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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #EN FAVEUR DE LA MONARCHIE

220px-Montlosier

 

PREMIER EXTRAIT

SECTION DEUXIEME.

 

Ce qui concerne la royauté se distribue naturellement en deux parties. J’ai à considérer, 1° sa nature, et comment elle est parvenue à se composer au milieu de tant de nations, de mœurs et d’esprit différens ; 2) les prinicpes qui ont réglé l’ordre de la succession au trône.

Paramond, Childéric et Mérouée sont comptés quelquefois au nombre de rois : on en pourrait compter beaucoup d’autres dans ce genre. Les Romains en firent exposer deux aux bêtes dans l’anphitréâtre de Trèves. Vopisque écrit que neuf rois Francs vinrent se jeter aux pieds de Probus. Divers personnages, tels que Marcomir, Sunnon, Azaric, Comes, sont désignés dans l’histoire comme des Rois Francs. Grégoire de Tours donne le nom de Roi à Clovis ; il le donne en même temps à Ragnachaire, roi à Cambrai ; Sigebert, roi à Cologne, Renomer, roi dans le Maine, et un certain Cararic, roi des Morins, paraissent avoir été les principaux chefs de l’armée de Clovis.

Lorsque ce prince se fut défait de ces rois, lorqu’il eut ensuite soumis les Armoriques et les Francs ripuaires, les Bourguignons et les Goths, c’est alors que se termine l’histoire des Francs pour faire place à l’histoire des rois de France. Mais, si la Gaule commence alors à offrir l’ensemble d’une belle et vaste domination, on ve voit pas encore ce que c’est que cette domination.

A ne la considérer que sous le rapport de smeours germaines, on pourrait croire que l’autorité de Clovis était très circonscrite. Les rois Germains avaient peu d’autorité. On s’affemrit dans cette suppositio, en se rappelant qu’aucun acte important, pas même des entreprises guerrières, ne se proclamèrent que u consentement des Leudes. Mais il est, à cet égard, d’autres points de vue qu’il ne faut ps laisser échapper.

Les Francs, invariablement attachés à leurs habitudes, durent continuer à vivre sous Clovis comme avec un roi dela Germanie. Le clergé et les Gaulois lui accordèrent davantage. Dès le premier moment, le clergé s’empressa de la classer parmi les rois d’Israël. Les homélies proclamèrent le successeur de David et de Saül. D’un autre côté, les gaulois, accoutumés à la dominations des empereurs, virent le succesuer de Constantin et de Théodose. Sur ce dernier point Clovis était, en quelque sorte, fondé en titre. Il avait reçu de l’empereur Anastase, par une ambassade expresse, le diplôme et les attributs du consul.

Placée ainsi entre trois principes différens, tirés, l’un du droit divin, l’autre du droit romain, un troisième des mœurs germaines ; l’autorité royale flotta quelque temps comme indécise. Les chartres portent l’empreinte de cette oscillation.

Grégoire de Tours avait quelque chose à demander à Chilpéric : « Nous vous parlons, lui dit-il, et si vous voulez, vous nous écoutez. Si vous ne voulez pas nous écouter, qui vous jugera, si ce n’est celui qui a dit être la justice ? » Bossuet n’eût pas parlé, d’une manière plus soumise, à Louis XIV. Resque dans le même temps, Clothaire ayant des affaires d’état à régler, annonce qu’il convoquera une assemlée de nobles Francs ? Il ajoute : « qu’il obéira en tout à leurs décisions, et qu’il ne mettra aucun obstacle à ce qu’ils jugeront à propos de régler. » Voilà certainement la contre-partie.

Les temps ne seront pas seulement opposés aux temps ; le même trait peut offrir des nuances toutes contraires.

On a cité souvent l’aventure du vase de Soissons. « Vaillans guerriers, dit Clovis, je vous prie de permettre que ce vase soit excepté du partage. Un soldat élevant la voix : vous n’aurez ici, dit-il, que ce que le sort vous donnera. » Les écrivains, enclins au système démocratique, n’ont pas manqué de se prévaloir de ce fait. Mais il s’en faut beaucoup qu’il prête à toutes leurs inductions. Il n’y a qu’à lire en entier la narration de Grégoire de Tours.

Sur la demande du roi, ceux qui avaient du sens lui répondirent : Très-glorieux roi, tout ce qui est là est à vous. Nous sommes nous-même sous votre empire et sous votre joug. Faites tout ce qui vous plaira, personne ne eput résister à votre puissance. » Il raconte ensuite l’histoire du soldat avec les modifications suivantes : « un seul, emporté, envieux, étourdi, s’opposa. »

L’évêque de Tours disait à Chilpéric : « nous vous parlons, et si vous voulez, vous nous écoutez. » Dans la suite, les évêques ne se contenteront pas de se faire écouter. Un esclave, nommé Ebbon, que Louis le Débonnaire avait affranchi et fait archevêque de Rheims, le déposa et lui fit subir une pénitence publique. Charles le Chauve fut déposé à son tour par Venilon, archevêque de Sens. Louis le Germanique subit le même sort. Tout extraordinaires que soient ces actes, ils le sont peut être moins que l’espèce de doctrine qui prévalait alors, et qu’ils donnèrent lieu de manifester.

« Cette sublimité de puissance à laquelle j’ai été élevé, disait Charles le Chauve, ne devait m’être otée par personne, du moins avant d’avoir pu me justifier et subir le jugemens des évêques par le ministère desquels j’ai été consacré roi. Je sais qu’ils sont les trônes de Dieu, dans lequel il prononce ses décrets ; et j’ai toujours été prêt, comme je le suis encore,, à subir les corrections paternelles qu’ils jugeront à propos de m’infliger. »….

 

A suivre.

 

Comte de Montlosier (De la Monarchie Tome 1).

 

 

 

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