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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #ETUDES HISTORIQUES SUR LIEUX SAINTS

HIÉRON OU TEMPLE-PALAIS ÉLEVÉ

A JÉSUS-HOSTIE ROI DES NATIONS

II. — VISITE À L'INTÉRIEUR

Après avoir passé la grille et gravi les quatre marches de l'escalier d'entrée, le visiteur franchit le seuil du HIÉRON.

L'édifice est ici fermé pendant la nuit, par un rideau métallique mobile, qu'on abaisse ou relève à volonté.

Dans ce premier vestibule, on remarquera deux plaques de marbre blanc, qui sont de chaque côté. Elles portent des inscriptions importantes.

A droite, sont relatés les ACTES PONTIFICAUX RENDUS JUSQU'A CE JOUR EN FAVEUR DE LA SOCIÉTÉ DES FASTES. C'est d'abord l'EXTRAIT D'UN BREF, de Sa Sainteté Léon XIII, en date du 23 mai 1888, où l'on trouve une APPROBATION très explicite de l'Oeuvre. Nous donnons la traduction du texte latin : « La Société des Fastes Eucharistiques fait profession de vouloir employer ses soins à promouvoir dans les Etats l’Empire du Christ. Cette entreprise est sans doute excellente en elle-même ; car que peut-on faire de plus saint que de s'efforcer d'appeler les Nations à rendre  hommage à Dieu ? »

Vient ensuite le RESCRIT de la Sacrée Congrégation accordant de précieuses Indulgences aux Membres de la Société. Il est du 19 juin 1888. A gauche, est la Dédicace du HIÉRON en latin et en français. L'épigraphe latine est ainsi traduite :

« La Société des Fastes Eucharistiques, En vue d'exalter la gloire de la Divine Hostie, Et de faire connaître davantage Son rôle dans le Monde ; A fait codifier ce monument Au siège même, Des apparitions du Sacré-Coeur dé Jésus, En l'an du Christ-Régnant, MDCCCXCIII. »

Une grande et belle porte en fer ouvré et à chassis vitrés, donne accès dans l'Atrium. Ici déjà le jour vient d'en haut ; mais on n'a pas à s'en plaindre, car la lumière, tamisée par un large plafond de verre dépoli, tombe à la fois douce et abondante. Ce même procédé sera gardé dans tout l'édifice.

Le pavé de mosaïque commence dès l'entrée, pour se continuer à travers toutes les salles principales, avec plus ou moins d'ornements. Il est partout d'une composition aussi simple que distinguée.

Au milieu de l'Atrium, vous lisez par terre, dans un élégant encadrement, le mot : « Salve ». — C'est, si l'on veut, un salut de bienvenue adressé au visiteur, selon l'antique formule. Mais les pieux chrétiens y verront plutôt une invitation à invoquer, avec l'Eglise, la Vierge Marie, afin qu'elle leur fasse connaître, dans le mystère de l'Hostie, les gloires cachées de son Divin Fils Jésus, en attendant de les leur montrer face à face après l'exil de cette vie. « Salve Regina… et jesum benedictum nobis post exilium ostende ! »

N'est-ce pas par Marie que l'on va plus sûrement à Jésus? Les siècles de foi l'ont toujours affirmé. Deux colonnes massives en marbre de Carrare soutiennent des chefs-d'œuvre eucharistiques de premier ordre : Ce sont deux tabernacles antiques des grandes écoles de Donatello (1383-1466) et de Bramante (1444-1514). Le premier représente l'histoire abrégée de l'humanité déchue en Adam et Eve, et restaurée par l'Agneau.

Le second est un « ex debito » exigé par la Justice, à la suite d'un sacrilège commis. Deux autres sujets portent les noms célèbres d’Orcagna (1329-1389) et de Philibert Delorme (1518-1587). Nous voici devant trois grandes portes en chêne, qui quand elles sont ouvertes, laissent aussitôt pénétrer le regard jusqu'au fond des trois axes de développement du HIÉRON. La salle du milieu est la principale ; elle porte ce titre latin : «Aula Fastorum». On ne l'ouvre qu'à certains jours.

A la rigueur, les explications sommaires que nous allons en donner, pourront suppléer à la visite, au moins dans une certaine mesure. Elles seront nécessaires à quiconque voudra « de visu » se rendre compte des détails et saisir parfaitement l'idée générale. D'autant que les Inscriptions sont en latin épigraphique et parfois même en abrégé.

 § 1. — AULA FASTORUM

OU

GRANDE SALLE des FASTES

 Comme le nom l'indique, c'est ici la Grande salle des Fastes (1). On y trouve en effet résumées, dans une vaste et brillante « Synthèse, » les conclusions des immenses travaux « analytiques » que les membres savants de la Société ont entrepris et menés à bonne fin.

Aussi ce local (j'allais presque dire ce sanctuaire,) est-il le centre et le siège principal de l'Œuvre, qui y tiendra désormais ses conseils et ses grandes assises. La Société des Fastes étant internationale, dans le sens catholique du mot, il était naturel qu'on donnât ici l'avantage au latin sur le français.

On entre d'abord dans un vestibule d'honneur réservé aux « Promoteurs du Règne social de Jésus-Christ-Hostie. »

L'inscription trilingue, qui fut placée au-dessus de la croix, par ordre de Pilate, domine fort bien cette noble antichambre (2). « Il fallait, dit Bossuet, que la « Royauté de Jésus fût écrite en la langue  hébraïque, qui est la langue du peuple  de Dieu ; et en la langue grecque, qui est la langue des doctes et philosophes ; et en la langue romaine, qui est celle de l'Empire et des Maîtres du monde.»

De fait, les Maîtres du monde, dont les portraits figurent dans cette galerie, ont rendu hommage à la Royauté Suprême de l'Agneau. Témoins CONSTANTIN LE GRAND (305-337) et CHARLEMAGNE (800-814), ces deux incomparables empereurs, qui ont déposé leurs épées et leurs couronnes aux pieds de Jésus-Hostie, en se proclamant les champions de sa gloire et les serviteurs de son Eglise ; témoins ces souverains des nations catholiques, qui ont lutté et triomphé, par et pour « l’Agneau Régnant, » selon l'expression de leurs actes officiels : le roi de France, CLOVIS 1er, vainqueur à Tolbiac (415-511), — le roi de Castille, saint FERDINAND, qui conquit Cordoue et Séville sur les Maures (1217-1251), — le roi de Portugal, JEAN Ier, qui leur prit Ceuta et fonda la marine portugaise (1385-1435), —' la reine d'Espagne, ISABELLE LA CATHOLIQUE, dont le plus beau titre de gloire est encore d'avoir protégé le grand navigateur chrétien, qui découvrit l'Amérique (1450-1504).

C'est aussi à bon droit qu'à côté de ces princes, figurent les hommes providentiels suscités par Dieu, pour défendre et agrandir le Règne de Jésus-Christ. CHRISTOPHE COLOMB (+ 1505) et VASCO DE GAMA (+ 1525) n'eurent rien de plus à coeur en découvrant le Nouveau-Monde et les Indes-Orientales ; non plus que Dom HENRIQUE DE BOURGOGNE (-(- 1112), en se croisant contre les Sarrasins d'Espagne, ce qui valut à sa postérité le trône de Portugal.

Et que fut enfin JEANNE D'ARC (+ 143 1), sinon l'envoyée du Christ « qui aime les Francs », et qui en sauvant par elle leur royaume, voulut conserver les meilleurs ouvriers des Gestes de Dieu, « Gesta Dei per Francos. »

Si la république de Venise a été, pendant plusieurs siècles, la Reine des Mers, c'est qu'elle était consacrée à Jésus-Hostie. Ses célèbres Doges VÉNIER ET CICOGNA et son amiral BRAGADINO, le héros de Famagouste, sont bien à leur place, parmi les promoteurs du Règne de l'Agneau.

Arrêtons-nous enfin à cette belle et noble figure de GARCIA MORENO, le président de l'Equateur. Il a vécu et il est mort pour le Christ. Sa République vouée à Jésus-Hostie, sous le symbole du Sacré-Coeur, reste le modèle des Etats chrétiens, à notre époque.

Il est évident que cette galerie est très incomplète. Il y manque des centaines et des milliers de personnages célèbres : rois et princes, pontifes et docteurs, guerriers et savants, apôtres et missionnaires qui ont proclamé, défendu, exalté et agrandi l'Empire du Christ.

D'ailleurs le Dieu Eucharistique étant toujours parmi nous, la série n'est pas close, ni des hommes, ni des peuples, qui se feront les champions et les serviteurs du Règne social...

(1) Le mot Fastes, en latin Fasti (de « fas fari, ») signifie les conclusions ou déclarations de droit, les témoignages et actes authentiques, basés sur des enquêtes juridiques et consignés comme tels, dans les Registres et monuments publics. Les « Fastes Eucharistiques » ne sont que les déclarations du droit social de Jésus-Hostie.  (2) Cette inscription a été reconstituée par M.ROHAULT DE FLEURY, d'après les fragments qui en restent visibles sur la tablette originale conservée à Rome, dans l'Eglise de Sainte-Croix. Les trois textes sont écrits de droite à gauche, selon le mode hébraïque.

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