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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #MAISONS NOBLES DE LORRAINE

PIECES JUSTIFICATIVES 

SEPTIEME EXTRAIT

 

 

Landrian

VII. Epitaphe de NICOLAS DE LANDRIAN dans l'église de Guedreville.

 

« Extrait de ce qui est escrit sur la lame de marbre de l'épitaphe de Nicolas De Landrian, qui est en l'église de la paroisse Saint-Remy de Guedreville, dépendant de la Baronnie de Baufremont, attachée à l'arc doublet du sanctuaire qui le sépare du choeur, à main droite en entrant du côté de l'épître : »

D. 0. M.

 

« Icy repose le corps de Nicolas De Landrian, viuant Ecuyer et Lieutenant au Gouvernement de la cy-deuant ville de La Mothe, place frontière des Etats de Son Altesse Sérénissime Charles quatre, qu'il a défendu pendant ses trois sièges, par des exploits dignes de sa fidélité et à ses frais, à cause de l'éloignement de son Prince ; il est mort le dernier septembre 1667. »

« Priez Dieu pour son âme. »

« Lequel extrait se conforme de mot à mot, ayant été collationné par moy, Jean-Baptiste Michel, tabellion en la Baronnie dudit Beaufremont, etc. »

(Suivent ici les signatures des témoins), le 3 octobre 1712.

Cependant le tabellion avait négligé de tirer copie d'une sentence ou moralité, à la louange du défunt, et qui se trouvait au bas de l'épitaphe en Français. Elle a été heureusement rapportée dans un pareil acte, vers la même époque.

 

D. 0. M.

 

« Sentenlia nobili D. N. De Landrian. »

« Est aquilse fixis solem coelumque tueri, nobilis est celsi Principis alta sequi firma sedes turris, spes est aurea aquila virtus in fundo titulat, stemmates ecce decus innixus galla? pullus mater sic nititur arci gignitur hinc genitis a genitore genus impia quem tumulat mors hune fert virtus in altum, vivat laus pueris ut redivivus eat immemor hanc tumuli, quseso ,

memorare sepulti, mox âge, die horat voce pregante tuas. Obiit M. D. C. LXVII, ultima septembris. »

« Requiescat in pace. »

 

En voici la traduction :

 

A DIEU, TRÈS-BON TRÈS-PUISSANT.

Pour Messire N. De Landrian, Ecuyer.

 

Il est de la nature de l'aigle de pouvoir fixer les rayons du soleil, et c'est le privilège de la noblesse de pouvoir concourir aux grands exploits du prince.

Dans les armes de celui-ci la tour est le symbole d'une fidélité à toute épreuve ; l'aigle, de l'espérance, et la vertu brille sur un champ d'or ; il en a rempli l'emblème, il n'a pas plus abandonné la tour, que le poussin la mère qui l'a vu naître. C'est par cette conduite que la noblesse passe du père aux enfants, et que la vertu porte aux cieux celui que la mort impitoyable ensevelit dans le tombeau. Que ses enfants jouissent de sa gloire, qu'il revive en eux, sans cependant oublier qu'ils doivent mourir.

Passant, souviens-toi toutefois du défunt, et dès ce moment même, adresse pour lui tes prières à Dieu tout-puissant.

Sa mort arriva le dernier jour de septembre de l'an 1667. Qu'il repose en paix.

Cette petite paraphrase, bien sentie, touchant la Maison De Landrian, répond naïvement, et sans emphase aucune, à la courageuse conduite de Nicolas De Landrian, lors des trois fameux sièges de La Mothe, ce dernier boulevard de la nationalité lorraine, tombé avec honneur sous les coups d'adversaires bien supérieurs en nombre. Les Lorrains n'étaient pas de leur nature fort louangeurs ; la pratique des vertus privées, civiques ou militaires semblait à leurs yeux, ici particulièrement, découler comme de source. Il fallait sans doute un caractère aussi élevé que celui de Nicolas De Landrian, pour vanter en lui le vaillant soldat et le dévoué sujet, choses qui paraissaient toutes naturelles en elles-mêmes. Remarquons que le mot nobilis, appliqué en tête de la moralité, au défunt, signifie, à la lettre, illustre de race, et non pas noble seulement ; ce qu'il eût été inutile de mentionner, puisque le titre d'écuyer, ou chevalier, d'ancienne noblesse, suit immédiatement.

 

 

PIECES JUSTIFICATIVES 

HUITIEME EXTRAIT


VIII. Lettres-patentes de reconnaissance de la noblesse ancienne de la Maison DE LANDRIAN par, Léopold 1er, Duc de Lorraine et de Bar.

 

Près de trois-quarts de siècle, la Lorraine devint le théâtre des plus funestes débats qui surgirent de la guerre de trente ans. Charles IV, son souverain, ayant attiré sur lui les armes de la France, succomba dans la lutte, et l'autorité ducale disparut jusqu'au traité de Ryswick, qui rendait cet État à son petit-neveu, Léopold Ier, en 1698.

Un des premiers soins du nouveau duc fut d'effacer, autant qu'il était en lui, les traces de ces calamités qui avaient dépeuplé le pays et réduit la noblesse lorraine aux plus dures extrémités, sans la faire fléchir.

Par devoir comme par reconnaissance, Léopold Ier s'empressa de se montrer sensible à tant de dévouement à la race de ses ancêtres, à cette ténacité au sol natal, ce qui venait d'être couronné de succès, en s'efforçant de rendre à la noblesse son premier lustre, non pas, il est vrai, en la reconstituant en Assises, ou pouvoir constitutionnel, comme auparavant, mais en mettant en relief les services antérieurs, sûrs garants de ceux à venir.

* Dans cette réorganisation générale, Nicolas et Errard de Landrian, durent naturellement présenter leur requête pour faire admettre, si besoin

était, leur état de gentillesse. Outre les preuves par Chartres et diplômes, circonstance fort rare alors, la notoriété publique aurait suffi, car aucun de la Maison des exposants n'avait voulu quitter le pays.

LÉOPOLD par la grâce de Dieu, Duc de Lorraine et de Bar, Roy de Jérusalem, Marchis, Duc de Calabre et de Gueldres, Marquis du Pont-à-Mousson et de Nomeny, Comte de Prouence, Vaudémont, Blamont, Zutphen, Saarwarden, Salm, Falkenstein, etc. A tous présens et à venir, SALUT. Nos amés et féaux Nicolas De Landrian, Conseiller-Assesseur en notre Bailliage du Bassigny, et Errard De Landrian, aduocat en nostre Cour souveraine de Lorraine et Barrois, son frère, nous ont très-humblement fait remontrer que leur Famille est originaire du Milanais, et qu'encore bien que Jean-Francisque De Landrian, leur autheur, qui en est sorty, n'eût pas apporté auec luy les Lettres de noblesse, ni les aullres tiltres qui les accompagnent, parce qu'ils restèrent aux aisnéz, qui ont toujours demeuré dans cette prouince, il n'a pas pour ce laissé de son viuant et ses successeurs après sa mort, de jouir de tous les honneurs et priuiléges de noblesse, s'estant toujours attachés au seruice de leurs Princes et de l'Etat ; Jean-Francisque De Landrian et René, son fils, estants morts dans le seruice des armes, et Charles De Landrian, fils dudit René De Landrian, ayant mérité par ses seruices et son attachement d'estre mis au nombre des Conseillers d'Etat de feu le Duc Henry; dans laquelle qualité il est mort, soubs le règne de feu nostre très-honnoré Seigneur et grand-oncle, Charles IV, de glorieuse mémoire, comme il se voit par le breuet du vingt et unième apuril mil six cents vingt-deux. Lequel s'estant toujours serui, de même que ses prédécesseurs,

des armes de Landrian, les fit mettre au-dessus de l'épitaphe de son père, dans l'église de l'abbaye de Clerlieu, proche Nancy, dont l'extrait est ci attaché sous nostre contre-scel, daté du A'ingt-sixiesme aoûst, mil six cents trente-cinq. Ce dernier qui est l'ayeul des exposants, ayant deffendu La Mothe comme volontaire et Lieutenant au Gouuernement de ladite ville, où ayant esté obligé de succomber, il se retira sur son bien, à la campagne, plutôt que d'auoir voulu s'engager dans le seruice étranger, et Jean-Baptiste De Landrian, son fils, père des remontrans, estant mort dans la fleur de son aage, la Damoiselle Claude De Billard, leur mère, qui les destinoit à nostre seruice, auroit vendu son bien, scitué en France, pour les éleuer et réunir toutes leurs possessions dans nos Estais, de manière que l'aîné des suppliants a l'honneur d'estre pourveu d'un office de Conseiller en nostre Bailliage du Bassigny, et son cadet estant actuellement à la suite de nostre Cour Souveraine pour se rendre capable de nous scruir, et comme ils n'ont aucun tiltre constitutif de noblesse, mais seullement une possession de plus de deux cents années, justifiée par plusieurs contrats de mariage, actes de filiation, arbres de lignes et autres actes pablicques, contenus en l'inventaire cy-joint et attaché aueclesdits filtres soubs nostre contre-scel, qui font connoître clairement que les suppliants descendent en ligne directe des Landrian d'Italie ; ledit Jehan-Francisque ayant eu pour fils Jean-Francisque, marié à Marguerite Gérard, desquels est sorty René de Landrian, qui espousa Françoise Thouuenel, et qui eurent pour fils ledit Charles De Landrian, Conseiller d'Estat, lequel ayant espousé Damoiselle Bénigne Plumeré, eurent de leur mariage Nicolas De Landrian, qui espousa Damoiselle Philbert Tranchot, dont Jean-Raptiste De Landrian est issu, qui se maria auec Damoiselle Claude De Billard, desquels les suppliants sont issus.

Tous lesquels tiltres ayant été produits, vérifiés et certiffiés véritables par nostre cher et féal Conseiller d'Estat, le Procureur-Général en nos Chambres des Comptes, le sieur De Vignolles, ils nous ont fait très-humblement supplier leur accorder nos Lettres de reconnoissance, de leur permettre de faire insinuer et blasonner leurs armes dans les registres de nostre Hérauderie, pour estre enregistrées par après en nostre Chambre des Comptes, et VOULANT traiter fauorablement lesdits De Landrian, les obliger à s'attacher à nostre seruice et leur témoigner la reconnoissance qui nous reste des seruices rendus par leurs autheurs, De l'auis des Gens de nostre Conseil, et de nostre grâce spéciale, pleine puissance et authorité souueraine, Nous AVONS DÉCLARE ET DÉCLARONS lesdits Nicolas et Errard De Landrian, issus en ligne directe de Jean-Francisque De Landrian, qui auoit espousé Jeanne-Françoise, duquel ils sont issus au septième degré de filiation, en conséquence leur auons permis et permettons de se dire et nommer estre descendus d'Icelui, et user de sa noblesse, ainsy que luy et ses successeurs jusques aux Suppliants en ont jouy et de ce jouyr, porter leurs armes anciennes et accoustumêes, qui sont d'or, à un chasteau de sinople, maçonné de sable, flanqué de deux tours de mesme et crénelées au sommet ; en chef d'un aigle de sable, éployé, becqué, armé et diadème de gueules, tenant ses serres eslendues sur l'une et l'autre tour, un  CASQUE DE GENTILHOMME, grillé à l'ordinaire, surmonté d'un aiglon aussi de sable, ayant pour support un lambrequin aux couleurs et métaux de l'escu, ainsy qu'elles sont cy après empreintes et blasonnées, les faire inscrire, empreindre et releuer dans leurs maisons, sépultures et autres édifices, et icelles enregistrer dans les registres de nostre Herauderie, et partout ailleurs où besoin sera, et généralement jouir et user de tous les droits, priuiléges et prérogatives , prééminences, honneurs, franchises, libériez, exemptions, rang, séance, et aultres immunités de noblesse, dont jouissent les Anciens nobles de nos Estats, tant et sy longtemps qu'ils ne feront act dérogeant à noblesse SY DONNONS ET MANDEMENT chers et féaux les Président, Conseillers et Auditeurset Gens tenants nostre Chambre du Conseil et des Comptes de Bar, Bailly du Bassigny, Lieutenant-Général, Conseillers et Gens tenants ledit Bailliage, à Bourmont, et à tous nos officiers justiciers, hommes et sujets qu'il appartiendra, que ces présentes ils fassent enregistrer, et du contenu en icelles jouyr et user lesdits Nicolas et Errard De Landrian et leurs descendants nés et à naître en loyal mariage, pleinement, paisiblement et perpétuellement, cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements qui pourroient leur estre faits au contraire, CAR AINSY NOUS PLAIST et, affin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous auons aux présentes signées de nostre main et contresignées par l'un de nos Conseillers, Secrétaire d'Estat, commandemens es finances, fait mettre et appendre nostre grand scel. Donné à Lunéville, le treizième juillet mil sept cent trois.

LÉOPOLD.

 

Et sur le repli : Par Son Altesse, signé : S. M. Labbê.

(Copie sur l'original des Lettres-patentes. II en existe aussi la minute dans le recueil d'Hérauderie de Lorraine, par Charles, héraut d'armes en titre.)

 

 

 

PIECES JUSTIFICATIVES 

NEUVIEME EXTRAIT

 

IX ORDONNANCE d’Entérinement des Lettres-patentes du Duc Léopold.

 

Les Président, Conseillers, Auditeurs et Maistres en la Chambre des Comptes du Conseil du Duché de Bar, qui ont veu les Lettres-patentes d'autre part, et par Son Altesse Royale, à Nicolas De Landrian, Escuyer et Conseiller*au Bailliage de Bassigny, séant à Bourmont, et à Errard De Landrian, aussy Escuyer, en la Cour, le treize juillet mil sept cent trois, la requeste par eux présentée à la Chambre, tendante auquel veu les pièces y attachées, la jouissance de leur noblesse, il luy plaise enthériner les dites Lettres, ordonné qu'elles seroient exécutées selon leur forme et teneur, pour par eux, leur postérité et lignée, née et à naistre, jouir du bénéfice d'icelles, et de tous les droits et immunités attribuées aux Gentilshommes reconnus; le CONTRAT DE MARIAGE entre Jean-Francisque De Landrian d'Vrville, escuyer, demeurant à La Mothe, et damoiselle Margueritte Gérard, passé par deuant Poery et Regnault, notaires, le seize féurier mil cinq cents soixante et treize ; LE CONTRAT DE MARIAGE entre René De Landrian, escuyer, archer de la Garde de S. A. et Capitaine de Beaufremont, demeurant à Vrville, et Damoiselle Françoise De Thouuenel, passé à Allaimont, le quinze nouembre mil cinq cens quatre-vingt-sept, pardeuant Nicolas Guillaume et Nicolas La Barre, tabellions jurez au Bailliage de Bassigny, et sentence rendue au Bailliage de Bassigny, le vingt et un janvier mil six cent cinq, entre Nicolle, veufue de François Gellé, appelante, contre Damoiselle Françoise De Thouuenel, veufue dudit sieur René De Landrian, employée pour justifier que ledit René étoit fils de Jean-Francise De  Landrian; AUTRE CONTRAT DE MARIAGE d’entre Charles De Landrian, fils de René De Landrian, et de Damoiselle Françoise Thouuenel, ses père et mère, d'une part, et Damoiselle Begnigne Plumeré, d'autre ; passé le onze mai mil six cent dix, pardeuant Nicolas Vincent et Gabriel Masson, notaires

et tabellions de la sénéchaussée de La Slothe et Bourmont; AUTRE CONTRAT DE MARIAGE  d’entre Nicolas De Landrian, écuyer, fils de Charles De Landrian, escuyer, Conseiller d'Etat de Son Altesse, et Damoiselle Begnigne Plumeré, et Damoiselle Philbert Tranchot, d'autre part, passé par deuant Jean Collin, tabellion à Beaufremont, et les tesmoings y dénommez, le huit nouembre mil six cent trente-sept; AUTRE CONTRAT DE MARIAGE d’entre Jean-Baptiste De Landrian, escuyer, auoeat au Parlement de Metz, fils de Nicolas De Landrian, et Damoiselle Philbert Tranchot, ses père et mère, d'une part, et Damoiselle Claude De Billard, d'autre, passé par deuant Philippe Mouginot, notaire royal, tabellion garde note héréditaire en la preuosté de Coissy, et les tesmoings y dénommez, le vingt-cinq nouembre mil six cens soixante et quatorze; LES EXTRAITS BAPTITAIRES desdits sieurs Nicolas et Errard De Landrian, fils dudit Jean-Baptiste De Landrian, et de Damoiselle Claude De Billard, du trente octobre mil six cent soixante et dix-sept, et vingt-quatre septembre mil six cent quatre-vingt et quatre, bien d'heument légalisées, toutes les dites pièces employées et semant à justiffier la filiation des Suppliants, tout considéré : LA COUR A ENTHERINE ET ENTHERINE les dites Lettres-patentes, du treize juillet mil sept cens trois, ORDONNE qu'elles seront suiuies, exécutées selon leur forme et teneur pour par lesdits Nicolas et Errard De Landrian, leur postérité et lignée, née et à naistre en loyal mariage, jouir du bénéfice d'icelles, et de tous les droits, immunitez et priuiléges attribués aux Gentilshommes reconnus ; ORDONNE que lesdites Lettres seront registrées au greffe de la Chambre, pour y auoir recours quand besoing sera. Fait à Bar, en la Chambre du Conseil et des Comptes du Duché de Bar, le quinze septembre mil sept cens trois.

D'alençon, Président; De l’Escamoussier, Cachedenier, Rapporteurs ; Jobart, Hannel, De La Mone et Maillart, tous Conseillers et Maistres en ladite Chambre, présens.

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