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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #EN FAVEUR DE LA MONARCHIE

LA


SOLUTION


PAR


LA MONARCHIE

 

 

Photo 011

LA SOLUTION 

 

…La période écoulée de 1830 à 1848, est la seule où on ne fut pas obligé de rebrousser chemin après avoir marché en avant. On avançait lentement, c'est vrai, mais on allait sûrement, et sans la Révolution malheureuse de 1848, il est plus que probable que notre progrès libéral serait beaucoup plus accentué qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous aurions accompli les diverses étapes que nous avions à parcourir sans les secousses terribles que nous avons subies, et qui n'ont servi qu'à nous éloigner du but que nous avons à atteindre.

Le lendemain du 24 Février, s'ouvre pour notre histoire une nouvelle parenthèse, dans laquelle sont enregistrées ; la Journée du 15 mai, celles de Juin 1848 et celle du 13 Juin 1849. Vient ensuite le Coup-d'État du 2 décembre 1851, qui clôt la deuxième phase républicaine.

La période du second Empire, a incontestablement donné à la France, pendant un certain nombre d'années, un immense éclat. Mais, malheureusement, sa fin nous a plongés dans un abîme si profond, que nous devons faire tous nos efforts pour oublier cette page de notre histoire!

Nous arrivons à la troisième phase républicaine. Nous ne savons hélas! que trop, ce qu'elle nous coûte, d'argent, de larmes et de sang!...

Au milieu de nos désastres et des conditions barbares qui nous sont dictées par le vainqueur, Paris apparaît ceint d'une belle auréole. Les puissances Européennes sont prises d'une grande sympathie pour notre malheureuse capitale que l'ennemi n'a réduite que par la famine. Son prestige commence à décroître avec le résultat des élections de la Seine du 8 février. Le 18 mars, et le règne de la sanglante Commune, en font un objet de réprobation pour le monde entier.

La République étant l'oeuf dont l'éclosion a produit la hideuse orgie communeuse, nous ne pouvons pas comprendre que tout Français aimant son pays et jouissant de toutes ses facultés mentales puisse entendre, encore, prononcer sans frémir ce mot de République.

Depuis le 20 septembre 1792, jour où la Convention prononça l'abolition de la Royauté et proclama la République, plusieurs gouvernements se sont succédés en France; nous allons examiner dans quelle situation chacun d'eux a laissé le pays à la cessation de son mandat.

A l'expiration de la première phase républicaine, la France est désorganisée, ruinée, et dans un état complet d'abattement. La venue de Napoléon est acclamée comme une voie de salut.

A la chute du Premier Empire, le pays est épuisé d'hommes et d'argent et sa situation est au moins aussi précaire que lorsque Bonaparte s'empara du pouvoir. De plus les armées coalisées foulent notre territoire. La nation exténuée par vingt ans de guerre réclame à tout prix, les bienfaits de la paix.

L'avènement de Louis XVIII est accueilli avec un grand enthousiasme, sous la restauration la France se réorganise administrativement et financièrement, elle cicatrise ses plaies profondes et reprend son rang dans le concert européen, Charles X en quittant le trône laisse la nation régénérée et ne demandant qu'à être bien dirigée pour reprendre le premier rang parmi les grands peuples.

Sous le règne de Louis-Philippe la prospérité intérieure de la France prend un développement considérable sous tous les rapports.

Aussi, après la révolution de février ceux qui se sont emparés du pouvoir trouvent-ils le pays dans une situation on ne peut plus florissante.

Au coup d'Etat du 2 décembre 1851, la France est terrifiée par les commotions violentes qu'elle a eues à subir, et entrevoyant avec effroi l'avenir, elle se jette affolée dans les bras de Louis-Napoléon Bonaparte qui met fin à la troisième phase républicaine.

Le 4 septembre, date de la chute de Napoléon III et de l'inauguration de la deuxième phase républicaine nous ployions déjà sous le poids d'une dette écrasante, nous n'avions plus d'armées et notre territoire se trouvait envahi par les hordes prussiennes.

Le gouvernement de la défense Nationale continue à nous plonger de plus en plus dans l'abîme, il accroit notre dette d'environ trois milliards et termine son mandat par la convention du 28 janvier nous obligeant à céder à la Prusse deux de nos plus belles provinces et à lui payer une indemnité de guerre de cinq milliards. De plus, comme encouragement a persévérer dans la voie républicaine, nous avons eu la douleur de subir pendant 70 jours les sanglantes saturnales de la commune.

Ce court exposé démontre, d'une manière péremptoire, que, depuis 1792 jusqu'à ce jour, les deux seuls gouvernements sous lesquels la France au lieu de péricliter ait prospéré, sont ceux de là branche ainée et de la branche cadette des Bourbons.

Le comte de Chambord est le seul et unique représentant de la branche aînée avec lui s'éteindra cette illustre famille pour laquelle nous devons tous avoir le plus grand respect. Car elle avait fait de la France une grande et puissante nation, Ce prince est malheureusement en proie aux mêmes errements que Louis XVI et Charles X. Il s'obstine comme eux à avoir les yeux fermés à la lumière, n'est-ce pas être aveugle, en effet, que de ne pas vouloir compter avec le mouvement national qui s'est opéré depuis 1789.

Nous sommes obligés de nous incliner respectueusement devant la loyauté irréprochable du comte de Chambord, ses manifestes sont empreints d'une honnêteté sans égale. Mais cela ne suffit pas. Il faut être de son temps, et surtout ne pas froisser les aspirations de la grande majorité de la nation sur laquelle on voudrait être appelé à régner.

La branche cadette est très nombreuse, le comte de Paris fils ainé du feu duc d'Orléans en est le chef.

Que peut-on dire de cette grande et noble famille? Louis-Philippe n'a-t-il pas laissé en 1848, la France dans un grand étal de prospérité? Le duc d'Orléans dont la mort prématurée fut un deuil vraiment national, n'a-t-il pas, dans son testament, donné une preuve irrécusable de son amour sans bornes pour sa patrie? Le fils d'un tel homme doit avoir indubitablement hérité des vertus paternelles !

Maintenant, qu'elle a été la conduite des princes depuis la révolution de février, époque à laquelle ils ont dû quitter le sol français qui les avait vu naître ? Se sont-ils mêlés au moindre mouvement politique capable de compromettre la sécurité du pays? nous savons tous le contraire.

Sous l'Empire se sentant pris de la nostalgie française, ils réclament l'abolition des lois d'exception qui les frappent injustement. N'ayant jamais forfait à l'honneur, ils demandent à être assimilés au dernier des citoyens français. Quelle voie emploient-ils pour formuler leur juste revendication? Ils adressent purement et simplement une pétition au Corps législatif. On ne croit pas devoir faire droit à leur réclamation; ils se soumettent, sans mot dire à la décision de ceux qu'ils ont choisis pour juges.

La guerre éclate; aussitôt ils mettent de côté tous les ressentiments excusables qu'ils peuvent avoir contre leur persécuteur qui cependant fut traité par leur père avec une mansuétude sans égale. Ils oublient tout pour n'avoir qu'une seule pensée, qu'un seul amour au coeur.

La France. Ils demandent à l'Empereur, comme une faveur exceptionnelle, de pouvoir offrir leur sang à la patrie commune. Nouveau refus. Le 4 septembre a lieu, Tous ces nobles coeurs, pensant que le nouveau gouvernement va faire du salut du pays sa seule et unique préoccupation, accourent se ranger sous l'étendard de la France. Les Membres du Gouvernement de la défense nationale, qui veulent d'abord sauver leur République, et la France après si la chose est possible, regardent la venue des princes, au milieu d'eux, comme un danger et ils s'empressent de les éconduire. Craignant d'être un ferment de discorde, au moment où la nation a besoin de se serrer en un faisceau puissant, ils retournent, l'âme navrée, sur la terre d'exil, M. le duc d'Aumale a eu la douleur dans une circonstance aussi solennelle de

ne pas pouvoir mettre au service de sa patrie l'épée qu'il avait noblement portée jadis. A un moment donné, n'y tenant plus, le Prince de Joinville revient en France et parvient en cachant son identité à se faire admettre, comme simple soldat, dans un bataillon de volontaires.

Il fait le coup de feu toute une journée. Sa joie est à son comble, il expose ses jours pour sa France bien aimée !

Son bonheur ne devait pas être de longue durée! Il fut reconnu, et Gambetta fut instruit de sa présence dans l'armée. Ce dernier s'empressa d'ordonner son arrestation et son expulsion du territoire, nous laissons aux gens de bien ayant le coeur vraiment français le soin de juger la conduite du dictateur de Bordeaux, dans cette circonstance. Tout le monde connaît la noble attitude du duc de Chartres qui a été assez heureux sous le nom de Robert Lefort pour passer inaperçu dans l'armée du général Chanzy.

Il est urgent que, dans le plus bref délai possible, nous ayons, à notre tête, un gouvernement capable de nous assurer à l'intérieur, l'ordre et la reprise du travail, base de notre richesse et de notre résurrection, et qui, à l'extérieur, donne des garanties suffisantes de stabilité pour permettre aux puissances européennes de se rapprocher de nous et d'accepter ou de rechercher notre alliance. Il faut, pour que nous puissions reprendre notre rang dans le grand concert des nations, que nous cessions d'être un épouvantait constant par nos discussions intestines et que nous ne continuons pas à être isolés comme des parias.

La forme républicaine nous permettrait-elle d'atteindre le but dont nous ne devons par nous écarter un seul instant? nous ne le croyons pas : Toutes les puissances européennes, à l'exception de la Suisse, sont régies par des gouvernements monarchiques. Les souverains de ces états, tiennent non seulement à leur couronne, mais encore font tous leurs efforts pour en assurer la transmission à leurs descendants, il est donc indubitable, qu'ils regarderont, toujours, comme un danger, l'existence, au milieu d'elles, d'un grand état gouverné par un régime qui les menace constamment d'envahir leur royaume, et qui à un moment donné peut briser le sceptre qu'ils tiennent dans la main. En un mot avec la République il n'y a pas à compter sur de sérieuses alliances.

Si nous ne venions pas de subir les désastres dont nos yeux devraient être épouvantés, si nous étions libres de tous nos mouvements, pourrions nous, peut-être, nous permettre de renouveler les essais qui en d'autres temps plus prospères, ont déjà été infructueux. Mais, nous avons l'ennemi sur notre territoire, épiant nos moindres mouvements, nous avons une dette énorme à acquitter, nous avons deux provinces qui nous ont été arrachées violemment et dont les habitants ont constamment les yeux tournés vers nous. Nous est-il permis dans une situation pareille de nous obstiner à vouloir rester dans un complet isolement ! évidemment non : nous devons mettre l'affranchissement de la France au-dessus de nos plus chères aspirations, pénétrons-nous bien de la vérité dépouillée de tout artifice, et ne nous laissons pas éblouir par des mirages trompeurs.

Sachons prouver au monde qui nous observe que nous sommes toujours un grand peuple et que grâce à notre puissante vitalité nous saurons sortir régénérés du creuset du malheur.

 

FIN DE L’OUVRAGE.

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