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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #GRAND MONARQUE

 

LA PROPHÉTIE D'ORVAL

ou

PROPHÉTIE CISTERCIENNE

 

 

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Fragment pour les années 1793 à 1911.

Napoléon Empereur (1804)

 

 

Mais c'est fait[1]. Les lunes sont passées[2]. Le Vieillard de Sion[3] a crié à Dieu de son cœur moult endolori par peine cuisante[4] ; et voilà que le Puissant est aveuglé pour péchés et crimes[5]. Il quitte la Grande Ville[6] avec ost[7] si belle que oncques ne vit jamais si telle ; mais point de[8] guerroyer ne tiendra bon devant la face du temps[9]. 

Et voilà que la tierce-part de son armée et encore la tierce-part a péri par le froid du Seigneur tout-puissant[10]. Mais 2 lustres sont passés[11] depuis[12] (3) le siècle de la désolation [13](4), comme j'ai dit à son lieu; tout plein fort ont crié à Dieu les veuves et les orphelins[14] (5); et voilà que Dieu n'est plus sourd.

 

 

  A suivre...  

 



[1]La mission de Napoléon Ier est remplie : l'Autel et le Trône sont restaurés. La grande oeuvre du Général que sacra Pie VII est d'avoir subjugué l'hydre maçonnique et montré au monde combien, avec la grâce de Dieu, il est facile de dominer cette synagogue de Satan, qui, alors et dans le même temps où elle voulait anéantir l'Eglise, s'efforçait de réintroduire le paganisme dans le monde (!). La Renaissance fut le retour à l'art payen, à la sauvage nudité ; puis vint le régicide, suivi d'une persécution semblable à celle des Césars, et finalement de hideuses Vénus hissées sur des chars de triomphe et adorées publiquement comme des divinités

[2]Les lunes sont passées : cette expression indique qu'un espace de temps, fixé sans doute avec plus de précision ailleurs, est enfin révolu. Il est probable qu'il s'agit des deux lustres mentionnés dans l'alinéa qui suit.

[3]Le Souverain-Pontife, le Pape Pie VII.

[4]  (4) De toutes les expressions faisant image dans la Prophétie, nulle n'est plus fidèle et plus saisissante que celle-ci : Après avoir sacré l'Empereur, le Pape Pie VII était rentré à Rome sans même répondre à ses paroles artificieuses insinuant des projets de séjour en France, tantôt à Avignon, et tantôt à Paris.

Aussitôt commença la comédie par laquelle Napoléon Ier préparait ses déclarations de guerre et ses annexions. Comme on le vit à Genève, quelques créatures salariées eurent mission de se livrer à des voies de fait métamorphosées bientôt en attentats au droit des gens.

A la protestation du Souverain-Pontife contre l'occupation d'Ancône par les troupes françaises (13 novembre 1805), Napoléon n'exhala qu'ironie et arrogance (réponse du 7 janvier suivant). Cet emportement s'accrut par degrés à mesure que le Pape refusait de reconnaître la suprématie de l'Empereur; la souveraineté de son frère Joseph, à Naples; le blocus continental, et l'interdiction de ses ports de mer aux Anglais L'envahissement des principautés de Bénévent et de Pontecorvo préluda à celui de Rome même, que le général Miollis osa profaner le 2 février 1808.

L'orgueil faisant d'étranges ravages dans la tête du Puissant, les Etats de l'Eglise furent réunis à l'empire par un décret du 17 mai 1809 (daté de Vienne en Autriche). Renversant des traditions trente fois séculaires, les nouvelles cartes de géographie portèrent alors ce mot impossible : Département de Rome.

La bulle d'excommunication (parue sur les Eglises de Rome à l'aube du 11 juin) trouva dans la personne de Napoléon un coeur fermé au repentir. Et, le 6 juillet, le Général Radet ayant escaladé le Palais Quirinal et enfoncé les appartements à coups de hache, enlevait, à trois heures du matin, dans une voiture fermant à clé, et aux persiennes clouées, le Souverain Pontife et le Cardinal Pacca, sans autres vêtements que ceux qui les couvraient, et quoiqu'ils n'eussent à eux deux que trente-huit sous, en monnaie romaine.

Reconnu presque partout sur la route, Pie VII bénissait et apaisait les peuples, disposés à se soulever en sa faveur....

C'est au milieu des angoisses et des mauvais traitements que Pie VII fut déposé à la préfecture de Savone, ayant passé par la Chartreuse de Florence (où il reprit l'appartement qui, dix ans auparavant, avait  servi de prison à Pie VI), Gênes, Alexandrie, Grenoble, Valence, Avignon, Aix et Nice. Dans cette dernière ville les rues étaient illuminées et semées de fleurs, et les populations accouraient pour saluer le magnanime pontife.

Dès lors Pie VII fut sans relâche assailli de sollicitations et de députations, même d'illustres Prélats pour en obtenir des concessions funestes. Napoléon ne put être satisfait dans ses prétentions, et le Roi des Rois, le Prince des Apôtres fut brutalement dépouillé de ses vêtements pontificaux (10 juin 1812) pour être, renfermé quoique malade et souffrant (jusqu'au point d'avoir reçu l'Extrême-Onction en route, à Stupinigi) dans le château de Fontainebleau.

Tout à coup, Napoléon arrive à Paris, fuyant les glaces et les armées de la Russie. Par la ruse et la violence, l'Empereur parvint à arracher un nouveau Concordat, inique, spoliateur et nul (celui de 1813) au Vieillard de Sion, âgé de soixante-et-onze ans, affaibli autant qu'affligé, anéanti et qui ne pouvait plus recevoir de nourriture.

Telle fut la peine cuisante qui endolorit le coeur du Pontife au point de lui ravir son humeur joviale et son gracieux sourire. Car aussitôt, après la protestation aussi ferme qu'explicite du 24 mars, son visage devint plus serein et il avoua qu'après ce qu'il venait de faire, il s'était senti soulagé d'un poids douloureux qui le fatiguait jour et nuit.

Le Pape déclara donc à Napoléon qu'il ne concluerait plus aucun traité tant qu'il serait retenu hors de Rome. (D'après Arthaud de Montor, Histoire de Pie VII.)

[5]Les crimes de Napoléon Ier ils sont aussi nombreux que ses campagnes et que ses batailles. Le divorce auquel il contraignit son frère Jérôme, malgré l'union sacramentelle ; le sien propre, qui le sépara de Mme e Beauharnais (Joséphine Tascher de la Pagerie) pour l'unir à l'Archiduchesse Marie Louise d'Autriche  ses relations coupables, et, dit-on, quelquefois incestueuses avec plusieurs Dames ou Demoiselles de sa cour ; l'horrible assassinat du Duc d'Enghien et quelques autres plus enveloppés de mystères; l'infâme guet-à-pens qui lui livra au même moment deux Rois d'Espagne; plusieurs autres spoliations non moins artificieuses que violentes ; des incarcérations de personnes distinguées dans toutes les forteresses de l'Empire; des procédés inouïs et sacrilèges envers le Souverain-Pontife et l'Eglise font de Napoléon Ier un vrai prodige où le génie le dispute au péché et au crime.

[6] Paris.

[7] Ost, vieux mot, pour armée (du latin hostis).

[8] Ici, dans le texte primitif, se trouvait le mot oncques; on l'a suppléé par la locution moderne point de.

[9] Ne pourra braver les éléments dont la divine Providence dispose à son gré.

[10] Campagne de Russie; en 1812. Au paroxysme de l'orgueil, Napoléon Ier s'était demandé si l'excommunication du Souverain-Pontife ferait tomber les armes des mains des soldats (lettre de Napoléon au Prince Eugène du 22 juillet 1807) mais dans ce mémorable hiver de 1812, il put voir tomber baïonnettes, fusils et soldats par centaines de mille.

[11] Dix ans.

[12]Depuis, à la place de d'après.

[13]A partir du moment où la Révolution fut définitivement subjuguée, soit depuis l'année 1804, où Napoléon devint Empereur. L'histoire nous porte ainsi à 1814.

[14] Les veuves et les orphelins de la république et du premier empire... qui pourrait les compter?

 

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