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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #MARTYRS DE FRANCE

Prince de Berghes.

 

Sorti l'un des premiers de l'école de Saint-Cyr, le jeune prince de Berghes-Saint-Vinock, était ainsi que son frère, lorsque la guerre éclata, officier au 9° chasseurs. Ses rares qualités le firent désigner par son colonel au général Lebrun, qui cherchait un officier d'ordonnance. Le 31 août,  il prit part à la bataille de Mouzon; le 1er septembre, il était auprès de son général, lorsqu'un obus vint lui fracasser la jambe droite. Il subit l'amputation sur le champ de bataille avec un courage qui lui permit d'en suivre toutes les phases ; le soir même, il fut transporté au village de Givonne. Les hommes généreux qui présidaient aux ambulances accoururent ; parmi eux se trouvait son cousin, le prince de Sagan, dont le dévouement pourvut à tout ce qu'exigeait l'état du jeune blessé. Le lendemain, le prince de Berghes traça de sa main une longue lettre au crayon pour rassurer sa mère. Tant de fermeté et de force d'âme excitaient l'admiration de ceux qui l'entouraient et firent quelque temps illusion à sa mère. Lorsque, au bout de cinq jours, elle parvint enfin près de lui, il fut transporté à Bruxelles, où la famille d'Ursel ne voulut céder à personne le droit de lui prodiguer la plus délicate hospitalité. Bientôt se manifestèrent les plus sinistres symptômes ; il fallut renouveler de douloureuses opérations; le courage du blessé, sa douceur envers ceux qui le soignaient, sa confiance en Dieu, étonnaient les docteurs et grandissaient avec la souffrance; douze jours avant de mourir, il voulut remplir ses devoirs religieux, mais sans éclat, sans témoins, demanda-t-il, « pour ne pas affliger ma mère ! »

Entre chaque crise, il renaissait avec toute sa lucidité, nommant son frère, son général, ses amis, et montrant à découvert sa belle jeune âme prête à s'envoler. Le 23 octobre vit la fin de ses longues tortures vers 10 heures du soir, « Mon Dieu, s'écria-t-il, ayez pitié de moi !» Et il expira dans les bras de sa mère.

Pendant trois jours, les officiers français et belges, des vieillards illustres, des jeunes gens, des jeunes filles s'agenouillèrent sans relâche autour du lit mortuaire ; des femmes pieuses reproduisirent ses traits ; des mains augustes voulurent tresser elles-mêmes les couronnes de roses blanches et d'immortelles qui ornèrent son cercueil. La ville semblait en deuil ; une foule émue se pressait dans l'église. Les blessés des ambulances se traînaient lentement à la suite du cortège, au milieu duquel le fils du maréchal Mac-Mahon représentait son père.

Ceux qui ont connu Pierre de Berghes, et surtout ceux qui l'ont assisté dans ses derniers jours, n'oublieront jamais ce jeune officier si bon, si doux, si brave dans la vie et devant la morte(1).

La noblesse catholique versait généreusement son sang sur tous les champs de bataille pendant que ses détracteurs péroraient et volaient.

 

 On écrivait à la Province de Bordeaux :

« Monsieur le Rédacteur,

» J'avais à l'armée huit cousins ou plus proches parents :

 

MM. Prince de Berghes (Pierre), mort.

Duc de Berghes (Guillaume), blessé.

Comte de Marcellus (Lodoïs), mort.

Comte de Lasteyrie (Robert), blessé.

Vicomte de Malet (Edouard), blesse.

 

MM. Comte de Viel-Castel (Edouard), pas de nouvelles.

Alexis d'Assailly, prisonnier.

Richard de Chassey, mort.

" Ils n'étaient point républicains, mais ils servaient leur pays, fidèles aux traditions patriotiques de leurs familles.

" Veuillez donc faire connaître à vos lecteurs que le sang de la vieille France n'est point tout-à-fait perdu, et que ses représentants ne sont pas tous des gandins dégénérés, quoi qu'en dise l' Emancipation.

" Mais encore une fois, où sont donc les républicains qui parlent d'enflammer nos courages?...

Dans les journaux, où ils calomnient; aux emplois lucratifs, où ils se chauffent, conspirent et

jugent les coups... qu'ils ne portent ni ne reçoivent pas !

" Le pays jugera bientôt.

"ED de L.

 

 

(1) L' Univers.

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