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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #MAISONS NOBLES DE LORRAINE

PIECES JUSTIFICATIVES 

CINQUIEME EXTRAIT.

 

Landrian

V. Damoiselle FRANÇOISE THEUENEL ou THOUVENEL veuve de feu sieur René de Landrian, vivant écuyer, justifie de la noblesse de son mari, et de son origine d'Italie.

 

« Du Vendredy, vingt-huitiesme janvier, mil six cent et cinq, pardeuant Mammes Collin, Licentiez ez-droitz, Lieutenant-Général au Bailliage de Bassigny » la qualité d'écuyer (c'est-à-dire, à cette époque, le titre d'Ancien chevalier), était contestée à sa veuve par les habitants de Bourmont, à ce qu'il paraît. Le Procureur général requérait que cette qualité d'écuyer « attribuée au sieur feu De Landrian fut rayée jusqu'à ce qu'on ayt fait paroistre qu'elle luy appartient. » D'autre part, noble Etienne De Roncourt, intimé aussi, demandait le renvoi de la cause, vu la production de pièces qu'il avait contre les habitants de Bourmont.

« Ladite Damoyselle, vefue dudit feu sieur De Landrian, a requis la mesme chose, pour nous monstrer selon qu'elle a dit trop passionné de leur part, empeschant que la qualité d'escuyer, laquelle appartient au feu sieur son marit, soit rayée ; puisqu'il est véritable que icêluy et tous ses feu père, ayeul, bisayeul et autres ancestres ont jouys de ladite mesme qualité, comme estant vrayment issus de Race noble et bien recogneue en Italie, d'où ledit feu sieur Jehan Francisque de Landrian, père du feu sieur son mari est venu, ayant iceulx tousiours esté tenus, asseurés en le pays, pour Gentilshommes et jotiy de la qualité d'escuyer, tant en jugement que dehors, sans qu'elle leur ayt esté jamais débattue, protestant de la vériffier sy besoing, fait aux despens de nous (le Procureur général) qu'elle a dit estre dénonciateur, et de tous autres qu'il appartiendra , et de se maintenir en ladite qualité. »

Le Procureur général répliquait que ladite Damoiselle était tenue de faire preuve de cette qualité, par titre de S. Altesse ou de Princes souverains, ajoutant prudemment : « Ne sommes denonciable, se non qu'ayant recogneu la qualité d'escuyer, nous auons desclaré que nous ne l'entendons jusqu'à ce que Son Altesse y auroit ordonné ; sur quoy ledit sieur Procureur reuiendra aux prochains jours. (Signé, Rlancheuoye.)

« Et le vingt-deuxiesme desdits mois et an, laquelle Damoiselle De Landrian, a représenté à nous susdit Procureur, certaines Lettres-Patentes obtenues de Son Altesse, par le défunt sieur JEHAN-FRANCISQUE DE LANDRIAN, père du feu RENÉ DE LANDRIAN son marit, par lesquelles sa dite Altesse le qualifie Escuyer et Gentilhomme, en diuers endroits, en date du vingt-quatriesme mars, mil cinq cens cinquante-huit, auec deux prouisions de Testât de Capitaine du chasteau de Beffroymont, fait au nom du feu sieur René de Landrian, marit d'icelle, fils dudit feu sieur Jehan Francisque.

L'une du feu sieur Comte de Tornuel; l'autre de Dame Isabelle, comtesse De Challand, desquelles ladite Damoiselle a dit ledit feu sieur son marit, auoir esté trez bien cognu comme estant tous originaires d'ung mesme pays. Lesdites prouisions datées des vingt-sixiesme juillet mil cinq cent quatre vingt et unze, et unziesme aoust mil cinq cent quatre vingt et sept, par lesquelles prouisions signées en placcart, ledit sieur son marit est qualifié escuyer, auec ses armes en escusson de ung aigle et deux tours, le tout pour faire paroistre de ladite qualité, dont son dit marit et ses ancestres ont jouys par tout acte en justice et dehors, depuis qu'ilz sont en ce pays, sans qu'ils ayent vescui autrement que noblement, lesquelles pièces veues, nous nous sommes déportés de nostre interuention, et de quoy ladite Damoiselle a requis act. » (Sentence du 28 janvier, comme il est énoncé ci-dessus).

Pour extrait du registre du Bailliage de La Mothe, signé, Rlancheuoye.

(Sur l'original du titre et sentences, dans le cartulaire de la Maison De Landrian.)

 

PIECES JUSTIFICATIVES 

SIXIEME EXTRAIT.

 

VI. Sépulture de CHARLES DE LANDRIAN dans l'abbaye ducale, puis royale de Clairlieu-lez-Nancy.

 

« Extrait de ce qui se trouue, et est escrit sur la lame de marbre de l'épitaphe de Charles De Landrian, qui est en l'église de l'abbaye de Clairlieu, Ordre de Cisteau, près de Nancy[1], attachée au quatrième pilier en entrant à main droite. Cet extrait se conforme de mot à mot, a esté collationné par le Tabellion général en Lorraine, notaire publique par l'autorité apostolique deùment immatriculé es archives de cour de Rome, résidant à Nancy, soubsigné, qui s'est exprès transporté en ladite abbaye, en présence de Dom Jean De Pouilly, Prieur, et de Dom Pierre Mouchenaire, religieux de ladite abbaye, tesmoins qui ont signé auec ledit notaire, cejourd'huy 24 aoust 1702.

 

F. De Pouilly. F. Mouchenaire. François, notaire apostolique.

 

Hic jacet

CAROLUS DE LANDRIAN

Eques, Landrianorum ab Stirpe Italis clarâ,

 

Natus est in Moltsein Bassiniaco, pueritiam mitiores litterae, adolescentiam Biturgum, famosae leges, legumque laurea ornarunt ; ab hinc Serenissimo Henrico secundo in summum atque intimum Consilium optatus ; in eo amplissimo munere, reliquam Nanceii aetatem peregit, at Mottam contendens, urbem natalem, unâ cum filio ac amicis itineribus infestis, in Àlano, cui cognomentum a bobus, dum nocte concubiâ hospitium urget ab hospite, quem in causa magni momenti proterrerat inhospitali claude traiectus, excessit a viuis aetatis suae anno 46, salutis verô 1635, mensis augusti die vigesima sexta. Fecit monumentum suo amantissimo palri, carissimus et obsequentissimus eius Filius Nicolaus De Landrian.

Requiescat in pace. »

 

En 1778, autre acte de reconnaissance de cette inscription funéraire fut dressé à la requête d'Etienne-Errard De Landrian, chevalier, seigneur d'Outremécourt et de Saint-Alarmont, et Jean-Baptiste De Landrian, chevalier , seigneur d'Angeville, qui exposèrent que Charles De Landrian, chevalier, conseiller d'Etat, leur quadrisayeul, avait été enterré en l'année 1655, dans l'église de l'abbaye royale de Clairlieu, où se voyait son épitaphe dont ils avaient besoin de posséder un extrait authentique «étant important pour eux de posséder tons les titres et documents qui intéressent leur filiation, » demandant, suivant l'usage réglementaire alors, l'assistance d'un commissaire ad hoc, pour procéder à ces fins.

En conséquence, le 4 mars 1778, à trois heures de relevée, François Noël, conseiller au Bailliage royal de Nancy, assisté de son greffier, et en présence de Jean-Baptiste De Landrian, étant à Clairlieu, Dom Théodore Habourg, docteur en Sorbonne, abbé régulier de ladite abbaye, leur indiqua près le cinquième pilier qui terminait l'arcade, du côté de l'épître, en entrant dans l'église, une lame de marbre noir, dont l'inscription en lettres d'or, est la même que celle rapportée ci-dessus. Le procès-verbal ajoute que cette épitaphe était surmontée des armes de la Maison de Landrian « qui sont : « d'or, au château de sinople, maçonné de sable, flanqué de deux tours crénelées au sommet, et en chef, une aigle de sable, éployée, becquée et diadêmée de gueules, tenant ses serres étendues sur l'une et l'autre tour. »

Au bas « se trouvaient également les armes de Dame Begnine Plumerel, son épouse, et qui sont : d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois colombes d'argent, deux en chef, une en pointe. »

Du tout, il fut dressé acte, en présence de Dom Habourg, abbé; Dom Nouet, prieur; Dom Joseph Muguet, procureur; et Dom Monnier, curé; de messire Nicolas Marizien, conseiller-trésorier de S. A. R. Mgr le Prince Charles de Lorraine, etc. ; du sieur Philippe-Joseph-François-Xavier De Verdières, chevalier, capitaine d'infanterie, trouvés dans ladite abbaye, et le chevalier De Landrian, Noël et Beau, greffier; aux jour et an avant dits.



[1] Ce monastère avait été fondé par Mathieu 1er, duc de Lorraine, l’an 1159. Il y mourut parmi les religieux, et y élut sa sépulture. A son imitation, les Seigneurs les plus qualifiés l’adoptèrent pour leur dernier lieu de repos, aussi l’église de Clairlieu, une des plus magnifiques du pays, était-elle remplie de monuments funèbres, titres matériels qui servaient à l’histoire des nobles maisons du pays. Tout a disparu en 1790. La charrue et la bêche ont nivelé le sol depuis.

 

 

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