LA PROPHÉTIE D'ORVAL
ou
PROPHÉTIE CISTERCIENNE
Fragment pour les années 1793 à 1911.
Napoléon Empereur (1804)
2ième Restauration. 1815
Voici encore venir le Vieux Sang de la Cap[1]. Dieu veut la paix, et que son Saint Nom soit béni. Or, paix grande et florissante sera au pays des Celtes-Gaulois[2]. La Fleur-Blanche[3] est en honneur moult grand ; la Maison de Dieu[4] chante moult saints Cantiques[5].
A suivre...
[1] Cap, racine de Capet. Ce mot indique la Race Royale de France qui descend de Hugues, surnommé Capet ou Capel, lequel monta sur le trône de France en 987, proclamé par les Seigneurs assemblés à — Noyon. Hugues Capet a reçu du Ciel la promesse, rapportent les Chroniqueurs, que ses fils, en récompense de sa piété, régneront à jamais.
[2] Pendant le règne de Louis XVIII quelques mécontents essayèrent bien, mais en vain d'agiter les masses de la population et l'armée sur plusieurs points de la France; toutes leurs tentatives furent promptement et énergiquement réprimées. La sécurité du Royaume permit d'envoyer en Espagne, travaillée par les sociétés secrètes, une armée qui aida le Roi Ferdinand VII à les dominer. Cette expédition, commandée par le neveu du Roi, le Duc d'Angoulême, entreprise malgré les menaces de l'Angleterre et l'opposition de son Ministre Canning, releva beaucoup la gloire de la France (1823). Le commerce, la navigation, l'industrie, le crédit refleurirent ; et c'est de ce moment que le bien-être général commença à décupler les fortunes de la bourgeoisie et de la banque. Louis XVIII supprima l'Ecole Normale et fonda l'Ecole des Chartes. Bientôt l'on oublia le drapeau aux trois couleurs et les aigles sanglantes clans la prospérité d'une paix grande et florissante.
[3] La Famille Royale de France, désignée par ses armoiries qui portent des fleurs de Lys
[4] La Maison de Dieu : l'Eglise.
[5] « Des missions, à partir de 1816, furent accordées à toutes les villes de France de quelque importance ; les vocations de l'un et de l'autre sexe pour l'état religieux, se multiplièrent; et les Temples de Dieu retentirent partout de chants religieux au milieu des populations revenant en foule aux exercices, aux consolations et aux bienfaits de la parole de Dieu. » (Le Chanoine Lacombe, p. 31.)