qui retrace les malheurs des Lorrains fidèles. Il mourut conseiller du duc de Lorraine.

[2] De ce mariage vinrent après Charles : 2° Hannibal de Pavée de Vieilleville ; Commandeur-Bailly de l’Ordre de Malte 3° N de Pavée de Vieillville, auditeur de Rote, puis évêque de Bayonne, seigneur de Marac ; 4° puis plusieurs filles.

[3] Marquis ; chevalier de la Toison d’Or, commandeur des ordres du Roi, chevalier d’honneur de l’infante d’Espagne…

[4] Ancienne Maison du Poitou.

[5] Marié à Mlle de Caraman ; Dame d’honneur de la comtesse d’Artois,

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PIECES JUSTIFICATIVES 

DIXIEME et ONZIEME

EXTRAIT

 

Landrian


X. Droits honorifiques en l'église d'Outremécourt, pour Messieurs De Landrian.

 

En 1704, Messire Nicolas De Landrian, prêtre, curé d'Outremécourt, représenta à Mgr Henry Thiard De Bissy, évêque et comte de Toul, que la cure dudit Outremécourt avait été presque abandonnée depuis l'établissement de la ville de La Mothe, par Thibaut, Duc de Bar, vers le milieu du XIIIe siècle, et le village réduit à quelques habitations ; La Mothe ayant été rasée en 1645, Outremécourt se repeupla, mais l'église paroissiale n'existant plus, feu Joseph de Landrian, chanoine de l'église collégiale de La Mothe, donna la chapelle dépendante de la maison autrefois seigneuriale, pour servir d'église paroissiale, de laquelle Jean-Baptiste De Landrian, frère dudit Nicolas, et les héritiers dudit Joseph De Landrian, ont toujours joui des droits honorifiques comme patrons de cette chapelle, qui n'a cessé d'appartenir à ses ancêtres qui la firent bâtir. Cette chapelle, devenue insuffisante, les habitants l'ont supplié d'en faire reconstruire une autre, de sorte qu'on peut le regarder lui et sa famille pour les véritables fondateurs de celte église, l'ayant bâtie et dotée ; qu'il avait de plus soutenu des procès considérables contre les chanoines de La Mothe pour conserver les droits de sa famille, vis-à-vis cette chapelle, et pour tous ceux qui y sont attachés, tant pour lui que pour Damoiselle Claude De Billard, veuve dudit Jean-Baptiste De Landrian, les sieurs Nicolas et Errard De Landrian, écuyers ; Charles-François Du Moulin, aussi écuyer, seigneur d'Affleville

et d'Aingeville, au nom de Dame Claude De Landrian, son épouse ; et Jean-Paul De Greiche, chevalier du Saint-Empire, seigneur d'Hagneville, Bifontaine, Lapouillière et Mouscheu-la-Petite, au nom de Marie De Landrian , son épouse ; offrant encore ledit sieur De Landrian, d'acheter le fonds sur lequel l'église était bâtie, et qui était encore à payer, à condition, et non autrement, qu'après la mort de Damoiselle Claude De Billard, le droit de nommer et présenter à la cure leur sera dévolu.

L'évêque de Toul, considérant toutefois que le droit de patronage était un cas réservé au Pape, arrêta : « Auons accordé et accordons les droits honorifiques dans l'église dudit Outremécourt, à ladite Damoiselle De Billard, et après elle, aux sieurs Nicolas et Errard De Landrian, François Du Moulin et Jean-Paul De Greiche, et dame Claude et Marie De Landrian, leurs épouses, et à leurs successeurs, nés et à naistre, tant qu'il y en aura audit Outremécourt, à l'exclusion de tous autres.

 

HENRY Evêque, Comte de Toul.

(Sur le diplôme : Du 14 décembre 1704.)

Confirmation desdits droits par son successeur, François, le 12 avril 1707.

 

XI. Errard De Landrian justifie de ses qualités pour le droit seigneurial de colombier.

 

Le 18 octobre 1711, Errard De Landrian, écuyer, présenta requête au duc Léopold, pour qu'il plut à S. A. « le maintenir et garder aux droits et possession qu'il a d'un colombier, en sa maison d'Outremécourt, avec défense à toute personne de l'inquiéter.

Il était dit de plus « qu'il n'est pas difficile de conserver à cette maison, qui est l'ancien château des seigneurs d'Outremécourt, laquelle a passé aux auteurs du suppliant « gens de qualité, et qui ont toujours vécu noblement par les charges et emplois qu'ils ont eu dans vos étals» ce colombier, du consentement des habitants du lieu, donné le 21 août précédent, et qui déclarèrent que l'ayeul d'Errard, avait mis ses armes au-dessus de l'entrée principale de son habitation, en place de celle des anciens seigneurs, ajoutant que les terres et héritages qui en dépendaient «ne dîmaient qu'a la treizième gerbe,» ce qui leur était des plus avantageux.

Sur ce, le Duc en son Conseil, déclara : «Auons maintenu et gardé le suppliant au droit et possession où il est, tant par luy que par ses autheurs, d'auoir un colombier à pigeons en sa maison d'Outremécourt, conformément à ses litres des années 1574, 1624, et autres énoncés en la présente requeste. »

» Signé LÉOPOLD du dix auril 1712.

 

 

PIECES JUSTIFICATIVES 

DOUZIEME ET TREIZIEME EXTRAIT.

 

XII. Erection du fief de Saint-Alarmont[1], en faveur d'Errard De Landrian.

 

« FRANÇOIS par, la grâce de Dieu, Duc de Lorraine et de Bar, etc., à tous présens et à venir, salut : notre amé et féal le sieur Errard De Landrian, seigneur d'Aingeville, nous a très-humblement fait remontrer qu'il possède dans le village d'Outremécourt un bien considérable, qui étoit l'ancien château dudit lieu, avec droit de colombier..., suppliant de vouloir luy ériger ce bien en fief, et luy confirmer le droit de colombier, et luy concéder le droit de chasse et de pesche pour sa personne, et voulant le traiter fauorablement, *en considération de son ancienne noblesse, des seruices rendus par ses ancestres aux Ducs nos prédécesseurs, ceux qu'il a rendu lui-même, et l'engager à Nous les continuer..., auons par ces présentes, créé, érigé et décoré, créons, érigeons et décorons, en titre et qualité de fiefs, sous le nom et qualification de fief de Saint-Alarmont, la maison appelée l'ancien château qui lui appartient à Outremécourt..., à laquelle maison nous auons confirmé et confirmons le droit de colombier..., en outre, accordons, octroions et unissons audit fief, le droit de chasse et de pesche personnel, dans l'étendue du ban et finage dudit Outremécourt, pour par ledit sieur De Landrian, ses hoirs, successeurs et ayant cause, possesseur dudit fief, à perpétuité en jouir , auec droits, priuiléges, franchises, exemptions et immunités… »  Sy donnons en mandement, etc.

 

Donnée Lunéville, le 12 juillet 1750. Signé, FRANÇOIS.

 

XIII. Inscription tumulaire d'Errard De Landrian, et d'Antoine-François, son fils.

 

Messire Errard De Landrian, écuyer, Conseiller au Bailliage de Bassigny, mourut le 10 février 1748, et son fils messire Antoine-François De Landrian, chevalier, seigneur d'Alarmont, décéda le 22 mars suivant. C'est cette fin, si précipitée qu'on déplore dans leur épitaphe, qui était placée dans la chapelle de Saint-Nicolas, de l'église paroissiale de Bourmont.

 

Hic Patris et Nati simul ossa quiescunt ;

Landria cum tantis gloria quanta viris !

Jungere cur prolem citiùs voluere parenti,

Fata î quibus dignum vivere semper erat.

Caussidici frustra reboat clamore Senatus

His ducibus, cunctis reddidit aîqua Themis ;

Quoesit est perfecta cupis cognoscere laudem?

Sat dixisse : pater plebis uterque fuit.

Conjugis, hoecsoceri et sponsi coelata sepulchro

Carmina, perpetuum pignus amoris erunt.

 

Ces vers peuvent être rendus ainsi :

Ici reposent ensemble les restes mortels du père et du fils, avec le renom de leurs ancêtres De Landrian. Par quelle fatalité devaient-ils être si tôt réunis, eux qui méritaient d'être immortels !

La magistrature lorraine s'honora de leur éloquence, comme de leur amour pour la justice. Pour en résumer l'éloge , l'un et l'autre se montra père du Peuple.

Ces mots tracés sur leur pierre tumulaire resteront une preuve constante de l'affection d'un beau-père et d'une épouse, unis dans leur douleur.

 



[1] Saint-Hilairemont, Alairmont, ou Saint-Alarmont, était le nom d’un château fortifié à la Mothe, et qui en faisoit comme la citadelle, la collégiale de cette ville s’appelait ainsi. Nicolas 1er de Landrian dut un des derniers défenseurs de cette forteresse, et après sa ruine et celle de ses édifices religieux, Nicolas II, son fils, chanoine, reconstruisit une église à Outremécourt avec les débris de la collégiale. François  III songeait à perpétuer tous ces souvenirs, et de la ville si héroïquement défendue et les services de ses fidèles et dévoués Lorrains, en créant un fief à Outremécourt, sous ce nom de Saint-Alarmont, qui, alors, résumait tout l’historique de cette fameuse époque.

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PIECES JUSTIFICATIVES 

SEPTIEME EXTRAIT

 

 

Landrian

VII. Epitaphe de NICOLAS DE LANDRIAN dans l'église de Guedreville.

 

« Extrait de ce qui est escrit sur la lame de marbre de l'épitaphe de Nicolas De Landrian, qui est en l'église de la paroisse Saint-Remy de Guedreville, dépendant de la Baronnie de Baufremont, attachée à l'arc doublet du sanctuaire qui le sépare du choeur, à main droite en entrant du côté de l'épître : »

D. 0. M.

 

« Icy repose le corps de Nicolas De Landrian, viuant Ecuyer et Lieutenant au Gouvernement de la cy-deuant ville de La Mothe, place frontière des Etats de Son Altesse Sérénissime Charles quatre, qu'il a défendu pendant ses trois sièges, par des exploits dignes de sa fidélité et à ses frais, à cause de l'éloignement de son Prince ; il est mort le dernier septembre 1667. »

« Priez Dieu pour son âme. »

« Lequel extrait se conforme de mot à mot, ayant été collationné par moy, Jean-Baptiste Michel, tabellion en la Baronnie dudit Beaufremont, etc. »

(Suivent ici les signatures des témoins), le 3 octobre 1712.

Cependant le tabellion avait négligé de tirer copie d'une sentence ou moralité, à la louange du défunt, et qui se trouvait au bas de l'épitaphe en Français. Elle a été heureusement rapportée dans un pareil acte, vers la même époque.

 

D. 0. M.

 

« Sentenlia nobili D. N. De Landrian. »

« Est aquilse fixis solem coelumque tueri, nobilis est celsi Principis alta sequi firma sedes turris, spes est aurea aquila virtus in fundo titulat, stemmates ecce decus innixus galla? pullus mater sic nititur arci gignitur hinc genitis a genitore genus impia quem tumulat mors hune fert virtus in altum, vivat laus pueris ut redivivus eat immemor hanc tumuli, quseso ,

memorare sepulti, mox âge, die horat voce pregante tuas. Obiit M. D. C. LXVII, ultima septembris. »

« Requiescat in pace. »

 

En voici la traduction :

 

A DIEU, TRÈS-BON TRÈS-PUISSANT.

Pour Messire N. De Landrian, Ecuyer.

 

Il est de la nature de l'aigle de pouvoir fixer les rayons du soleil, et c'est le privilège de la noblesse de pouvoir concourir aux grands exploits du prince.

Dans les armes de celui-ci la tour est le symbole d'une fidélité à toute épreuve ; l'aigle, de l'espérance, et la vertu brille sur un champ d'or ; il en a rempli l'emblème, il n'a pas plus abandonné la tour, que le poussin la mère qui l'a vu naître. C'est par cette conduite que la noblesse passe du père aux enfants, et que la vertu porte aux cieux celui que la mort impitoyable ensevelit dans le tombeau. Que ses enfants jouissent de sa gloire, qu'il revive en eux, sans cependant oublier qu'ils doivent mourir.

Passant, souviens-toi toutefois du défunt, et dès ce moment même, adresse pour lui tes prières à Dieu tout-puissant.

Sa mort arriva le dernier jour de septembre de l'an 1667. Qu'il repose en paix.

Cette petite paraphrase, bien sentie, touchant la Maison De Landrian, répond naïvement, et sans emphase aucune, à la courageuse conduite de Nicolas De Landrian, lors des trois fameux sièges de La Mothe, ce dernier boulevard de la nationalité lorraine, tombé avec honneur sous les coups d'adversaires bien supérieurs en nombre. Les Lorrains n'étaient pas de leur nature fort louangeurs ; la pratique des vertus privées, civiques ou militaires semblait à leurs yeux, ici particulièrement, découler comme de source. Il fallait sans doute un caractère aussi élevé que celui de Nicolas De Landrian, pour vanter en lui le vaillant soldat et le dévoué sujet, choses qui paraissaient toutes naturelles en elles-mêmes. Remarquons que le mot nobilis, appliqué en tête de la moralité, au défunt, signifie, à la lettre, illustre de race, et non pas noble seulement ; ce qu'il eût été inutile de mentionner, puisque le titre d'écuyer, ou chevalier, d'ancienne noblesse, suit immédiatement.

 

 

PIECES JUSTIFICATIVES 

HUITIEME EXTRAIT


VIII. Lettres-patentes de reconnaissance de la noblesse ancienne de la Maison DE LANDRIAN par, Léopold 1er, Duc de Lorraine et de Bar.

 

Près de trois-quarts de siècle, la Lorraine devint le théâtre des plus funestes débats qui surgirent de la guerre de trente ans. Charles IV, son souverain, ayant attiré sur lui les armes de la France, succomba dans la lutte, et l'autorité ducale disparut jusqu'au traité de Ryswick, qui rendait cet État à son petit-neveu, Léopold Ier, en 1698.

Un des premiers soins du nouveau duc fut d'effacer, autant qu'il était en lui, les traces de ces calamités qui avaient dépeuplé le pays et réduit la noblesse lorraine aux plus dures extrémités, sans la faire fléchir.

Par devoir comme par reconnaissance, Léopold Ier s'empressa de se montrer sensible à tant de dévouement à la race de ses ancêtres, à cette ténacité au sol natal, ce qui venait d'être couronné de succès, en s'efforçant de rendre à la noblesse son premier lustre, non pas, il est vrai, en la reconstituant en Assises, ou pouvoir constitutionnel, comme auparavant, mais en mettant en relief les services antérieurs, sûrs garants de ceux à venir.

* Dans cette réorganisation générale, Nicolas et Errard de Landrian, durent naturellement présenter leur requête pour faire admettre, si besoin

était, leur état de gentillesse. Outre les preuves par Chartres et diplômes, circonstance fort rare alors, la notoriété publique aurait suffi, car aucun de la Maison des exposants n'avait voulu quitter le pays.

LÉOPOLD par la grâce de Dieu, Duc de Lorraine et de Bar, Roy de Jérusalem, Marchis, Duc de Calabre et de Gueldres, Marquis du Pont-à-Mousson et de Nomeny, Comte de Prouence, Vaudémont, Blamont, Zutphen, Saarwarden, Salm, Falkenstein, etc. A tous présens et à venir, SALUT. Nos amés et féaux Nicolas De Landrian, Conseiller-Assesseur en notre Bailliage du Bassigny, et Errard De Landrian, aduocat en nostre Cour souveraine de Lorraine et Barrois, son frère, nous ont très-humblement fait remontrer que leur Famille est originaire du Milanais, et qu'encore bien que Jean-Francisque De Landrian, leur autheur, qui en est sorty, n'eût pas apporté auec luy les Lettres de noblesse, ni les aullres tiltres qui les accompagnent, parce qu'ils restèrent aux aisnéz, qui ont toujours demeuré dans cette prouince, il n'a pas pour ce laissé de son viuant et ses successeurs après sa mort, de jouir de tous les honneurs et priuiléges de noblesse, s'estant toujours attachés au seruice de leurs Princes et de l'Etat ; Jean-Francisque De Landrian et René, son fils, estants morts dans le seruice des armes, et Charles De Landrian, fils dudit René De Landrian, ayant mérité par ses seruices et son attachement d'estre mis au nombre des Conseillers d'Etat de feu le Duc Henry; dans laquelle qualité il est mort, soubs le règne de feu nostre très-honnoré Seigneur et grand-oncle, Charles IV, de glorieuse mémoire, comme il se voit par le breuet du vingt et unième apuril mil six cents vingt-deux. Lequel s'estant toujours serui, de même que ses prédécesseurs,

des armes de Landrian, les fit mettre au-dessus de l'épitaphe de son père, dans l'église de l'abbaye de Clerlieu, proche Nancy, dont l'extrait est ci attaché sous nostre contre-scel, daté du A'ingt-sixiesme aoûst, mil six cents trente-cinq. Ce dernier qui est l'ayeul des exposants, ayant deffendu La Mothe comme volontaire et Lieutenant au Gouuernement de ladite ville, où ayant esté obligé de succomber, il se retira sur son bien, à la campagne, plutôt que d'auoir voulu s'engager dans le seruice étranger, et Jean-Baptiste De Landrian, son fils, père des remontrans, estant mort dans la fleur de son aage, la Damoiselle Claude De Billard, leur mère, qui les destinoit à nostre seruice, auroit vendu son bien, scitué en France, pour les éleuer et réunir toutes leurs possessions dans nos Estais, de manière que l'aîné des suppliants a l'honneur d'estre pourveu d'un office de Conseiller en nostre Bailliage du Bassigny, et son cadet estant actuellement à la suite de nostre Cour Souveraine pour se rendre capable de nous scruir, et comme ils n'ont aucun tiltre constitutif de noblesse, mais seullement une possession de plus de deux cents années, justifiée par plusieurs contrats de mariage, actes de filiation, arbres de lignes et autres actes pablicques, contenus en l'inventaire cy-joint et attaché aueclesdits filtres soubs nostre contre-scel, qui font connoître clairement que les suppliants descendent en ligne directe des Landrian d'Italie ; ledit Jehan-Francisque ayant eu pour fils Jean-Francisque, marié à Marguerite Gérard, desquels est sorty René de Landrian, qui espousa Françoise Thouuenel, et qui eurent pour fils ledit Charles De Landrian, Conseiller d'Estat, lequel ayant espousé Damoiselle Bénigne Plumeré, eurent de leur mariage Nicolas De Landrian, qui espousa Damoiselle Philbert Tranchot, dont Jean-Raptiste De Landrian est issu, qui se maria auec Damoiselle Claude De Billard, desquels les suppliants sont issus.

Tous lesquels tiltres ayant été produits, vérifiés et certiffiés véritables par nostre cher et féal Conseiller d'Estat, le Procureur-Général en nos Chambres des Comptes, le sieur De Vignolles, ils nous ont fait très-humblement supplier leur accorder nos Lettres de reconnoissance, de leur permettre de faire insinuer et blasonner leurs armes dans les registres de nostre Hérauderie, pour estre enregistrées par après en nostre Chambre des Comptes, et VOULANT traiter fauorablement lesdits De Landrian, les obliger à s'attacher à nostre seruice et leur témoigner la reconnoissance qui nous reste des seruices rendus par leurs autheurs, De l'auis des Gens de nostre Conseil, et de nostre grâce spéciale, pleine puissance et authorité souueraine, Nous AVONS DÉCLARE ET DÉCLARONS lesdits Nicolas et Errard De Landrian, issus en ligne directe de Jean-Francisque De Landrian, qui auoit espousé Jeanne-Françoise, duquel ils sont issus au septième degré de filiation, en conséquence leur auons permis et permettons de se dire et nommer estre descendus d'Icelui, et user de sa noblesse, ainsy que luy et ses successeurs jusques aux Suppliants en ont jouy et de ce jouyr, porter leurs armes anciennes et accoustumêes, qui sont d'or, à un chasteau de sinople, maçonné de sable, flanqué de deux tours de mesme et crénelées au sommet ; en chef d'un aigle de sable, éployé, becqué, armé et diadème de gueules, tenant ses serres eslendues sur l'une et l'autre tour, un  CASQUE DE GENTILHOMME, grillé à l'ordinaire, surmonté d'un aiglon aussi de sable, ayant pour support un lambrequin aux couleurs et métaux de l'escu, ainsy qu'elles sont cy après empreintes et blasonnées, les faire inscrire, empreindre et releuer dans leurs maisons, sépultures et autres édifices, et icelles enregistrer dans les registres de nostre Herauderie, et partout ailleurs où besoin sera, et généralement jouir et user de tous les droits, priuiléges et prérogatives , prééminences, honneurs, franchises, libériez, exemptions, rang, séance, et aultres immunités de noblesse, dont jouissent les Anciens nobles de nos Estats, tant et sy longtemps qu'ils ne feront act dérogeant à noblesse SY DONNONS ET MANDEMENT chers et féaux les Président, Conseillers et Auditeurset Gens tenants nostre Chambre du Conseil et des Comptes de Bar, Bailly du Bassigny, Lieutenant-Général, Conseillers et Gens tenants ledit Bailliage, à Bourmont, et à tous nos officiers justiciers, hommes et sujets qu'il appartiendra, que ces présentes ils fassent enregistrer, et du contenu en icelles jouyr et user lesdits Nicolas et Errard De Landrian et leurs descendants nés et à naître en loyal mariage, pleinement, paisiblement et perpétuellement, cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements qui pourroient leur estre faits au contraire, CAR AINSY NOUS PLAIST et, affin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous auons aux présentes signées de nostre main et contresignées par l'un de nos Conseillers, Secrétaire d'Estat, commandemens es finances, fait mettre et appendre nostre grand scel. Donné à Lunéville, le treizième juillet mil sept cent trois.

LÉOPOLD.

 

Et sur le repli : Par Son Altesse, signé : S. M. Labbê.

(Copie sur l'original des Lettres-patentes. II en existe aussi la minute dans le recueil d'Hérauderie de Lorraine, par Charles, héraut d'armes en titre.)

 

 

 

PIECES JUSTIFICATIVES 

NEUVIEME EXTRAIT

 

IX ORDONNANCE d’Entérinement des Lettres-patentes du Duc Léopold.

 

Les Président, Conseillers, Auditeurs et Maistres en la Chambre des Comptes du Conseil du Duché de Bar, qui ont veu les Lettres-patentes d'autre part, et par Son Altesse Royale, à Nicolas De Landrian, Escuyer et Conseiller*au Bailliage de Bassigny, séant à Bourmont, et à Errard De Landrian, aussy Escuyer, en la Cour, le treize juillet mil sept cent trois, la requeste par eux présentée à la Chambre, tendante auquel veu les pièces y attachées, la jouissance de leur noblesse, il luy plaise enthériner les dites Lettres, ordonné qu'elles seroient exécutées selon leur forme et teneur, pour par eux, leur postérité et lignée, née et à naistre, jouir du bénéfice d'icelles, et de tous les droits et immunités attribuées aux Gentilshommes reconnus; le CONTRAT DE MARIAGE entre Jean-Francisque De Landrian d'Vrville, escuyer, demeurant à La Mothe, et damoiselle Margueritte Gérard, passé par deuant Poery et Regnault, notaires, le seize féurier mil cinq cents soixante et treize ; LE CONTRAT DE MARIAGE entre René De Landrian, escuyer, archer de la Garde de S. A. et Capitaine de Beaufremont, demeurant à Vrville, et Damoiselle Françoise De Thouuenel, passé à Allaimont, le quinze nouembre mil cinq cens quatre-vingt-sept, pardeuant Nicolas Guillaume et Nicolas La Barre, tabellions jurez au Bailliage de Bassigny, et sentence rendue au Bailliage de Bassigny, le vingt et un janvier mil six cent cinq, entre Nicolle, veufue de François Gellé, appelante, contre Damoiselle Françoise De Thouuenel, veufue dudit sieur René De Landrian, employée pour justifier que ledit René étoit fils de Jean-Francise De  Landrian; AUTRE CONTRAT DE MARIAGE d’entre Charles De Landrian, fils de René De Landrian, et de Damoiselle Françoise Thouuenel, ses père et mère, d'une part, et Damoiselle Begnigne Plumeré, d'autre ; passé le onze mai mil six cent dix, pardeuant Nicolas Vincent et Gabriel Masson, notaires

et tabellions de la sénéchaussée de La Slothe et Bourmont; AUTRE CONTRAT DE MARIAGE  d’entre Nicolas De Landrian, écuyer, fils de Charles De Landrian, escuyer, Conseiller d'Etat de Son Altesse, et Damoiselle Begnigne Plumeré, et Damoiselle Philbert Tranchot, d'autre part, passé par deuant Jean Collin, tabellion à Beaufremont, et les tesmoings y dénommez, le huit nouembre mil six cent trente-sept; AUTRE CONTRAT DE MARIAGE d’entre Jean-Baptiste De Landrian, escuyer, auoeat au Parlement de Metz, fils de Nicolas De Landrian, et Damoiselle Philbert Tranchot, ses père et mère, d'une part, et Damoiselle Claude De Billard, d'autre, passé par deuant Philippe Mouginot, notaire royal, tabellion garde note héréditaire en la preuosté de Coissy, et les tesmoings y dénommez, le vingt-cinq nouembre mil six cens soixante et quatorze; LES EXTRAITS BAPTITAIRES desdits sieurs Nicolas et Errard De Landrian, fils dudit Jean-Baptiste De Landrian, et de Damoiselle Claude De Billard, du trente octobre mil six cent soixante et dix-sept, et vingt-quatre septembre mil six cent quatre-vingt et quatre, bien d'heument légalisées, toutes les dites pièces employées et semant à justiffier la filiation des Suppliants, tout considéré : LA COUR A ENTHERINE ET ENTHERINE les dites Lettres-patentes, du treize juillet mil sept cens trois, ORDONNE qu'elles seront suiuies, exécutées selon leur forme et teneur pour par lesdits Nicolas et Errard De Landrian, leur postérité et lignée, née et à naistre en loyal mariage, jouir du bénéfice d'icelles, et de tous les droits, immunitez et priuiléges attribués aux Gentilshommes reconnus ; ORDONNE que lesdites Lettres seront registrées au greffe de la Chambre, pour y auoir recours quand besoing sera. Fait à Bar, en la Chambre du Conseil et des Comptes du Duché de Bar, le quinze septembre mil sept cens trois.

D'alençon, Président; De l’Escamoussier, Cachedenier, Rapporteurs ; Jobart, Hannel, De La Mone et Maillart, tous Conseillers et Maistres en ladite Chambre, présens.

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