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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #EN FAVEUR DE LA MONARCHIE

LA


SOLUTION


PAR


LA MONARCHIE


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LA SOLUTION 

 

…Voyons maintenant ce qu'ont fait les membres du gouvernement de la défense, après leur installation à l'Hôtel—de-Ville? Jusqu'aux deux ou trois jours qui ont précédé l'arrivée des Allemands sous Paris, ils ont savouré, dans une douce quiétude, leur avènement inespéré au pouvoir, ils ont comblé tous leurs favoris et tous les membres de leurs petites cours, qui chaque jour les encensaient, mais, des prussiens, il n'en était nullement question. Cependant, lorsque la présence de ces derniers fut signalée officiellement à quelques lieues de la capitale, il fallut sortir de cet état de somnolence dans lequel ils se complaisaient. On se décida à envoyer précipitamment une délégation gouvernementale en province, afin de surexciter la fibre nationale de ses habitants. Cette délégation, qui par sa jeunesse, sa vigueur, son entrain, devait faire sortir des armées de dessous terre, était composée de MM. Crémieux et Glais-Bizoin.

Sitôt après leur installation à Tours, les deux vétérans de la démocratie envoient dépêches sur dépêches, pour annoncer que l'enthousiasme qu'ils ont soulevé est indescriptible, que la France entière est debout, attendant, avec une impatience fiévreuse, l'heure de se mesurer avec l'ennemi. Vers le 8 ou le 10 octobre, c'est-à-dire vingt jours après que Paris était isolé du reste du monde, et 35 jours après le 4 septembre, le gouvernement de la capitale reçut une dépêche lui faisant connaître, d'une manière exacte, la situation de la province: Celle missive, arrivée par voie de pigeon, annonçait que pas un régiment n'était formé, que chaque ville organisait sa propre défense, mais que pas une mesure d'ensemble n'était prise.

Tous les bataillons de la mobile qui avaient un commencement d'organisation avaient été appelés dans Paris.

Les membres du gouvernement de la défense furent atterrés par cette communication à laquelle ils auraient dû s'attendre.

Après délibération, on décida que le fougueux Gambetta se dévouerait à rattraper par une activité dévorante, le temps peut être irréparable, qui avait été perdu. Il fallait affronter les périls d'un voyage en ballon. Après deux jours d'hésitation et de préparatifs, le jeune Ministre de l'Intérieur se décida à enjamber la nacelle d'un aréostat et à se confier aux caprices des vents.

Tout le monde connaît les péripéties du voyage et les dangers courus par M. Gambetta.

Il est incontestable que l'arrivée de cet homme descendant pour ainsi dire, des nues, produisit une grande impression sur les populations de la province. Ajoutez â cela, la mâle et puissante éloquence du jeune tribun et on comprendra que sa venue ait été saluée par un vif enthousiasme. On se rappelait Carnot organisant la victoire et on voyait en Gambetta un nouveau sauveur.

Les fautes commises le lendemain de la révolution du 4 septembre s'enracinèrent plus vivaces, encore, dans la conduite du nouveau dictateur. Il crut que son intelligence et son génie pouvaient tout embrasser et qu'il était de taille à sortir tout seul, la France de l'abîme dans lequel elle était plongée. Il inonda l'administration et l'armée d'une foule d'intrigants et d'incapables, les discours et les proclamations pleuvaient avec une intensité sans égale, il brisait, sans hésitation, le lendemain les généraux qu'il avait exaltés la veille. Il autorisa des emprunts, à des taux pouvant abaisser notre crédit au-dessous de celui du pays le moins favorisé de  la fortune. Il poussa même l'aberration jusqu'à concevoir des plans stratégiques et à imposer sa volonté à ses généraux.

Avec toute cette activité dévorante, le dictateur français parvint à mettre en ligne devant l'ennemi, environ trois cent cinquante mille hommes de troupes d'une valeur douteuse, (nous ne disons pas au point de vue du courage mais au point de vue de l'instruction militaire,) qui aboutirent aux désastres du Mans, de Saint-Quentin, d'Héricourt, et par contre coup à la capitulation de Paris.

Si, au lieu de fouler aux pieds, sans respect ce à quoi l'Empire autoritaire n'avait jamais osé toucher, le Dictateur de Bordeaux s'était servi des forces vives du pays.

Si au lieu de dissoudre les Conseils municipaux et les Conseils généraux issus du Suffrage universel, pour les remplacer par des Commissions formées avec ses créatures, il avait su inspirer une salutaire confiance à ces assemblées, il aurait pu, indubitablement, avec leur concours, obtenir une issue plus favorable pour nos armes.

Vers le 17 septembre, lorsque les têtes de colonnes allemandes font leur apparition aux environs de Paris, M. Jules Favre se rend mystérieusement à Ferrières, à la rencontre de M. de Bismark. Cette démarche faite le lendemain du désastre de Sedan, aurait eu sa raison d'être : elle était même indispensable. Mais que pouvait-on attendre d'un ennemi implacable, enivré de ses succès inespérés et qui se trouvait devant l'objet de toute sa convoitise ! Il était arrivé, sans coup férir, sous les murs de notre Capitale dans laquelle il espérait entrer en triomphateur et nous dicter notre arrêt de mort.

A quoi ont servi les larmes du membre du Gouvernement de la défense nationale ? pouvait-il avoir la pensée de loucher, par nos malheurs, l'homme qui depuis longues années, avait prémédité notre anéantissement!

Pouvait-il croire à une intervention des neutres qui nous étaient plus hostiles que sympathiques ? Lui était-il permis d'avoir l'espoir d'arrêter la marche triomphale des armées allemandes, sans donner à leur chef une compensation capable de satisfaire son puissant appétit et son immense orgueil? Evidemment non! Hé bien! Pourquoi avoir commis cette faute capitale de prononcer la fameuse phrase « pas un pouce de terrain, pas une pierre de nos forteresses ! »

Quelle doit être la mission des édiles d'une ville assiégée? Il nous semble que le premier travail auquel ils doivent se livrer, c'est de se rendre un compte exact, de concert avec l'autorité militaire, de la quantité de vivres qu'il y a en magasins, afin de savoir, pendant combien de temps la place pourra résister, si l'ennemi ne cherche pas ou ne peut pas s'en rendre maître de vive force.

Une administration sage et prévoyante doit, aussi, dès le premier jour de l'investissement, présider économiquement à la distribution des denrées alimentaires pour faire durer la résistance, le plus longtemps possible, et ne pas imposer aux habitants de trop cruelles privations.

Qu'a fait M. Ferry membre du Gouvernement, délégué auprès de la mairie de Paris ? Nous sommes encore à nous le demander. Tout ce que nous savons, c'est qu'il y a eu, pendant longtemps un gaspillage scandaleux des vivres eu réserve.

Ce désordre coupable nous a conduit à manger le pain dont tous ceux qui étaient enfermés dans la Capitale ont gardé le souvenir, et à nous mettre, à un moment donné, à la complète discrétion de notre vainqueur.

On devait réellement espérer d'avantage, de la part de l'auteur des comptes fantastiques d'Hausmann, On ne pouvait pas croire que cet administrateur ne parviendrait seulement pas à organiser, d'une manière convenable, à la distribution des denrées alimentaires.

Nous avons eu la douleur d'assister à l'affligeant spectacle des queux interminables à la porte des bouchers et des boulangers. C'était navrant de voir de malheureuses femmes et des enfants rester quatre et cinq heures les pieds dans la neige ou dans la boue pour obtenir leur part de cheval et de pain. Nous ne croyons pas que les souffrances matérielles endurées à l'Hôtel—de-Ville aient été bien vives !

M. Jules Ferry montait à cheval et allait, en compagnie de son collègue et ami Rochefort, passer en revue les fameux bataillons de Belleville, sur lesquels on comptait pour enfoncer les lignes prussiennes, mais, qui envoyés aux avant-postes prenaient la fuite à la première alerte. Ces mêmes bataillons faisaient les journées du 31 octobre et du 22 janvier, prologue de la grande pièce qu'ils devaient représenter le 48 mars.

Après l'issue malheureuse de la sortie du 19 janvier, le Gouvernement de la défense nationale à Paris, eut connaissance des échecs subis par nos armées de province.

Chanzy, après le désastre du Mans, avait été obligé de se retirer derrière la Mayenne, il était condamné, pour un certain temps au moins, à l'immobilité. Faidherbe, après sa défaite de Saint-Quentin, avait ses forces désorganisées.

La débâcle d'Héricour avait forcé l'armée de l'Est à se réfugier en Suisse pour ne pas tomber aux mains de l'ennemi.

Tout espoir de secours venant du dehors était perdu, de plus, le stock de farine restant en magasins, pouvait à peine suffire à l'alimentation de la population pendant quelques jours. Toute idée de lutte devant être abandonnée, il n'y avait que deux partis à prendre : exposer les habitants de la Capitale à mourir de faim, ou aller implorer la bienveillance du vainqueur. Le Gouvernement s'arrêta à cette dernière détermination, et ce fut M. Jules Favre qui, 4 mois auparavant, avait fièrement lancé la fameuse phrase « pas un pouce de terrain, pas une pierre de nos forteresses, » qui eut la triste mission d'aller se mettre à la discrétion du comte de Bismark.

Quelles cruelles souffrances a dû éprouver le Ministre des affaires étrangères, lorsqu' il lui a fallu subir et signer, au nom de la France, les lourdes conditions aux quelles le chancelier Allemand consentait à nous accorder l'armistice.

Ainsi, une fois les clauses de la convention acceptées de part et d'autre, Paris était entouré d'un cercle de fer, tous les forts étant au pouvoir de l'ennemi. Notre Capitale et l'armée qu'elle renfermait étaient lettres mortes pour la nation, nos trois armées de province étaient démoralisées, et en partie désorganisées. Que restait-il donc pour faire face aux masses ennemies, d'autant plus fortes, qu'elles étaient enivrées de leurs victoires ?

M. Gambetta, malgré notre situation précaire, voulait continuer la lutte à outrance, jusqu'au dernier homme et au dernier écu. On ne peut pas s'imaginer qu'une pareille folie ait pu germer dans un cerveau humain.

La résistance organisée par le Ministre de la Guerre de la délégation provinciale, avait produit de si beaux résultats, qu'il était tout naturel qu'il persistât à la continuer.

La France pouvait être dévastée et anéantie totalement, mais qu'est-ce que cela pouvait faire au fougueux Ministre! Il fallait, à tout prix, conserver le pouvoir et satisfaire son ambition sans bornes. Nous ne pouvons pas nous faire à l'idée qu'après l'accomplissement de tels actes, il se soit trouvé en France, des hommes assez peu soucieux de l'honneur et de l'existence de leur pays pour avoir nommé à l'Assemblée nationale le Dictateur de Bordeaux, Quelle devait être la conduite de M. Gambetta après s'être démis du pouvoir, et une fois l'Assemblée nationale installée à Bordeaux.

Nous croyons que le premier devoir que l'ex-dictateur avait à remplir, était de venir à la Barre de la Nation et de lui faire connaître d'une manière précise l'emploi qu'il avait fait du pouvoir, sans contrôle, qu'il avait volontairement assumé sur sa tête, et des ressources financières qu'il avait eues entre les mains.

M. Gambetta a été l'objet de violentes critiques. La France attend encore sa justification. Dans la négociation des conditions de l'armistice, M. Jules Favre a, incontestablement, commis une faute capitale en ne faisant pas insérer dans la convention du 28 janvier, un article relatif au désarmement de la Garde nationale, et en ne demandant pas au comte de Bismark d'en faire une condition sine qua non du traité, Il est évident que les bataillons de l'ordre auraient donné

une nouvelle preuve de leur patriotisme, en se soumettant sans récrimination, à celte mesure rigoureuse mais nécessaire. Quant aux bataillons fédérés, nous avons l'intime conviction que devant des menaces très-énergiques de la part de la Prusse, ils eussent considérablement rabattu de leur humeur belliqueuse.

M. Jules Favre a probablement craint qu'une clause de cette nature insérée dans la convention, ne compromit sa popularité.

Si, comme la chose a été dite, M. de Bismark, durant le cours des négociations, a fait ressortir le danger qu'il y aurait pour Paris, à laisser des armes à la Garde nationale, et qu'il ait offert au Ministre dos Affaires étrangères de faire du désarmement de celle force une des clauses du traité. Le refus de M. Jules Favre (prévu probablement d'avance par le chancelier allemand) est

inexcusable, et les événements qui se sont produits font peser sur lui une responsabilité terrible, devant sa conscience d'abord, et devant l'histoire ensuite dont le jugement sera peut-être un stigmate ineffaçable.

Il était indubitable qu'un mouvement révolutionnaire était imminent. L'insurrection était prêchée ouvertement, depuis six mois, dans tous les clubs où on professait les théories les plus criminelles. Il était impossible de fonder la moindre espérance sur des hommes dont le but avoué était le bouleversement de fond en comble de la société.

Ce n'était pas un désaccord de principes, c'était la question nettement posée : Être ou ne pas être.

Le 18 mars, jour de l'explosion du volcan, les premiers actes des insurgés qui consistent surtout, dans l'assassinat de deux généraux, prouvent les intentions bien arrêtées des chefs du mouvement, démontrent clairement que la lutte est sérieusement engagée et que la force seule tranchera la question.

Nous ne pouvons pas comprendre, que dans une situation pareille, des gens soient venus parler de conciliation et de concessions à faire de part et d'autre.

Ces démarches stériles ne pouvaient avoir qu'un but : servir la cause insurrectionnelle et entraver la défense opposée par le parti de l'ordre. Nous n'hésitons pas à dire que toutes les démarches conciliatrices faites par un certain nombre d'hommes de convictions douteuses ont été criminelles et doivent être flétries énergiquement par tous les gens de bien.

L'intention formelle des bandits formant le Comité central était de conserver le pouvoir dont ils s'étaient emparés, Aussi, toutes les déclarations de M. Thiers, tous les appels faits aux émeutiers pour les engager à rentrer dans l'ordre, sont-ils restés sans résultat ! Il a fallu entrer violemment dans Paris après un siège de près de deux mois, il a fallu s'emparer de chaque quartier, après des luttes sanglantes. Huit jours de combats terribles et incessants ont été nécessaires pour terrasser la sanglante Commune et ses hideux partisans. Leur cri d'agonie a été le massacre des otages et l'incendie de nos monuments nationaux ainsi que d'un grand nombre de propriétés particulières.

En résumant la synthèse historique, que nous venons de faire, des principaux événements politiques qui se  sont accomplis depuis la grande Révolution jusqu'à ce jour : Nous voyons que le 10 août 1792, le mouvement national auquel la convocation des États Généraux avait donné naissance, se trouve enrayé. A dater de ce jour néfaste, s'ouvre une vaste parenthèse pour notre histoire. Dans cette parenthèse, nous trouvons : Les massacres de septembre, la Terreur de 1793, la réaction thermidorienne, le Directoire et l'avènement de Bonaparte qui mit fin à la première phase républicaine, Arrive, maintenant, la première période impériale faisant toujours partie de la grande parenthèse. Napoléon rétablit le principe d'autorité dans toute sa vigueur, seulement le régime militaire absorbe tout.

L'Empereur récolte pour la France, une abondante moisson de lauriers. Quant au résultat final; c'est l'invasion étrangère, le pays épuisé d'hommes et d'argent, c'est-à-dire, dans un état au moins aussi précaire, que lorsqu'il s'était emparé du pouvoir.

En 1815, la nation eût le bonheur de voir monter sur le trône Louis XVIII. Ce souverain sut mettre à profit la grande influence qu'il exerçait sur le tzar Alexandre, pour sauver la France des griffes des vautours alliés. Tous les hommes qui ont le coeur, vraiment français, doivent avoir pour la mémoire de Louis XVIII un respect sans bornes.

Charles X commit la même faute que son aïeul Luis XVI, de ne pas acquiescer franchement au grand mouvement libéral pour en avoir la direction.

Charles X voulut s'opposer au torrent et le torrent l'emporta en 1830.

Le roi Louis Philippe, comprit que l'ère nouvelle qui s'ouvrait pour la France, ne devait être que la continuation du réveil national, auquel le 10 août 1792 avait imposé un temps d'arrêt.

Le nouveau souverain appela à lui l'élite de la bourgeoisie ; cette dernière se trouvant la partie la plus éclairée de la population, devait nécessairement, en vertu des droits qu'elle avait conquis, devenir la classe dirigeante.

C'est en 1830, que les principes de 1789 reçoivent, pour la première fois, une application réelle et sérieuse. Le grand essor est donné, la liberté est la base de toutes nos institutions. Le souverain a franchement accepté le partage du Pouvoir avec le pays, représenté par les Chambres.

Les questions économiques sont à l'ordre du jour, le grand réseau ferré qui doit couvrir la France est accepté et il n'y a plus qu'à en assurer l'exécution. Des écoles s'ouvrent de tous côtés, pour donner au peuple l'instruction nécessaire à son émancipation, et pour permettre à la Bourgeoisie, de trouver, un jour, de puissantes recrues dans ses rangs.

Le commerce, l'industrie, les sciences, les lettres et les arts brillent avec éclat. La fortune publique est dans un grand état de prospérité...

 

A SUIVRE…

ANONYME.

 

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