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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #MARTYRS DE FRANCE

Sous-lieutenant Luiset.


Capitaine Albert Rouvière.

  

Le 76° de ligne combattait auprès du village de Stiring. C'est là que je vis tomber sous le feu de l'ennemi M. Luiset, de Lille, sous-lieutenant et porte-drapeau du régiment. Plus préoccupé du drapeau que de sa blessure, je l'entendis dans sa chute crier de toutes ses forces : « Mes amis ! au drapeau, au drapeau ! Sauvez le drapeau. » Je courus à lui, et, aidé du tambour major, je l'emportai dans la voiture de l'ambulance.

Sa blessure lui avait ouvert le ventre, et ses entrailles sorties traînaient dans la poussière et sur le marchepied de la voiture. Il perdait tout son sang et il devait être d'une faiblesse extrême. Mais rien ne paraissait, et, toujours occupé du drapeau, il criait par la portière de la voiture : « Mes amis, où est le drapeau? Le drapeau est-il sauvé?... » Arrivé à l'ambulance, je le remis aux mains de notre chirurgien en chef, et dès qu'il fut pansé, il m'appela et me dit : " M. l'aumônier, vous pouvez me confesser et me donner tous les sacrements, je les recevrai avec bonheur, J'appartiens à une famille chrétienne, et puis, j'ai eu de si bons maîtres au collège de Marcq; j'en ai reçu de si bons principes que je suis heureux de l'occasion de remplir mon devoir de chrétien après avoir rempli celui de soldat. » Je lui administrai donc les sacrements, et, après encore une heure de courage et de prières, il rendit le dernier soupir.

 

ABBÉ BARON.

 

On écrivait de Nîmes :

 

« Nous pleurons et nous sommes fiers. Un enfant de l'Assomption, mon élève et mon ami, le capitaine Albert Rouvière, est tombé glorieusement après s'être battu comme un lion. C'était un bel officier, fort instruit, d'un brillant avenir.

« Albert Rouvière était âgé de trente-deux ans. Ancien officier d'ordonnance de l'infortuné Maximilien, capitaine adjudant-major au 77e de ligne, il allait être promu au grade de chef de bataillon, dont il faisait les fonctions à Sarrebruck et à Forbach.

« A Saint-Avold, il avait reçu le pain du voyage, le pain des forts, ce pain qui donne la vie et le courage, et qui transforme les chrétiens en lions pour le combat, « après avoir fait la meilleure de ses confessions, » disait-il dans l'intimité domestique, avec cette délicatesse de piété qui était une des distinctions de son caractère.

Au soldat qui se penchait sur son corps pour recueillir son dernier souffle, il a pu dire dans un suprême effort : « Je vous prends à témoin, que je meurs en soldat et en chrétien. »

— Grandeur d'intention, noblesse de parole qui élèvent la mort sur le champ de bataille à la hauteur d'un véritable martyre. »

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