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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #GRAND MONARQUE

LA PROPHÉTIE D'ORVAL

ou

PROPHÉTIE CISTERCIENNE

 

 

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Fragment pour les années 1793 à 1911.

Napoléon Empereur (1804)

 

 

 

Louis XVIII. 1ère Restauration. 1814

 

Les Hauts[1], abaissés, reprennent force et font ligue[2] pour abattre l'homme tant redouté ; voici venir, avec maints guerroyers, le Vieux Sang des Siècles[3], qui reprend lieu et place en la Grande Ville[4] pendant[5] que l'Homme dit, moult abaissé, va au pays d'outre-mer d'où était advenu[6].

Dieu seul est grand!... La lune 11ième n'a pas lui encore [7] et le Fouet sanguinolent du Seigneur[8]...

 

Les Cent Jours.

 


…revient en la Grande Ville[9] et le Vieux Sang quitte la Grande Ville[10]. Dieu seul est grand!... Il aime son peuple et a le sang en haine. La 5ième lune[11] a relui sur maints et maints guerroyers d'Orient[12] ; la Gaule est couverte d'hommes[13] et de machines de guerre [14] c'est fait de l'homme de mer[15]. 

 

 

 A suivre...

 

 



[1] Les divers Souverains de l'Europe.

[2] La Coalition, qui venait rendre la paix à l'Europe.

[3] Le Sang Royal de France; les Bourbons sont appelés le Vieux Sang des siècles, parce que de toutes les familles royales de l'Europe, il n'en est point de plus ancienne.

[4] Première Restauration. Louis XVIII, frère de Louis XVI, est appelé au trône par le Sénat de France; il y prit la place de Dauphin, héritier légitime de la Couronne et reconnu Roi par les émigrés et les puissances étrangères sous le nom de Louis XVII.

[5] Pendant, mis en lieu et place de cependant.

[6] Le Sénat de France proclame la déchéance de Napoléon Ier. Celui-ci, après une tentative de suicide, restée sans effet, abdique au Château de Fontainebleau (sur la table même où il avait voulu forcer Pie VII à renoncer au Souverain-Pontificat) ; il est exilé dans l'île d'Elbe, entre le continent et l'île de Corse. Une frégate anglaise déposa l'ex-empereur à Porto-Ferrajo, le 5 mai.

[7] Louis XVIII était entré à Paris, le 3 mai, avec la Duchesse d'Angoulême, Madame Royale, fille de Louis XVI ; la première nouvelle lune qui suivit, fut au 20 du même mois (1814); la onzième devait luire le 11 mars 1815 ; mais Bonaparte (le fouet sanguinolent du Seigneur) était débarqué à Cannes, dix jours auparavant.

[8] Quelle image sublime? Comment mieux nommer le moderne Attila?

[9]  La trahison de Labédoyère, du Maréchal Ney et de tant d'autres livre Paris à Napoléon

[10] Le Roi Louis XVIII quitte Paris et se retire à Gand.

[11] La première pleine lune, après le débarquement de Cannes, était le 11 mars 1815; la cinquième arrivait le 7 juillet, et Louis XVIII ne rentra à Paris que le lendemain 8.

[12] Sur la Prusse et la Russie.

[13] Les alliés pénètrent en France. Assemblées à Vienne (en Autriche) les Puissances avaient proclamé que Napoléon s'était mis au ban de l'Europe; qu'il s'était livré à la vindicte publique; qu'avec lui il ne pouvait y avoir désormais ni paix, ni trêve.

[14] De canons, etc.

[15] Battu à Waterloo, Napoléon se rend au port de Rochefort, d'où le navire anglais le Bélérophon le conduit, prisonnier, à l'île Sainte-Hélène, au milieu de l'Océan.

 

 

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #GRAND MONARQUE

 

LA PROPHÉTIE D'ORVAL

ou

PROPHÉTIE CISTERCIENNE

 

 

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Fragment pour les années 1793 à 1911.

Napoléon Empereur (1804)

 

 

Mais c'est fait[1]. Les lunes sont passées[2]. Le Vieillard de Sion[3] a crié à Dieu de son cœur moult endolori par peine cuisante[4] ; et voilà que le Puissant est aveuglé pour péchés et crimes[5]. Il quitte la Grande Ville[6] avec ost[7] si belle que oncques ne vit jamais si telle ; mais point de[8] guerroyer ne tiendra bon devant la face du temps[9]. 

Et voilà que la tierce-part de son armée et encore la tierce-part a péri par le froid du Seigneur tout-puissant[10]. Mais 2 lustres sont passés[11] depuis[12] (3) le siècle de la désolation [13](4), comme j'ai dit à son lieu; tout plein fort ont crié à Dieu les veuves et les orphelins[14] (5); et voilà que Dieu n'est plus sourd.

 

 

  A suivre...  

 



[1]La mission de Napoléon Ier est remplie : l'Autel et le Trône sont restaurés. La grande oeuvre du Général que sacra Pie VII est d'avoir subjugué l'hydre maçonnique et montré au monde combien, avec la grâce de Dieu, il est facile de dominer cette synagogue de Satan, qui, alors et dans le même temps où elle voulait anéantir l'Eglise, s'efforçait de réintroduire le paganisme dans le monde (!). La Renaissance fut le retour à l'art payen, à la sauvage nudité ; puis vint le régicide, suivi d'une persécution semblable à celle des Césars, et finalement de hideuses Vénus hissées sur des chars de triomphe et adorées publiquement comme des divinités

[2]Les lunes sont passées : cette expression indique qu'un espace de temps, fixé sans doute avec plus de précision ailleurs, est enfin révolu. Il est probable qu'il s'agit des deux lustres mentionnés dans l'alinéa qui suit.

[3]Le Souverain-Pontife, le Pape Pie VII.

[4]  (4) De toutes les expressions faisant image dans la Prophétie, nulle n'est plus fidèle et plus saisissante que celle-ci : Après avoir sacré l'Empereur, le Pape Pie VII était rentré à Rome sans même répondre à ses paroles artificieuses insinuant des projets de séjour en France, tantôt à Avignon, et tantôt à Paris.

Aussitôt commença la comédie par laquelle Napoléon Ier préparait ses déclarations de guerre et ses annexions. Comme on le vit à Genève, quelques créatures salariées eurent mission de se livrer à des voies de fait métamorphosées bientôt en attentats au droit des gens.

A la protestation du Souverain-Pontife contre l'occupation d'Ancône par les troupes françaises (13 novembre 1805), Napoléon n'exhala qu'ironie et arrogance (réponse du 7 janvier suivant). Cet emportement s'accrut par degrés à mesure que le Pape refusait de reconnaître la suprématie de l'Empereur; la souveraineté de son frère Joseph, à Naples; le blocus continental, et l'interdiction de ses ports de mer aux Anglais L'envahissement des principautés de Bénévent et de Pontecorvo préluda à celui de Rome même, que le général Miollis osa profaner le 2 février 1808.

L'orgueil faisant d'étranges ravages dans la tête du Puissant, les Etats de l'Eglise furent réunis à l'empire par un décret du 17 mai 1809 (daté de Vienne en Autriche). Renversant des traditions trente fois séculaires, les nouvelles cartes de géographie portèrent alors ce mot impossible : Département de Rome.

La bulle d'excommunication (parue sur les Eglises de Rome à l'aube du 11 juin) trouva dans la personne de Napoléon un coeur fermé au repentir. Et, le 6 juillet, le Général Radet ayant escaladé le Palais Quirinal et enfoncé les appartements à coups de hache, enlevait, à trois heures du matin, dans une voiture fermant à clé, et aux persiennes clouées, le Souverain Pontife et le Cardinal Pacca, sans autres vêtements que ceux qui les couvraient, et quoiqu'ils n'eussent à eux deux que trente-huit sous, en monnaie romaine.

Reconnu presque partout sur la route, Pie VII bénissait et apaisait les peuples, disposés à se soulever en sa faveur....

C'est au milieu des angoisses et des mauvais traitements que Pie VII fut déposé à la préfecture de Savone, ayant passé par la Chartreuse de Florence (où il reprit l'appartement qui, dix ans auparavant, avait  servi de prison à Pie VI), Gênes, Alexandrie, Grenoble, Valence, Avignon, Aix et Nice. Dans cette dernière ville les rues étaient illuminées et semées de fleurs, et les populations accouraient pour saluer le magnanime pontife.

Dès lors Pie VII fut sans relâche assailli de sollicitations et de députations, même d'illustres Prélats pour en obtenir des concessions funestes. Napoléon ne put être satisfait dans ses prétentions, et le Roi des Rois, le Prince des Apôtres fut brutalement dépouillé de ses vêtements pontificaux (10 juin 1812) pour être, renfermé quoique malade et souffrant (jusqu'au point d'avoir reçu l'Extrême-Onction en route, à Stupinigi) dans le château de Fontainebleau.

Tout à coup, Napoléon arrive à Paris, fuyant les glaces et les armées de la Russie. Par la ruse et la violence, l'Empereur parvint à arracher un nouveau Concordat, inique, spoliateur et nul (celui de 1813) au Vieillard de Sion, âgé de soixante-et-onze ans, affaibli autant qu'affligé, anéanti et qui ne pouvait plus recevoir de nourriture.

Telle fut la peine cuisante qui endolorit le coeur du Pontife au point de lui ravir son humeur joviale et son gracieux sourire. Car aussitôt, après la protestation aussi ferme qu'explicite du 24 mars, son visage devint plus serein et il avoua qu'après ce qu'il venait de faire, il s'était senti soulagé d'un poids douloureux qui le fatiguait jour et nuit.

Le Pape déclara donc à Napoléon qu'il ne concluerait plus aucun traité tant qu'il serait retenu hors de Rome. (D'après Arthaud de Montor, Histoire de Pie VII.)

[5]Les crimes de Napoléon Ier ils sont aussi nombreux que ses campagnes et que ses batailles. Le divorce auquel il contraignit son frère Jérôme, malgré l'union sacramentelle ; le sien propre, qui le sépara de Mme e Beauharnais (Joséphine Tascher de la Pagerie) pour l'unir à l'Archiduchesse Marie Louise d'Autriche  ses relations coupables, et, dit-on, quelquefois incestueuses avec plusieurs Dames ou Demoiselles de sa cour ; l'horrible assassinat du Duc d'Enghien et quelques autres plus enveloppés de mystères; l'infâme guet-à-pens qui lui livra au même moment deux Rois d'Espagne; plusieurs autres spoliations non moins artificieuses que violentes ; des incarcérations de personnes distinguées dans toutes les forteresses de l'Empire; des procédés inouïs et sacrilèges envers le Souverain-Pontife et l'Eglise font de Napoléon Ier un vrai prodige où le génie le dispute au péché et au crime.

[6] Paris.

[7] Ost, vieux mot, pour armée (du latin hostis).

[8] Ici, dans le texte primitif, se trouvait le mot oncques; on l'a suppléé par la locution moderne point de.

[9] Ne pourra braver les éléments dont la divine Providence dispose à son gré.

[10] Campagne de Russie; en 1812. Au paroxysme de l'orgueil, Napoléon Ier s'était demandé si l'excommunication du Souverain-Pontife ferait tomber les armes des mains des soldats (lettre de Napoléon au Prince Eugène du 22 juillet 1807) mais dans ce mémorable hiver de 1812, il put voir tomber baïonnettes, fusils et soldats par centaines de mille.

[11] Dix ans.

[12]Depuis, à la place de d'après.

[13]A partir du moment où la Révolution fut définitivement subjuguée, soit depuis l'année 1804, où Napoléon devint Empereur. L'histoire nous porte ainsi à 1814.

[14] Les veuves et les orphelins de la république et du premier empire... qui pourrait les compter?

 

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LA PROPHÉTIE D'ORVAL

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PROPHÉTIE CISTERCIENNE

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Fragment pour les années 1793 à 1911.

Napoléon Empereur (1804)

 

La victoire le ramènera au pays premier[1].

Les fils de Brutus[2], moult stupides seront à son approche[3], car il les dominera[4], et prendra nom Empereur[5].

Moult hauts et puissants Rois sont en crainte vraie; car l'Aigle enlève moult sceptres et moult couronnes. Piétons et cavaliers, portant aigles sanglantes, avec lui courront autant que moucherons dans les airs ; et toute l'Europe est moult ébahie, aussi moult sanglante; car sera tant fort que Dieu sera cru guerroyer avec [6] lui[7] .

 

L'Eglise de Dieu[8], moult désolée[9], se console tant peu, en oyant ouvrir encore ses temples à ses brebis[10] tout plein égarées, et Dieu est béni[11] .

 

A suivre...

 



[1] En France, après la prise de Malte, et les batailles des Pyramides, de Mont-Thabor, d'Aboukir, etc.

[2] Les révolutionnaires français meurtriers du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette, comme L. J. Brutus l'avait été du Roi Tarquin et M. J. Brutus de César, son père adoptif.

[3]Singulière fut la surprise du dit Directoire lorsque, à la fin de l'année 1799, le Général Bonaparte parut inopinément à Paris!...

[4] Le 9 novembre 1799, Napoléon se fait nommer Consul.

[5] Le Sénat français proclame Napoléon Empereur, en 1804; le Pape Pie VII le sacre à Paris, le 2 décembre de la même année, dans l'Eglise Notre-Dame.

[6] Le texte original d'avec ; mais cette conjonction est dès longtemps inusitée

[7]Cette phrase est un magnifique témoignage de la mission providentielle de Napoléon Ier..La Révolution avait, dans son impiété, voulu abolir le Christianisme; mais Dieu suscita Napoléon qui la fit périr sur le champ de bataille.

[8] La Sainte Eglise de Jésus-Christ.

[9] En France, l'Eglise sortait de cette époque d'angoisses et de terreur que la Prophétie nomme si bien ailleurs le Siècle de la désolation. Le Pape Pie VI, avait dû combattre les rêves de la France révolutionnaire et repousser cette odieuse constitution civile du Clergé. A la suite du meurtre tout accidentel d'un envoyé français (M. Basseville), les Etats de l'Eglise furent envahis et le Saint-Père se vit forcé de signer avec le Général Bonaparte le traité de Tolentino (19 févr. 1797), qui, outre 31 millions, lui enlevait les objets d'art les plus précieux et plusieurs provinces (les Légations de Ferrare, de Bologne et de Ravenne).

A l'occasion de la mort du Général Duphot, tué à Rome dans une sédition, le Pape Pie VI fut attaqué dans Rome même (1798), arraché de son Palais et transporté successivement, malgré son âge et ses infirmités, à Sienne, à Florence, à Grenoble, enfin à Valence, où il succomba, victime des violences du Directoire (D'après le Dicl. de M. Bouillet)

[10] Brebis à la place de berbis.

[11] Le Pape Pie VII monta sur le trône Pontifical le 14 mars 1800. — Bonaparte, alors simple Premier- Consul, et après des fourberies qui nous ont été divulguées par le Cardinal Consalvi, signa avec ce Pape un Concordat (15 juillet 1801) en vertu duquel le libre exercice de la Religion fleurit de nouveau en France. Les Evêques furent rappelés, les Prêtres rétablis en leurs presbytères, les Eglises rendues à leurs solennités. Des fonds assurèrent le bienfait de ce rétablissement. Le Concordat fut inauguré à Notre-Dame de Paris, le jour de Pâques (18 avril 1802), au bruit de l'artillerie et au son des cloches, condamnées depuis dix ans au mutisme, partout où elles n'avaient pas été fondues pour se convertir en canons ou en gros sous. La splendeur de cette cérémonie fut relevée par la magnificence royale dont s'était entouré Bonaparte, après avoir menacé de traduire devant un Conseil de guerre les Généraux qui refuseraient de s'y réunir. D'après M. LE CHANOINE LACOMBE, p. 37.

 

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LA PROPHÉTIE D'ORVAL

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PROPHÉTIE CISTERCIENNE

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Les copies prises sur le texte original portent pour titre : PRÉVISIONS CERTAINES RÉVÉLÉES PAR DIEU A UN SOLITAIRE POUR LA CONSOLATION DES ENFANTS DE DIEU.

 

Dans ces mots « Prévisions certaines » il faut voir un acte d'humilité du Saint, à qui fut révélée la Prophétie.

 

Fragment pour les années 1793 à 1911.

 

La Mort du Roi XVI (1796)[1] 

 

En ce temps-là [2], un jeune homme[3], venu d'outre-mer[4], dans le pays du Celte-Gaulois[5] , se manifeste par conseil de force[6], mais les Grands[7] ombragés[8] l'envoieront guerroyer dans la Terre de la Captivité[9].

 

A suivre....



[1] Le 21 janvier 1793. — « 0 jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice (et in passione virtoriam !) Nous avons la ferme confiance qu'il a heureusement changé une couronne royale toujours fragile, et des lys qui se seraient flétris bientôt, contre cet autre diadème impérissable que les anges ont tissu de lys immortels. »

ALLOCUTION DE NOTRE TRÈS-SAINT PÈRE LE PAPE PIE VI AU SUJET DE L'ASSASSINAT DE SA MAJESTÉ TRÈS-CHRÉTIENNE LOUIS XVI, Roi DE FRANCE.— A Rome de l'imprimerie de la Chambre Apostolique. —1793.

[2] Le contexte fixe l'année 1793.

[3] Napoléon Bonaparte âgé de 24 ans.

[4] De l'île de Corse, dans la mer Méditerranée.

[5] En France, appelée alors « la Celte-Gaule. » Le nom de Gaulois fut donné aux Celtes (d'origine japhétique) habitant le territoire situé entre le Rhin, les Alpes maritimes, la Méditerranée, les Pyrénées et l'Océan. De là le nom composé Celte-Gaulois ou Celte-Gaule.

[6] Au siège de Toulon, dont les Anglais s'étaient emparés à l'aide de la trahison et où les troupes françaises rentrèrent le 21 décembre 1793.

[7] Les hommes qui avaient usurpé le pouvoir en France : le Directoire révolutionnaire composé des nommés : Barras, Rewbel, Larévallière-Lepeaux, Merlin de Douai, et François de Neuf-Château.

[8] L'édition de la Prophétie d'Orval, publiée par M. le Chanoine Lacombe, et qui parut à Paris, chez J. Lecoffre et Ce, en 1848, dit : OMBRAGÉS, que de perfidies du coeur humain, renfermées en ce seul mot. — La signature de Bonaparte, mise au nom de la France, au bas des préliminaires du traité de Campo-Formio, fut un événement qui consterna le Directoire....

« Plus l'habile Général attirait à lui l'attention publique, plus il inquiétait le Directoire et suscitait dans les régions du gouvernement des appréhensions secrètes et des jalousies.... Le Directoire se gardait bien de laisser pénétrer le mystère de ses appréhensions. Il méditait contre Bonaparte un glorieux ostracisme, tel que le commandement d'une armée dans des parages lointains et le 19 mai 1798, la grande flotte cingla vers l'Egypte. » GABOURD. Hist. du Directoire, p. 97 à 509.

[9] Dans l'Egypte, lieu de la captivité des Hébreux.

 

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LA PROPHÉTIE D'ORVAL

D'APRÈS LES COPIES PRISES

SUR LE TEXTE ORIGINAL

dans l'Abbaye d'Orval et à Luxembourg

 

Abbaye-d'Orval-Cour-d-honneur

AVEC LES CONCORDANCES HISTORIQUES

de 1793 à nos jours et les événements à accomplir

en 1883, 1893, 1908 et 1911.

 

DEUXIÈME EDITION.

Augmentée de Prophéties

SUR LE PAPE SAINT ET LE GRAND MONARQUE

 

 

PRÉFACE

 

Il suffisait de faire connaître la Prophétie d'Orval, de l'offrir à l'attention bienveillante d'un public éclairé pour la faire apprécier.

Aussi la première édition a-t-elle été enlevée en quelques semaines.

Mais l'invasion n'est pas refoulée ; la terre des fils de saint Louis s'abreuve encore de sang et de larmes; la paix a fui de l'Europe; la liberté se voile le visage devant ces rêves d'un nouvel empire ; le doux et magnanime Pontife que la Chrétienté vénère a vu l'enfer précipiter contre la Ville Sainte des hordes barbares, et l'on n'a pas encore restitué à l'Eglise le Patrimoine de saint Pierre.

Cette seconde édition répondra donc à de légitimes angoisses, soutiendra encore la foi et l'espérance, consolera les fidèles jusqu'au triomphe promis de la France et de l'Eglise.

Il est des choses qu'il faut savoir attendre. Les quatre lettres adressées, en 1848, à Mgr de Verdun par M. le Chanoine Lacombe, de Bordeaux, ont démontré dans toute son évidence l'origine céleste de la Prophétie d'Orval, et rendu à l'histoire un document inspiré dont la perte aurait été à jamais regrettable.

L'ancienneté de cette Prophétie peut être fixée, par son style ; les mots et la construction des phrases rappellent la manière d'écrire du seizième siècle :

Cependant que (pour pendant que) paraît dans les oeuvres de RABELAIS.

Dans le même temps, gaudir est synonyme, de se réjouir, et le mot endolori se lit dans les oeuvres immortelles de SAINT FRANÇOIS DE SALES.

Guerroyer (faire la guerre) était d'un usage très-fréquent au seizième siècle. " En bienfaisant, l'on guerroie le méchant. „ (RECUEIL DE GRUTHER.)

Le mot ire (courroux, colère.) a été souvent employé à la même époque dans le sens de

la Prophétie d'Orval : " Nous ne pouvons nier „ ni déguiser que Vire de Dieu ne soit justement enflammée contre nous. (L'HÔPITAL.)

Au onzième siècle, on disait irur.

Saoul dérive du latin satur, saturus, rassasié,

— de sat, assez. Dans ces mots : " Le Prince ne fust onques saoul ni lassé, depuis qu'il se commença premièrement à armer, de guerroyer et de tendre à tous hauts et „ nobles faits d'armes, le Chroniqueur FROISSART donne au mot saoul le sens de fatigué, rassasié [1].

Comme ce travail n'a trait qu'au seul fragment de la Prophétie s'étendant entre les années 1793 et 1911, il suffira de prouver son existence au moment où s'ouvrent les événements et d'ajouter aux preuves données dans la préface de la première édition, celles fournies par M. Langdon, dans I'AVENIR (Révélations sur l'Eglise et la Révolution.)

"La matinée du 20 mai 1793, quelques émigrés de distinction, tels que M. de Manouville, logés au château de Margny, arrivaient à l'Abbaye d'Orval (que les dragons autrichiens de Latour avaient une seconde fois sauvée de la violence des bandes incendiaires... la maison était sens dessus dessous, et au lieu d'une hospitalité confortable, une mauvaise soupe, mangée à la gamelle et arrosée de piquette, fut tout ce que l'Abbé put offrir à leur robuste appétit.... Pour abréger, nous dirons qu'un des Pères apporta un petit livre, manuscrit ou imprimé, que les Religieux conservaient dans leurs Archives et dont la lecture eut pour effet d'apaiser les plaintes et les murmures.

«Ce livre, suivant M. le Baron de Manouville, contenait la fameuse Prophétie d'Orval » 

M. Langdon ajoute, en note, que l'on doit ces détails à M. de Manouville lui-même, lequel les a transcrits dans une lettre du 29 mars 1849 sur la Prophétie d'Orval. Cette lettre, que nous possédons, a été imprimée dans celles écrites à Monseigneur de Verdun par M. le Chanoine Lacombe (page 191)[2].

Dans le " Recueil complet des Prophéties les plus authentiques „ publié en 1870, à Lyon,

par M. P.-N. Josseranel, nous trouvons cette nouvelle preuve de l'existence de la Prophétie d'Orval à la fin du siècle dernier : " Ce qu'il y a de certain, c'est qu'en 1793, Mgr de Chaînon, Evêque de Saint-Claude, et plusieurs personnages de distinction prirent connaissance de cette fameuse Prophétie dans l'Abbaye d'Orval même, où ils s'arrêtèrent en émigrant....

Le texte complet de cette Prophétie concernait tous les événements antérieurs à cette époque, en remontant jusqu'au temps où elle fut inspirée ; puis il s'étendait dans l'avenir, comme nous le voyons ici, jusqu'à la persécution de l’Antéchrist, et à la fin des temps.

Le fragment relatif aux événements futurs d'alors, c'est-à-dire à partir de Bonaparte et de sa campagne d'Egypte, fut copié en présence de l'Evêque de Saint-Claude, par un Prêtre de ses amis qui l'accompagnait en exil.

Durant l'émigration française, cette pièce fut communiquée à un grand nombre d'Evêques et de personnes distinguées.... „

Quelques jours après le passage de Mgr de Saint-Claude à Orval, et toujours en 1793, l'Abbé et les Religieux quittèrent leur Monastère qui bientôt devint la proie des flammes et durent se réfugier auprès du Maréchal de Bender dans la place de Luxembourg. Mais les fils de St-Bernard n'oublièrent point d'emporter avec eux leur Prophétie et, bientôt, à Luxembourg, il s'en fit de nouvelles copies.

La visite de M. de Manouville à l'Abbaye d'Orval et sa présence dans le Réfectoire lorsqu'on y lut la célèbre Prophétie sont confirmées par l'attestation de Madame la Marquise de Saint-Germain (née Demoiselle de Feydeau), âgée de 89 ans, et habitant le château de Struss, près de Fribourg (Diocèse de Lausanne).

La chronologie de la Prophétie d'Orval n'est pas moins digne d'attirer l'attention des esprits sérieux « qui selon le conseil de l'Apôtre, ne méprisent pas les prophéties, mais qui éprouvent tout et s'attachent à ce qui est bon. » On peut même dire que le caractère distinctif de cette Prophétie, que son cachet propre est d'avoir été ordonnée sur un système chronologique, de porter depuis le commencement jusqu'à la fin de son texte des dates d'une merveilleuse précision. Le mot lune désigne l'unité de temps qui sert aux supputations.

La Prophétie a donc pour chronologie le mois lunaire, jadis en grand usage chez les juifs et les Gentils, et employé encore dans le comput ecclésiastique où il est un des éléments qui fixent le jour dans lequel on doit solenniser la Pâques.

En calculant les pleines lunes pour chercher le jour où les prédictions s'accompliraient, quelques personnages ont pu annoncer à l'avance la chute de Louis-Philippe. Un prêtre des plus respectables, M. l'Abbé F, a été ainsi violemment incarcéré à Lyon, sans doute par des esprits forts dédaigneux de lire les prophéties et d'y conformer leur vie. A Paris, plusieurs personnes voyaient également dans le mois de février 1848 la date fatale où devait tomber une royauté usurpée.

La somme de 500 francs déposée dans les mains du R. Père de Ravignan, comme gage d'un pari, fut ainsi distribuée aux pauvres.

Après de pareils faits, il devenait utile de compléter l'oeuvre de M. H. Dujardin et de dresser un tableau indiquant le jour du mois où commence chaque nouvelle lune de 1793 à 1911.

Ainsi il sera très-facile de vérifier les calculs et de prendre à l'avance ses précautions.

Cette deuxième édition contient en outre le texte de quelques prophéties appuyant par leur concordance la révélation faite au Solitaire d'Orval et dont l'authenticité peut être historiquement prouvée, la célèbre Prophétie de S. Malachie sur la succession des Papes, et l'interprétation que le Vénérable Holzhauser donne des versets de l'Apocalypse concernent le Pape Saint et le grand Monarque. La traduction du latin en français est de M. le Chanoine de Wuilleret, du Vénérable Chapitre de Saint-Nicolas à Fribourg[3] .

Le lecteur remarquera le rapport qui existe entre l'Abbaye d'Orval et la dynastie de France.

« L'infortuné Louis XVI devait s'y réfugier dans son voyage à Luxembourg pour échapper à la fureur de la révolution. Mais, par l'arrestation de la Famille Royale à Varennes, le saint asile n'eut pas le privilège de recevoir l'illustre fugitif[4]. » On peut ainsi comprendre pourquoi, en annonçant le futur Roi de France, la Prophétie de Blois (1808) porte : " Mais ce ne sera pas celui qu'on croit qui régnera : ce sera le Sauveur accordé a la France et sur lequel elle ne comptait pas. „

En 1279 , la Prophétie du bienheureux Werdin, d'Otrante, l'annonçait en ces termes: « Lorsque sur la Chaire de Pierre, brillera une étoile éclatante, élue contre l’attente des  hommes, au sein d'une grande lutte électorale, étoile dont la splendeur illuminera l'Eglise  Universelle...

«  Alors, un gracieux jeune homme de la postérité de Pépin, se trouvant en pays étranger viendra pour contempler la gloire de ce Pasteur; lequel Pasteur placera, d'une manière admirable, ce jeune homme sur le trône de France[5]..... „

Ailleurs on voit que ce Prince est jeune encore, d'une dynastie que l'on croyait éteinte, de la Race de S. Louis. La Prophétie d'Orval le nomme : « Le Rejeton de la Cap. »

Lorsque le grand Apôtre des nations écrivait aux fidèles de son temps et de tous les siècles à venir de respecter les Prophéties, il affirmait que Dieu peut, en tout temps, en tous lieux, se révéler aux hommes.

Est-ce à dire que la Prophétie d'Orval ait été inspirée par Dieu ?

Oui, c'est évident; nous l'affirmons avec hardiesse. En voici la preuve.

La prophétie d'Orval est connue en Europe depuis l'année 1792[6]. Dans les premières années de ce siècle, elle était répandue dans plusieurs Diocèses, au nombre desquels on peut nommer ceux de Trêves et de Lausanne.

Or, en cette année 1870, plus de soixante-dix années d'histoire et d'événements prédits par cette Prophétie avant 1792 se sont réalisés.

Les faits, ainsi annoncés dès longtemps à l'avance, ont été accomplis par les personnes désignées, dans les circonstances prévues, à la date prédite. Donc, il faut  nécessairement croire que la science humaine n'est pour rien dans ces révélations, que l'auteur de la Prophétie a été inspiré, et, comme chacun de ses mots retourne à la gloire de Dieu et au salut des hommes, que Dieu seul a pu parler par sa bouche.

Ainsi, la raison humaine affirme que la prophétie d'Orval a été inspirée par Dieu.

La Sainte Eglise Romaine, qui a mission, autorité et pouvoir de prononcer sur les choses de cet ordre, n'a certes pas érigé la prophétie d'Orval à l'état de dogme ; mais, en permettant de la publier, plusieurs Evêques en ont affirmé l'utilité et encouragé la lecture.

Le nom de Prophétie d'Orval vient de l'Abbaye d'Orval, de l'Ordre de Cîteaux, qui est située dans l'ancien Diocèse de Trêves, dans une des gorges de la forêt de Chiny (Ardennes)[7]. Le village où se voient encore les ruines imposantes de l'Abbaye d'Orval appartient aujourd'hui à la Province et au Vicariat Apostolique de Luxembourg.

L'histoire fournit, sur la révélation et la publication de la célèbre Prophétie, les renseignements que voici. Ils ont été critiqués et vérifiés avec un soin tout particulier. C'est dire qu'on a retranché tout ce qu'une main téméraire, qui avait eu le malheur, en matière aussi grave, de blesser les lois de la vérité, s'était permis d'y ajouter.

A la fin du siècle dernier, alors que la grande Révolution sévissait dans toute sa fureur, l'Abbé et les Religieux d'Orval durent se réfugier avec un grand nombre d'émigrés lorrains dans la place forte de Luxembourg, où commandait le Maréchal de Bender. Ils apportaient avec eux les vases sacrés de l'Abbaye, les ornements les plus précieux, une partie des archives et la Prophétie d'Orval, ou les Prévisions d'Orval, révélées à un Religieux de l'Abbaye à qui son amour de la retraite et du silence avait fait donner le surnom de Solitaire. Aussitôt l'Abbé crut devoir la communiquer au Maréchal de Bender, qui, dit-on, en rit beaucoup.... Quelques Français de distinction, présents dans le salon du Maréchal, demandèrent cependant à pouvoir en prendre des copies. C'était assez pour que, dans peu de jours, la Prophétie d'Orval se fut répandue dans toute la ville de Luxembourg et au-delà. Elle parvint ainsi dans notre Diocèse de Lausanne, soit par les copies levées à Orval même, avant 1793, soit par celles que prirent les hôtes du Maréchal de Bender à Luxembourg.

Maintenant, pourquoi les Précis Historiques de Belgique, en l'année 1870, et dans un article intitulé les Prophéties en vogue, ont-ils ouvert la lutte contre la Prophétie d'Orval? Un fait aussi étrange exige une réponse, car il sort des attaques vulgaires.

La réfutation sera pourtant facile, et la prophétie du fils du Saint-Bernard sortira victorieuse de la lice.

Nous dirons d'abord que toute l'argumentation des Précis Historiques est nulle, parce qu'elle part d'une base fausse. Ils portent, en effet : " Ce qu'il y a d'authentique quant à „ l'antiquité de la Prophétie d'Orval, c'est „ qu'elle a été communiquée en manuscrit „ pour la première fois en 1828 !!... „ Mais, pour être magistrale, cette affirmation n'en est pas moins erronée, car nous avons déjà donné des témoignages historiques de l'existence de cette prophétie d'Orval en 1792.

 

(Voir la préface de la nouvelle édition).

 

La lettre de Mgr l'Evêque de Verdun, du 6 février 1849, citée mal à propos par les Précis

Historiques, frappe le Prêtre M. D..., Curé de B...., qui a altéré l’Histoire de la Prophétie, en publiant des choses qu'il n'avait pas suffisamment étudiées et dont la critique a prouvé, en partie, l'inexactitude; mais elle n'atteint point la Prophétie, protégée au contraire, par la Sentence Episcopale.

Ayant ainsi rendu justice à une critique qui portait à faux, tout en ayant les meilleures intentions de sauvegarder l'honneur de l'Episcopat et les droits de la vérité, il convient de mettre en évidence que, dès 1793, chacun des mots du texte prophétique s'est réalisé à la lettre. La Prophétie d'Orval a prédit tout ce qui s'est passé en France depuis la mort si tragique du Roi Louis XVI et l'emprisonnement dans la cour du Temple du Dauphin Louis XVII. Pour les événements qui restent à accomplir, c'est sa recommandation auprès du public, sa valeur et son titre. Elle n'en saurait désirer de meilleur...

 

A suivre.

 

 

[1] L. DOCHBZ, Nouveau Dictionnaire de la langue française; Paris, lib eccl. et class. de Cb. Fouraut, 1860.

[2] HENRY D. LANGDONY, Avenir, 7e édition ; Bruxelles, H. Goemaere, lib.-édit. 1870. Voir aussi : M.JBANTIN, les Ruines et Chroniques de l'Abbaye d'Orval ; Paris, Tardieu, éditeur, 2e édit., 1857.

[3]  Paris, Louis Vives, libraire-éditeur, rue Cassette, 23. 1857.2ième édition,

[4]  L'AVENIR, ouv. cit., dans l'Introduction.

[5] Texte latin : «Cum in sede Petri fulgebit Stella coruscans, praeter hominum expeotationem electa, in maxima  electorum controversiâ, cujus splendor universatem Ecclesiam irradiabit.,.. Tunc gratiosus juvenis de posteritate Pipini veniet peregre, ad videndum hujus Pastoris claritatem, —qui Pastor  mirifice collocabit hune juvenem in Gallicane Sede , hactenus vacante, —eique imponet diadema Regni, ipsumque in  adjutorium Regni vocabit. »

M.H. Dujardin a publié le texte complet de la Prophétie du bienheureux Werdin (mort au mois de novembre 1279) dans le 1ersupplément à l'Oracle pour 1840, p. 183. Cet auteur dit au sujet du Pape que la Prophétie appelle une Etoile Resplendissante. « Je pourrais rappeler ici une Prophétie célèbre (celle de S. Malachie) qui annonce un Pape qu'elle surnomme Luminen Coelo, c'est-à-dire Lumière dans le Ciel.» Or, d'après tous les interprètes, ce Pontife {Luminen Coelo) doit être le successeur de Sa Sainteté le Pape Pie IX dont la gloire et la majesté remplissent l'univers.

[6] Cette date de 1792est historiquement fixée par une lettre de M. le Chanoine Mansuy, Supérieur du Séminaire de Verdun en 1822, adressée à M.Dujardin, auteur de l’Oracle. En voici le texte, publié, en mars 1840, dans l’Oracle (p. 83, Paris, lib. Camus, rue Cassette, 20) : « Verdun-sur-Meuse, le 25 novembre 1639. » Il est vrai, et très-vrai, Monsieur, que j'ai entendu raconter souvent, depuis 1810,alors que j'étais Vicaire à Verdun, Or en cette année 1870, plus de soixante-dix années d'histoire et d'événements prédits par cette Prophétie avant 1792 se sont réalisés.

Les faits, ainsi annoncés dès longtemps à l'avance, ont été accomplis par les personnes désignées, dans les circonstances prévues, à »jusqu'en 1823 que j'y étais Supérieur du Séminaire, les  événements annoncés dans les Prévisions d'Orval, par un  Magistrat, qui, veuf, se fit Prêtre en 1817, et mourut Chanoine de Verdun en 1823. (Il s'agit de M.Lagrellette.) Un de ses amis, aussi pieux que lui et  Juge à Varennes, avait j lu la pièce, à Orval même, en 1792, et lui en avait rapporté » tous les points les plus remarquables, qu'il nous racontait » sans en avoir tiré copie.... D'autres avaient fait des copies » de la Prévision, etc.  (Signé) MANSUY Chanoine-Doyen.

Alors qu'il était encore Grand-Vicaire de l'Evêché de Verdun, et dans une lettre adressée, le 4 novembre 1831, à M.de la S***, de Nancy, Chevalier.de Saint-Louis, M. l'Abbé Mansuy avait déjà affirmé qu'un Prêtre bien respectable et qui, alors, n'était pas encore ordonné, avait vu la Prophétie, au moment de la révolution, à Orval.

Le Journal des Villes et des Campagnes, du 19juillet 1839, cite le texte de cette lettre et nomme diverses personnes, non moins dignes de foi, qui, toutes, affirment que la Prophétie d'Orval était répandue dans le monde à la fin du XVIIIe siècle.

« Mme la Comtesse Adèle de Ficquelmont, Chanoinesse de Porchais, en émigration avec son père, en entendit lire des  copies chez le Comte de la Tour, son oncle (depuis Ministre  de la guerre à Vienne). M. le Baron de M***, ex-Colonel au service d'Autriche,  alors en garnison à Luxembourg, en a entendu parler à la  même époque, vers 1792.La Comtesse Alexandrine de Raigecourt, Chanoinesse de Saint-Louis, à Metz, affirme l'avoir » entendu lire à son Chapitre, lors de l'émigration. Un Chevalier de Saint-Louis, M. D***, de Nancy, en possède une copie prise, sur celle que sa mère eut à Luxembourg, à la  même époque. »

Le journal ajoute encore qu'une vieille Religieuse, « qui habite à Trouard, près de Nancy, » en possédait une copie prise également à la fin du siècle dernier. Extrait de la Revue l'Invariable, t. XIV, liv. 81, pages 181et 182,1839. Fribourg en Suisse, imprimerie S. Delisle, à Lausanne. —Voyez aussi : Le Chroniqueur de Fribourg, n° 127, jeudi 20 octobre 1870.

Dans le Diocèse de Lausanne et Genève, plusieurs personnes du canton et de la ville de Fribourg peuvent encore affirmer avoir vu la prophétie vers le même temps.       

[7] Voir: Les Saintes Montagnes et Collines d'Orval et de Clairvaux, par André Vulladier, Abbé de Saint-Arnould de Metz. —Luxembourg, 1629,in-4°.

 

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Ecrite le 16 octobre 1793, à 4h30 du matin -soit environ 8 heures avant son exécution- , cette lettre testament témoigne à la fois de la grandeur d'âme, mais aussi du courage de la Reine devant la mort. Reine innocente des crimes, Reine vertueuse. Reine sur qui l'on a beaucoup menti. Je vous adresse, Madame, comme j'aime à le dire, les hommages d'un fils, non point de sang, mais d'âme! 16 octobre 2011.

 

 

 

LETTRE DE MARIE-ANTOINETTE

A SA SŒUR

MARIE-ELISABETH.

 

Paris le 16 Octobre 1793. 4h30 du matin.

 

« C'est à vous, ma soeur, que j'écris pour la dernière fois : je viens d'être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui, innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers momens.

Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien ; j'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants ;: vous savez que  je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse! J'ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas! la pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre ; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eus deux ici ma bénédiction. J'espère qu'un jour, lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins.

Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer : que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur. Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a elle doit toujours aider son frère par des conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer; que mon fils, à son tour', rende a sa sœur tous les soins, les services que l'amitié peut inspirer ; qu'ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous : combien, dans nos malheurs notre amitié nous a donné de consolation; et dans le bonheur on jouit doublement, quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n'oublie jamais, les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : " qu'il ne cherche jamais à venger notre mort. »

J'ai à vous parler d'une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; pardonnez-lui, ma chère sœur ; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de l'aire dire à un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas : un jour viendra, j'espère, où il ne, sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore, mes dernières pensées; J'aurais voulu les, écrire dès le commencement du procès ; mais outre qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n'en aurais réellement pas eu le ténus.

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j'ai été élevée, et que j'ai toujours professée ; n'ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop, s'ils y entraient une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe. J'espère que, dans sa bouté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis long-tems pour qu'il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurais pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J'avais des amis; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j'emporte en mourant ; qu'ils sachent, du moins, que, jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux. Adieu, ma bonne et tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver! Pensez toujours à moi; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfans : mon Dieu ! qu'il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu, je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m'amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger. »

 

 


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Les tombes de la crypte de la Basilique Saint-Denis.

 

Extrait de l'ouvrage de M.Georges d'Helly

Les Tombes Royales de Saint-Denis.

 

 

Mercredi 16 octobre 1793.

 

Vers sept heures du matin , on a continué l'extraction des corps et cercueils du caveau des Bourbons, et l'on commença par celui de Henriette-Marie de France, fille de Henri IV, épouse de Charles Ier, roi d'Angleterre, morte en 1660 , âgée de 60 ans ;

Henriette Stuart, fille de Charles Ier, roi d'Angleterre, première femme de Monsieur, frère de Louis XIV, morte en 1670, âgée de 26 ans ;

Philippe d'Orléans, dit Monsieur, frère unique de Louis XIV, mort en 1701, âgé de 61 ans ;

Elisabeth-Charlotte de Bavière, seconde femme de Monsieur, morte en 1722, âgée de 70 ans ;

Charles de France, duc de Berri, petit-fils de Louis XIV, mort en 1714, âgé de 28 ans ;

Marie-Louise-Elisabeth d'Orléans, fille du duc régent du royaume, épouse de Charles, duc de Berri, morte en 1719, âgée de 24 ans ;

Philippe d'Orléans, petit-fils de France, régent du royaume sous la minorité de Louis XV, mort le 2 décembre 1723, âgé de 49 ans ;

Anne-Élisabeth de France, fille aînée de Louis XIV, morte le 30 décembre 1662, qui n'a vécu que 42 jours ;

Marie-Anne de France, seconde fille de Louis XIV, morte le 26 décembre 1664, âgée de 4 ans 1 jour ;

Philippe, duc d'Anjou, fils de Louis XIV, mort le 10 juillet 1671, âgé de 3 ans ;

Louis-François de France, duc d'Anjou, frère du précédent, mort le 4 novembre 1672, qui n'a vécu que 4 mois 17 jours ;

Marie-Thérèse de France, troisième fille de Louis . XIV, morte le 1er mars 1672, âgée de 5 ans ;

Philippe-Charles d'Orléans, fils de Monsieur, mort le 8 décembre 1666, âgé de 2 ans 6 mois ;

Mademoiselle d'Orléans, fille de Monsieur, morte après sa naissance ;

Sophie de France, tante du roi Louis XVI, et sixième fille de Louis XV, morte le 3 mai 1782, âgée de 47 ans 7 mois et 4 jours ;

Mademoiselle de France, dite à Angoulême, fille du comte d’Artois, morte le 23 juin 1783, âgée de 5 mois et 16jours ;

Mademoiselle, fille du comte d'Artois, morte le 5 décembre 1783, âgée de 7 ans 4 mois et 1 jour ;

Sophie-Hélène de France , fille de Louis XVI, morte le 19 juin 1787, âgée de 11mois 10 jours ;

Louis-Joseph-Xavier, dauphin, fils de Louis XVI, mort à Meudon le 4 juin 1789, âgé de 7 ans 7 mois et 13jours.

 

Suite du mercredi 16 octobre1793.

 

Vers les deux heures[1], avant le dîner des ouvriers, on enleva le cercueil de Louis XV, mort le 10 mai 1774, âgé de 64 ans ; il était à l'entrée du caveau, sur les marches, un peu de côté à main droite en entrant, dans une espèce de niche pratiquée dans l'épaisseur du mur ; c'était là que restait déposé le corps du dernier roi mort. On ne l'ouvrit, par précaution, que dans le cimetière, sur le bord de la fosse ; ce corps, retiré du cercueil de plomb, bien enveloppé de langes et de bandelettes, était tout entier, frais et bien conservé ; la peau était blanche, le nez violet et les fesses rouges comme celles d'un enfant nouveau-né, et nageant dans une eau abondante formée par la dissolution du sel marin dont on l'avait enduit, n'ayant pas été embaumé suivant l'usage ordinaire. On jeta de suite le corps dans la fosse, où l'on venait de préparer un lit de chaux vive, puis on le couvrit d'une couche de la même chaux et de terre par-dessus [2].

 

Nota. Les entrailles des princes et princesses étaient aussi dans ce caveau, dans des seaux de plomb déposés sous les tréteaux de fer qui portaient les cercueils. On les porta dans le cimetière, et on en retira les entrailles, qu'on jeta dans la fosse commune avec les cadavres ; les seaux de plomb furent mis de côté pour être portés, comme tout le reste, à la fonderie qu'on venait d'établir dans le cimetière même, pour fondre le plomb à mesure que l'on en découvrait.

Vers les trois heures après midi, on a ouvert, dans la chapelle dite des Charles, le caveau de Charles V, mort en 1380, âgé de 42 ans , et celui de Jeanne de Bourbon, son épouse, morte en 1377, également âgée de 42 ans ; Charles de France, enfant, mort en 1386, âgé de 3 mois, était inhumé aux pieds du roi Charles V, son aïeul ; ses petits os, tout à fait desséchés, étaient dans un petit cercueil de plomb; sa tombe de cuivre était sous le marche-pied de l'autel ; elle a été enlevée et fondue ;

Isabelle de France, fille de Charles V, morte quelques jours après sa mère, Jeanne de Bourbon, en 1378, âgée de 5 ans, et -Jeanne de France, sa sœur, morte en 1366, âgée de 6 mois 14 jours, étaient inhumées dans la même chapelle, à côté de leurs père et mère. On ne trouva que leurs ossements sans cercueil de plomb, et quelques restes de planches pourries.

On a retiré du cercueil de Charles V une couronne de vermeil bien conservée, une main de justice d'argent et un sceptre en vermeil, portant environ cinq pieds, et surmonté d'un bouquet en feuillage, du milieu duquel s'élevait une grappe en corymbe, ce qui lui donne à peu près la forme d'un thyrse. Ce morceau d'orfèvrerie, assez bien travaillé pour son époque, avait conservé tout son éclat.

Dans le cercueil de Jeanne de Bourbon, sa femme, on a découvert un reste de couronne, son anneau d'or, des débris de bracelets ou chaînons, un fuseau ou quenouille de bois doré, à demi pourri ; des souliers de forme pointue, assez semblables à ceux connus sous le nom de coulisses à la poulaine. Ils étaient en partie consumés, et laissaient voir encore les broderies en or et en argent dont on les avait ornés.



[1] C'était ce jour là même, et presqu'à la même heure, que l'infortunée reine Marie-Antoinette montait sur l'échafaud.

[2] Voyez dans mon volume Morts royales le récit des curieuses Intrigues de cour qui ont accompagné la mort de Louis XV, et les Détails horribles de cette même mort. Voyez aussi Cotillon III, cinquième partie (Ach. Faute, éditeur.)

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Publié le par Rhonan de Bar
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Chers Amis,

 

 

Pour ceux qui connaissent l'histoire de Rennes-le-Château, voilà à paraître, non pas un ouvrage supplémentaire, mais bien un écrit pertinent et nouveau qui concerne "l'autre" Rennes. 

L'auteur, après des années de recherches vient de perçer à jour l'ouvrage si contreversé, en son temps, de l'Abbé BOUDET, curé de Rennes les Bains.

Voici une présentation sommaire (sinopsis) ainsi que toutes le informations utiles pour en savoir plus et, pour mieux faire, vous le procurer.

 

Liens utiles  :
 
Synopsis

L’abbé Henri Boudet est curé de Rennes-les-Bains, petite station thermale très prisée en cette fin de dix-neuvième siècle. Il publie en 1886 un livre singulier et obscur : « La Vraie Langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains » dans lequel il prétend restituer la langue originelle grâce à l’anglais moderne, très proche, selon lui, de la langue des Tectosages, tribu celte du sud-ouest de la Gaule. L’abbé se lance dans des démonstrations farfelues, pour ne pas dire ridicules, et additionne les élucubrations. Il devient la risée de la communauté scientifique locale qui s’esclaffe en citant des passages de son ouvrage. Pourtant, Henri Boudet est loin d’être idiot et on ne lui connait pas non plus de signes de folie. Alors pourquoi ce suicide éditorial ? La raison est simple : le livre est codé. Il n’est pas destiné au profane mais à une élite d’initiés. Ce que contient ce livre est si grave, si important, que la raillerie de quelques scientifiques rationalistes ne peut pas affecter son auteur.

 Pour la première fois, La Vraie Langue celtique de l’abbé Boudet est entièrement décodée. Après quatre ans de travail acharné et méthodique, l’auteur de L’Île Sacrée met au jour un double secret — d’Etat et d’Eglise — jusqu’ici oublié des historiens. Il s’agit d’un Plan divin imaginé par les Spirituels franciscains du XIIIe siècle et réalisé sur terre au fil des siècles, étape par étape, par des souverains, des papes, des artistes tels que Nicolas Poussin, et des savants tels que Cassini. Le Plan restitué par l’analyse de la VLC (La Vraie Langue Celtique) révèle deux lieux dissimulés : une île de l’Atlantique et une colline sacrée du département de l’Aude.

 La Vraie Langue celtique de l’abbé Boudet est la clef d’une énigme historique des plus populaires de notre temps, la fameuse affaire de Rennes-le-Château.

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Publié le par Rhonan de Bar
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III

 Il convient, dans un premier temps, de distinguer ce qui a occasionné la chute de la Monarchie et, plus essentiellement encore, pourquoi et comment s’est-on ingénié à un tel effondrement. Comprendre également à qui pouvait bien profiter cette aubaine[1] ?

 

1789, nous l’avouons sans peine, avait ses raisons. Il fallait, et c’est peut-être bien ce qui échappe à nos historiens modernes, composer avec les changements, les mutations, tant dans les mœurs que dans les esprits, et ainsi faire face, comme a su si bien le pressentir Louis XVI, aux permutations qui s’annonçaient, irrémédiables parce que voulues par le Temps[2]. Ces mutations furent amenées, peut être inconsciemment, par des penseurs, en somme des agents, tels Rousseau ou bien encore Diderot. Pour reprendre Paul Le cour, sans ces hommes : « Robespierre ne s’expliquerait pas ».

 

Ainsi la précision qui suit est-elle fondamentale et nécessaire pour que le lecteur comprenne notre démarche et notre raisonnement ; les actes inscrits aux « registres de 89 », que nous pouvons considérer comme Le testament des « Trois-Ordres », n’avaient nullement pour objectif de venir à bout de la Monarchie en France. Ils souhaitaient simplement lui donner une dimension plus humaine, plus acceptable, mais surtout plus accessible et profitable au peuple dont, malgré les esprits malveillants et les langues rétives, notre Roi Louis, 16ième du nom, avait une profonde estime.

 

Et comme a pu s’interroger Pouget de Saint-André,[3] si la Révolution avait pour seul objectif l’acquis de la Liberté, il lui fallait s’arrêter en 89, si elle œuvrait pour un changement de régime, elle devait prendre fin le 10 août…Un Granier de Cassagnac [4] ne sera pas, quant à lui, sans se demander pourquoi il fallut verser autant de sang, autant d’argent pour une liberté que le Roi Louis offrait pour rien !

  

Dans un deuxième temps, nous exposerons et tenterons de comprendre pourquoi 93, fille bâtarde de 89, soudainement, s’est dressée devant elle, devant ceux qui, quatre années auparavant, avaient œuvré à faire de la France un Etat nouveau avec, à son sommet, une monarchie nouvelle par le biais d’un roi aimant !

 

         Voici ce que prétendaient les acteurs de 93 : « Nous sommes d’hier, avant 89, nous n’existons pas. Nous datons de cette glorieuse époque qui a fait de nous des hommes nouveaux ». Objectons : Rien de nouveau chez ces hommes, bien pis, ils avaient déjà occultés les vraies valeurs de 1789 inscrites au cahier des charges. Ces hommes, se basant sur cette phrase bien prétentieuse et inappropriée n’avaient plus rien, absolument plus rien de commun avec ceux de 1789. Du reste, il suffit de regarder les faits pour constater qu’ils mèneront eux-mêmes, dans une tragédie sanglante que nous ne pouvons que désavouer,  les hommes de 89 à la guillotine. Par la même occasion, ils conduiront à l’échafaud nombres des amis de Louis XVI dont les noms, marqués de sa main, furent retrouvés, ô comble du hasard, au verso d’un jeu de carte, au milieu de ses affaires personnelles, lors de la sortie du Palais des Tuileries dans la nuit du 19 au 20juin 1791! 

 

Autre point significatif, un simple regard sur les documents d’époque nous prouve que ce qui régit nos lois aujourd’hui, sont déjà celles qui sévissaient sous le Cycle du Lys. Elles-mêmes répondant largement à celles des empires Romains, Grecs et ce qu’ignorent peut-être nos lecteurs, à l’amalgame des lois des différents peuples qui ont composés la Gaule. D’une race à l’autre, d’un mode de gouvernement à l’autre, elles furent à peine modifiées, tout juste remaniées, lissées pour le bien du peuple sous la Monarchie. Ce n’est qu’à partir des événements révolutionnaires, qu’elles serviraient désormais aux avantages de la Constituante et de ceux qui en édifièrent les principes. Principes faussés, puisqu’outranciers et mensongés, qui ont en partie favorisé le déluge de sang venu alimenter le sol de notre pays.

 

         Tout comme il est essentiel, dans le même esprit, de noter que le tracé de nos frontières, certes conservé par la ferveur républicaine avec l’appui de la divine Providence, est en grande partie dû aux nombreux conflits, traités,  menés au cri de « Montjoye Saint-Denis », durant treize siècles d’histoire de nos rois. Treize siècles selon lesquels, pour citer A.Cheruel s’est forgée : « l’unité d’une langue, de mœurs, d’institutions de principes communs. »

 

         Ce qui nous manque aujourd’hui, ce qui constituait la force de notre pays, c’est l’homogénéité ou, plus succinctement exprimé : l’unité. De cette unité, Cheruel dit « qu’elle fut bien plus que l’étendue en elle-même de sa territorialité ». C’est pour dire que la division qui règne aujourd’hui sur la France fait bien plus le malheur de ces habitants que ne le fit le prétendu absolutisme de la Monarchie. En effet, la République a divisé pour mieux régner. Sauf qu’aujourd’hui, à bien regarder, le «citoyen» ne sait plus à quel saint se vouer.

 

Droite, Gauche, Centre, puis les Extrêmes… parmi tous ces clivages règne, à l’heure actuelle, la subdivision ce qui, pour le commun des mortels, ne fait que compliquer l’opinion qu’il pourrait se faire d’un gouvernement fédéré autour d’un Monarque[5]. Car, pour nuire, pour bafouer l’image de la Monarchie, de nos jours encore, on se prévaut, dans les manuels scolaires d’histoire, de réduire le fabuleux Cycle du Lys à ce qui correspond en réalité à l’extraordinaire volonté, à la pugnacité et, peut-être le conviendrons-nous, à l’extrême limite, à la prétendue mégalomanie d’un Souverain[6] d’exception qui contribua, à sa juste valeur, à la grandeur et à la puissance de notre pays.

 

         Quelque chose nous mène à penser, au-delà des erreurs conservant les hommes, mais plus encore les enfants d’aujourd’hui dans l’ignorance du bienfondé de la Monarchie, qu’il est fondamental, crucial, de maintenir loin d’eux les ouvrages ou les sources qui pourraient, ne serait-ce qu’un instant, leur ouvrir les yeux et leur faire prendre pleinement conscience des mensonges qui leur sont servis depuis près de deux siècles.

 


[1] Il existe à ce sujet diverses hypothèses qui, semble-t-il, n’ont toujours pas trouvé de réponses probantes à ce jour. Nous livrons ici les principaux courants ayant pu favoriser la chute de la Monarchie en France : la maçonnerie (du moins une catégorie), certaines puissances étrangères, les juifs, les mouvements philosophiques, les journalistes. Il ne s’agit pas là de notre point de vue mais bien d’un résumé de ce que nous avons pu constater parmi nos nombreuses lectures.

[2]  Il est un fait majeur qui régit la vie de l’Homme mais qu’il se garde bien, en ces heures sombres, de reconnaître, c’est le facteur Temps. Et lorsqu’il y a considération pour ce dernier, l’estimation en est toute linéaire ce qui, selon nous est une erreur de plus.

[3] Les auteurs cachés dela Révolution Française. LAP. 1923

  Causes deRévolution Française T1-T2.

5  Emprunté au grec μόναρχος«souverain» adj. et subst., formé de μον(o)-, de μόνος «seul, unique» et de -αρχος, «celui qui conduit», d'où «guide» et «chef», de αρχω «guider» d'où «commander»; cf. le lat. tardif monarchus «monarque, chef unique» (vie s. ds Latham). Le Monarque ou Roi règne MAIS ne gouverne pas.

Louis XIV avouait lui-même ne pas porter grand intérêt aux « choses de l’état ». Ce n’est que lorsqu’il prit conscience que la France était au plus mal, qu’il fut amené à prendre des décisions radicales, qu’on le jugea sévère par les différents arrêts qu’il dut mettre en place afin de redresser la situation. L’injustice est là et uniquement là. Pas ailleurs.

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #EN FAVEUR DE LA MONARCHIE

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        II            

 Un extrait de la Revue Universelle (1932) brosse brièvement le portrait des deux modes de gouvernements dont nous traitons dans cet ouvrage. Ceux-là même vers lesquels, consciemment ou inconsciemment, oscille le cœur du français. En ces simples mots, et notre choix est rapidement fait, nous pouvons lire : « la République, c’est la pluralité, la multiplicité, la diversité.  C’est le changement, c’est la brièveté, la défaillance, la syncope chronique. C’est la rivalité dans une prétendue égalité. C’est l’indifférence, l’insouciance, l’imprévoyance, l’irresponsabilité par l’impersonnalité ».

 

Si ce jugement peut sembler sévère, rugueux et âpre aux lecteurs peu accoutumés à ce genre de propos, aux générations nouvelles auxquelles nous nous adressons en priorité, il sonnera vrai pour ceux qui connaissent le problème de fond et tente d’y apporter une éventuelle solution.

 

Donnons les faits tels qu’ils paraissent le plus souvent exposés : Le Cycle du Lys, et par conséquent ses dignes représentants, auraient générés un pouvoir absolu !!! Pouvoir contre lequel, semble-t-il, aux dires des institutions d’aujourd’hui et des programmes scolaires, il  n’y avait pas mots à dire !!! Si tel avait été réellement le cas, on se demande pourquoi il eut fallu  autant de temps au peuple de France pour revendiquer ses droits, pour renverser la Monarchie et son soi-disant lot de misères. Certes nous savons le français long dans ses réactions, mais tout de même ! Et la gêne ou plus exactement le mal viendrait du fait, lorsqu’on est objectif en son analyse, qu’une seule et unique personne, en l’occurrence le Roi, fut détentrice du pouvoir !

 

Nous rétorquerons, à ces propos, que le Roi règne MAIS ne gouverne pas !  De fait il fut, comme nos dirigeants actuels, secondé, conseillé, entouré et que, par conséquent, il lui fut parfois difficile d’imposer sa propre volonté. Les lettres de cachets que l’on reproche entre autres, à Louis XIV, Louis XV et XVI, valent largement les débordements et les incohérences qui règnent, aujourd’hui, dans les jugements rendus en chaîne dans nos tribunaux. Ceci est indéniable.

 

Le manque d’autorité que l’on rencontre dès les événements de 1789 a, semble-t-il, généré un tel vide qu’il a, en même temps, amené son lot de délinquance et, oserions-nous dire, de déliquescence dans la conscience non seulement du peuple, mais essentiellement dans les esprits des têtes pensantes. Et lorsque la tête est pourrie, le corps subsiste mal. Si nous sommes pour accorder une seconde chance à l’individu, selon le principe chrétien, il n’en demeure pas moins qu’à un moment donné, une solution radicale doit être envisagée. Il est des cas où, selon nous, la corruption doit être traitée par l’autorité la plus élevée dans ce pays. Ce que nous n’imaginons pas sous une République puisque la justice est indépendante et ne relève en aucun cas de l’autorité suprême. Là est une erreur qu’il conviendra tôt ou tard de réparer.

 

Revenons aux maux qui constituent, selon nous, La faiblesse de notre pays aujourd’hui et, par extension, celle de chaque état républicain, quel qu’il soit, attendu que ceux-ci sont malheureusement les enfants de la révolution française. Un système que l’on nous dépeint comme idéal puisque celui-ci, soi-disant, repose sur le choix de l’électeur. Si ce point s’avère en partie exact, il n’en demeure pas moins que les promesses des potentiels élus à la tête du gouvernement sont toujours plus belles, plus attirantes, mais rarement, très rarement suivies d’effets. Chacun rivalisant d’imagination pour conquérir le cœur du citoyen. C’est ce que nous nommerons dans cet Eloge la fréquence. Celle-ci réside dans la forme élective, répétitive propre à toute démocratie. En effet, Le choix, base fondamentale de la République, lèse bien plus gravement que l’on ne pense. Et pour notre part, nous concevons mal qu’un pays puisse se montrer stable et prospère lorsqu’il est sous l’égide d’un tel système.

 

Qu’on le veuille ou non, et celui qui pourrait nous démontrer le contraire n’est pas encore né, le système électif républicain, en France, s’il perdure depuis 130 ans désormais, ne dispose en réalité, à chaque passage dans l’urne, que d’un temps relativement bref, fractionnaire, pour tenter de redresser le système économique du pays. Mais plus encore, il convient de reconnaître que ce qui nuit en plein à notre nation, c’est que ce que l’un entame, l’autre le défait bien plus pour des raisons proprement égotiques que pour l’assurance même d’une France meilleure. La continuité, mais aussi l’unité, semblent donc être deux atouts. Atouts majeurs qui n’appartiennent qu’à la Monarchie selon ce que nous venons de démontrer. C’est donc à mots couverts que l’on admettra, de-ci-delà, à travers les villes et les campagnes, que la France a eu grand tort de se « séparer de sa dynastie [1]» !

 

Mais à cela il existe un prétexte. Et cette cause nous allons la faire connaître.

 

 

 



1 Ernest Renan, dont les prédispositions n’étaient pas foncièrement monarchiques a déclaré ceci : « Lorsque la France a coupé la tête à son roi, elle a commis un suicide » !



 

 

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