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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #ETUDES HISTORIQUES SUR LIEUX SAINTS

HIÉRON OU TEMPLE-PALAIS ÉLEVÉ

A JÉSUS-HOSTIE ROI DES NATIONS

§ II LES SALLES PARTICULIÈRES

 Il nous reste QUATRE SALLES à parcourir. Chacune d'elles renferme des tableaux, des gravures, des cartes et autres objets d'art, qui ont été classés de manière à correspondre aux « quatre grandes idées » exposées plus haut.

 Outre leur ampleur, qui paraît tout d'abord étonnante, on remarquera l'habileté avec laquelle ces salles rectangulaires ont été disposées autour du Pavillon Central, et cela, malgré les difficultés inhérentes à la forme triangulaire de l'édifice.

Le visiteur devra pénétrer par la porte de droite, au-dessus de laquelle est gravé le mot : Entrée. Il aura terminé sa visite après avoir franchi la porte de gauche, qui a l'inscription : Sortie; car les appartements, qui ouvrent sur les parois latérales du vestibule, sont privés et interdits au public.

Il va sans dire qu'il est défendu de toucher à quelque objet que ce soit, au risque de le maculer ou de le détériorer. On recommande aussi de ne parler qu'à voix basse.

Ire  SALLE

DROIT SOCIAL DE JÉSUS-HOSTIE

 I° Fondement du Droit. — Jésus-Christ, Dieu-Homme, est sans aucun doute Roi des Nations « Rex Gentium, » par ses droits de Créateur et de Rédempteur. Il en porte le titre dans les Saintes Lettres et dans divers monuments de la tradition chrétienne. — Or, il a établi sa présence réelle sur la terre, dans le Sacrement de l'Eucharistie. C'est donc là même que le Roi-Hostie doit recevoir les adorations et les hommages sociaux qui lui conviennent.

Plusieurs tableaux de Maîtres rappellent d'abord l’Institution du Saint-Sacrement par Notre Seigneur. Cet acte fondamental a consacré l'établissement et fixé le siège de la royauté eucharistique.

Voir sur le mur parallèle à la porte d'entrée :

 N° 94. — La Cène. Ancienne Ecole de Venise. —Les convives sont groupés trois par trois, comme dans la Cène de Léonard de Vinci. Jésus bénit les pains de la main droite, tandis que la gauche est largement appliquée sur son Coeur débordant d'amour.

N° 2, 85, 104. — Cène d'Emmaüs, par le Tiepolo, Ciro Ferri et l'Ecole de Venise. — Ces toiles de grand mérite représentent Notre Seigneur se faisant reconnaître après sa résurrection, « à la fraction,» c'est-à-dire à la consécration du Pain. On remarquera les diverses expressions de respect et d'admiration des deux disciples, devant le mystère eucharistique renouvelé par Jésus lui-même. Les artistes ont reproduit ce sujet différemment, selon leurs conceptions particulières.

 2° Exercice du Droit. —- Dans tous les âges chrétiens" des hommes de Dieu : Apôtres, Pontifes, Docteurs et Thaumaturges ont affirmé et défendu, revendiqué et exalté les droits sociaux du Christ-Hostie. C'est aussi par l'Eucharistie que la Société chrétienne a été providentiellement formée et plusieurs fois sauvée et régénérée. — Le rite eucharistique est encore en Orient, nous l'avons dit, le seul lien qui désigne et unit les diverses nations : Arméniens, Grecs, Syriens, Coptes, Maronites etc.

Les principales toiles, qui se rapportent à cette idée, sont exposées sur la paroi de gauche, en entrant.

 N°48. — La Communion des Martyrs du Padouan (Alex. Varotari, 1590-1650).Les martyrs, liés aux piliers d'un cachot obscur, sont visités par Jésus-Christ qui les communie de sa propre main. —C'est un fait qu'on trouve plusieurs fois rapporté dans les actes des Martyrs des premiers siècles. Si douze millions d'hommes de tout rang et de tout sexe eurent la force de supporter les tourments des persécuteurs, il faut l'attribuer à Jésus-Hostie, qui avec eux et par eux vainquit le monde.

N° 7. — L’Invocation de saint Augustin. Attribué à Bernardin de Luini (xvie siècle). Le Saint, au type africain, est représenté bénissant, tandis qu'un ange lui apporte un missel et des burettes. Sa grande action dans l'Eglise et dans le monde peut être justement attribuée à l'Eucharistie.

N° 107. — Le Corporal miraculeux de saint Grégoire, d'après Sacchi. Des ambassadeurs étrangers, étant venus à Rome, supplier le Pape de leur donner des reliques, le Pontife leur donna un corporal. Comme ils se plaignaient de n'emporter qu'une étoffe, au lieu des reliques désirées, le Saint prit le linge sacré, le piqua d'un couteau, en présence du peuple, et il en sortit du sang. (Jean Diacre.)

N° 6. — La Condamnation de Beranger, par Carlo Dolce. L'hérésiarque ayant attaqué le dogme fondamental de l'Eucharistie, toute l'Eglise se leva pour le

défendre. Un pape, un cardinal, un archevêque et un évêque sont représentés déposant avec respect les livres de la défense aux pieds de l'Hostie.

N° 112 .— Les Docteurs autour du Saint-Sacrement. Ecole française (XVIIIe siècle). Saint Grégoire le Grand, saint Jérôme, saint Ambroise et saint Augustin, les docteurs latins, dont l'influence fut si considérable dans le monde, confèrent sur les louanges à donner au Saint-Sacrement, exposé dans l'ostensoir.

 Voici des portraits de saints personnages, qui ont défendu et exalté le règne de l'Hostie. Nous citons les principaux:

 N° 22. — Sainte Claire, fondatrice des religieuses qui portent son nom. Elle repoussa par le Saint-Sacrement les Sarrasins qui menaçaient d'envahir son monastère C'est pourquoi elle tient à la main une monstrance.

N° 98. — Saint Norbert, par le Bronzino. Le saint fondateur des Prémontrés, en chasuble, porte un calice surmonté d'une hostie, peut-être en souvenir des hosties de Bréda, recueillies par lui.

N° 21. — Saint Philippe de Nèri en extase, par Guido-Reni. Cette magnifique toile est une des plus belles de la galerie. Un servant soutient le pieux fondateur de l'Oratoire, qui est ravi en extase pendant le Saint Sacrifice. Il fut un des grands restaurateurs du culte eucharistique au 16ième siècle.

N° 11. — Saint Dominique guéri. Attribué à Carlo Cignani. Un groupe d'anges présentent l'ostensoir au malade, qui se dresse de son lit comme subitement guéri par Jésus-Hostie. On sait le rôle important que lui et son ordre remplirent ensuite dans l'Eglise.

N° 88. — Urbain IV. Ecole italienne, XVIIe siècle, Ce Pape fut le promulgateur de la Fête-Dieu, qui est le triomphe du Roi-Hostie.

N° 102. — Saint Vincent Ferrier. Original de Luc de Leyde. Un enfant mort-né est présenté sur un bassin, par ses parents agenouillés. Le Thaumaturge, qui vient de dire la sainte Messe, prie debout avec ferveur et les mains jointes. Il obtiendra la faveur qu'il sollicite. On le représente avec des ailes et une flamme sur la tête, parce qu'il se nommait l'Ange de l'Apocalypse.

 On verra aussi avec intérêt dans la première vitrine les collections d'empreintes d'hosties, où se trouvent des emblèmes rappelant la royauté eucharistique du Christ, par exemple : le sceptre royal, le globe du monde, la balance de justice.

On remarquera également des inscriptions ayant le même sens comme : I.C. X.C.-NI. KA. Jésus-Christ a vaincu.

Des fers à hosties et d'autres objets suspendus à la muraille rappellent la même idée.

 3° Reconnaissance du Droit. — Le sens chrétien et la piété des fidèles, des familles et des peuples ont toujours reconnu et cherché dans l'Eucharistie la royauté souveraine et universelle. Enfin l'Eglise a été amenée surnaturellement à établir la fête du Très-Saint-Sacrement qui est la reconnaissance solennelle et le triomphe public du Roi des Nations caché dans l'Hostie, lequel a voulu se faire la nourriture de nos âmes. Tel est l'enseignement de la théologie, résumé par saint Thomas d'Aquin : « Christum Regem adoremus, dominantem gentibus, qui se manducantibus dat spiritus pinguedinem. — Adorons le Christ-Roi, dominateur des Nations, qui donne la vigueur de l'esprit à ceux qui en font leur nourriture. »- — (Invit. Off. SS. Sacram.).

 la série de droite, vous suivrez tout à votre aise l'épanouissement de la piété envers le Roi-Eucharistique. Nous signalons les tableaux plus importants.

 N° 23. - Communion de la Sainte Vierge. Ecole française (XVIIesiècle). Avec quel respect Marie reçoit le corps de son divin Fils! Elle est le modèle des communiants.

N° 25. — Communion de sainte Madeleine à la Sainte-Baume. Attribué au Corrège (Allegri). La sainte pénitente entourée d'anges, reçoit le viatique de la main d'un vénérable prêtre.

N° 27. — Même sujet, par Benoît Lutti (XVIIIe siècle).

N° 26. — Communion de sainte Marie l'Egyptienne.

N° 27. — Communion de saint Bonaventure. Ecole espagnole (XVIIIcsiècle), Grisaille. Le docteur séraphique se trouve indigne de la prêtrise ; mais un ange lui apporte la moitié de l'hostie consacrée. Le prêtre célébrant la messe, se retourne étonné.

N° 56. — Saint François d'Assise devant le Saint-Sacrement. Original, sur acier, de Guido-Reni. L'un des plus précieux tableaux du Musée. On admirera l'attitude du patriarche d'Assise devant son divin Roi. Effet remarquable de perspective et de lointain.

N° 50. — Saint Ignace et saint François-Xavier en adoration devant l'Hostie. Original de Sasso Ferrato. Ils offrent l'hommage de leur Ordre, si dévoué au

Saint-Sacrement.

Les Nos 106, 50 et 159, représentent l'Eucharistie dans le Purgatoire, où elle exerce en effet son empire, par la délivrance des âmes, selon le dogme de la foi. Voyez appendus, au-dessous, plusieurs petits cadres très remarquables. Les patrons de tel ou tel foyer domestique y sont groupés aux pieds de l'Hostie, en signe de respect et d'hommage. C'est là une forme touchante de la dévotion des familles chrétiennes envers le Roi-Eucharistique. —Nos 57, 58, 59 —A remarquer aussi le N° 70. — Communion de saint Louis de Gonzague, par Camoncini. Tout y respire la plus tendre piété.

 D'autres tableaux sont l'oeuvre de pieux artistes tourmentés eux-mêmes par le désir d'attirer plus d'honneur à Jésus-Hostie.

 Ainsi, le n° 42. —Le Sacrement au milieu des fleurs, par Daniel Zeegers, S. J.

N° 41. — Le Saint-Sacrement en gloire. Esquisse d'Annibal Carrache.

N° 103. — Les Docteurs écrivant sur le Saint-Sacrement en gloire. Ecole romaine (XVIIIesiècle).

 Les vitrines 2 et 3 renferment des objets d'art antiques et modernes, qui rappellent la vénération des fidèles envers l'Hostie. La belle collection de fac-similé de lampes des catacombes est un don du comte Acquaderni. Les symboles représentés sont pleins de sens mystiques.

 Enfin, sur la paroi en face, dans le coin, le Miracle de Bolsène — No 108, (copie de Raphaël, par Jules Romain), — termine bien la série. Un prêtre disant la messe vit le sang jaillir du calice et ensanglanter le corporal. Ce fait détermina Urbain IV à instituer la Fête-Dieu. L'hostie et le corporal miraculeux sont conservés, depuis 1264, dans la splendide cathédrale d'Orvieto.

 4° Permanence du Droit. — Le droit social de Jésus-Christ est inaliénable.

C'est pourquoi tant qu'il y aura sur terre une hostie consacrée, elle devra être le centre de tous les hommages, non, seulement de la part des individus, mais aussi des familles, des sociétés et des peuples.

L'Eglise militante d'ici-bas, jalouse de ce précieux dépôt, rivalisera en quelque sorte avec l'Eglise triomphante du ciel, pour rendre plus d'honneur et de vénération à ce grand Sacrement.

 C'est le sujet du célèbre tableau de Raphaël, au Vatican : La dispute du Saint-Sacrement. Le N°46 en offre une copie de Nicolas Mignard (1605-1668).

  la fin du monde, le Dieu des tabernacles exercera sur la terre son règne caché et mystérieux, à l'aide d'agents qu'on peut appeler eucharistiques, parce qu'ils agiront et lutteront par l'Hostie et pour elle. Tels furent, dans le passé :

 N° 34. — Le cardinal Borromèe arrêtant la peste de Milan. Le Saint porte dans les rues le viatique aux moribonds. Copie ancienne.

N° 161.— Saint Pascal Baylon, le pâtre de l'Ombrie qui, par son influence extraordinaire, vulgarisa les célèbres tableaux eucharistiques appelés « Maësta» ou « Majestés. »

On peut aussi rattacher à cet ordre d'agents eucharistiques, le N° 20, — Apparition de saint Michel au mont Gargan. Esquisse attribuée au Dominiquin. L'archange saint Michel apparaît au mont Gargan, tandis que des infidèles venaient empêcher la célébration de la messe des Exorcismes. Un taureau fugitif est arrêté et les méchants sont renversés par l'éboulement de la caverne.

 Enfin un peintre a très heureusement imaginé qu'au dernier soir du monde,

les anges viendront prendre, à Saint-Pierre de Rome, la dernière hostie consacrée, pour lui faire, avec les esprits célestes et les bienheureux, une apothéose suprême.

 N° 35. — Apothéose de l'Eucharistie. Ecole de Venise (XVIIe siècle). Le Saint-Sacrement renfermé dans vu vieil ostensoir est élevé au ciel.

 Dès lors le règne de Jésus-Christ sera fini sur la terre, pour se continuer au-delà des temps, dans la gloire céleste, pendant l'éternité. « Et Regni ejus non erit finis. » (Luc. 1. 33.)

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Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #ETUDES HISTORIQUES SUR LIEUX SAINTS

HIÉRON OU TEMPLE-PALAIS ÉLEVÉ

A JÉSUS-HOSTIE ROI DES NATIONS

II.EMBLÈMES.

Aux quatre angles du dôme, et sur la ligne même des quatre inscriptions, sont abrités sous de belles arcatures en fer ouvré, qui forment dais, les quatre grands Emblèmes du Christ, ou CHRISMES, consacrés et adoptés à travers les âges chrétiens, pour servir de signes de ralliement autour de l'Agneau.

Chrisme.pngLe premier est formé par le monogramme du Christ accolé des lettres symboliques A et Ω, selon le mot de saint Jean «Ego sum. A et Ω., principium et finis. » (Apoc., 1, 7). Cet emblème, que l'on trouve déjà dans les catacombes, figure à partir de Constantin sur le Labarum impérial, comme on le constate par une foule de monuments, médailles et monnaies. Il affirmait contre le paganisme et les hérésies le droit de domination du Christ, Dieu-Homme.

Sous les empereurs de Byzance, le Chrisme fut la Croix ancrée ou potentée, avec la devise grecque : I.C.X.C.-N.I.K.A, c'est-à-dire : « Jésus-Christ a vaincu. »

En Orient, cet emblème se retrouve encore partout sur les édifices publics et sur les maisons particulières. Les Occidentaux, à la même époque, gardaient seulement la croix, en y ajoutant parfois une devise latine : Christus Regnat ou Deus vult.

Ce signe sacré eut son plus brillant éclat dans les luttes contre l’Islamisme.

Plus tard le «Chrisme» accepté généralement représentait les trois premières lettres grecques du nom de Jésus: I. H. S. dans une gloire rayonnante. Cet emblème, connu, dit-on, à partir des révélations de Ste Julienne de Mont Cornillon, fut répandu en même temps que l'idée de la Fête-Dieu, par plusieurs Saints, en particulier S. Bernardin de Sienne. L'ordre de S.François le prit pour son blason, du XIVe au XVe siècle. AU XVIe siècle, la Compagnie de Jésus, suscitée providentiellement pour lutter contre le Protestantisme, l'adopta comme son chiffre et en fit le symbole de son immense action sociale dans le monde.

Enfin l’EMBLÈME DU SACRÉ-COEUR, révélé à la Bse Marguerite Marie, est le nouveau «signe de ralliement » proposé aux chrétiens militants des temps modernes pour rendre hommage à Jésus-Hostie. Que les individus et les nations l'acceptent sans plus tarder, afin de réveiller leur charité languissante et de lutter avantageusement contre les attaques du Satanisme contemporain (1). Dès lors ce « Chrisme » encore obscur aura, lui aussi, sa gloire et son triomphe.

 III ECUSSONS.

 La frise contournant le périmètre de l’« Aula Fastorum » est ornée de blasons ou écus, qui sont à la fois le complément nécessaire et le plus magnifique commentaire des inscriptions et des emblèmes. Ils représentent les « PUISSANCES», parmi lesquelles le règne de Jésus-Christ s'est réalisé dans le passé, ou se réalisera, il faut l'espérer, dans un avenir prochain.

C'est ainsi que dans le domaine du Droit Social, on a placé les écussons des cinq principaux RITES EUCHARISTIQUES: le Grec, Arménien, le Latin, le Syro-Chaldéen et le Mozarabe. N'est-ce pas en effet dans l'Hostie consacrée par les diverses liturgies, que s'établit la présence réelle de Jésus-Christ, avec toutes les prérogatives, de sa royauté sur les peuples? On peut dire avec un saint Père : « Le Roi est là! » (S. Cyrille de Jér. Catéch. v). On doit adorer dans l'Hostie, selon le terme d'une messe du rite Grec : le « ΠAMBAΣIAETΣ», c'est-à-dire le chef universel des Maîtres du Monde. (Canon de la liturgie de St Basile. — Voir RENAUDOT.)

C'est donc à juste titre que les hosties sont ici couronnées. Aussi bien les diverses nations chrétiennes se sont-elles formées d'abord autour de l'Eucharistie ; et le RITE seul est encore en Orient ce qui distingue les Nations.

Pour le Fait historique, cinq grands Etats de l'Europe l'ont affirmé presque à toutes les pages de leur ancienne histoire. Les blasons désignent: le Royaume de France, le Saint-Empire d'Allemagne, la Confédération Italienne sous la présidence du Pape, les royaumes autrefois si catholiques d'Angleterre et d'Espagne. Ces Nations ont reconnu la royauté de Jésus-Christ, à ce point que tous les Rois et Empereurs affirmaient tenir leur puissance « de la Grâce » ou « de la Miséricorde de Dieu » : Dei gratia Rex, — et ne l'exerçaient que sous la dépendance du Christ-Régnant.

En France, par exemple, les monnaies d'or appelées Agnels portaient à l'effigie l'image de l'Agneau, et au revers une croix avec l'exergue : Xtus Vincit. — Xtus Régnat. – Xtus Imperat.

A la Règle ou Norme Economique se rattachent CINQ PUISSANCES secondaires, qui s'étant vouées à Jésus-Christ, en se fédérant chacune avec un ordre chevaleresque Eucharistique, sont devenues extraordinairement prospères, à ce point d'être prépondérantes et de jouer un rôle très important dans le monde. Telles furent : la Suisse, la Belgique, le Portugal, le Danemark et la Hollande; dont les blasons sont accolés à ceux des ordres de chevalerie confédérés. En ces exemples, s'est vérifiée la parole du Maître, qui est la vraie solution du problème économique : « Quaerite primum regnum Dei et justitiam ejus, et omnia adjicientur vobis. (Math., vi, 33.) »

Nous nous trouvons devant un idéal sublime, en franchissant le domaine de la Promesse Politique, qui se rattache au Culte Social du Sacré-Coeur. Ici les écussons vous exposent un programme magnifique et grandiose, qui ne tendrait à rien moins qu'à grouper toutes les races ou nations prépondérantes aux pieds de Jésus-Hostie, sous l'emblème unique du Divin Coeur. De très bons esprits ont prédit cette Union finale des Grandes Races. Les écusson représentent successivement: l’Union Latine, l'Union Anglo-Germanique, l'Union Pan-Américaine, l'Union Asiatique, l’Union Australienne.

Après tout, les Nations, « Gentes » appartiennent de Droit à Jésus-Hostie,  et ce ne serait que justice si elles se laissaient gagner par les attraits de son immense charité.

Les huit derniers blasons qui occupent les quatre coins de la salle, au-dessous des quatre signes de Domination, figurent les Sociétés ou Ordres chevaleresques, qui ont pris l'initiative d'ériger des Temples-Palais à l'Agneau-Vainqueur, en vue de reconnaître précisément sa royauté sociale et de « la proclamer. »

(1) Dans les diplômes maçonniques des plus hauts degrés, on trouve représenté le Coeur de Jésus, avec ces mots: « COR EXECRANDUM. »

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HIÉRON OU TEMPLE-PALAIS ÉLEVÉ

A JÉSUS-HOSTIEROI DES NATIONS

 

I.  INSCRIPTIONS.

— Dès que vous avez  pénétré dans l’Aula Fastorum, votre regard est attiré par quatre inscriptions latines, en lettres capitales, qui se détachent et ressortent au milieu des divers ornements. Là en effet sont exposées, en formules claires et précises, les quatre idées maîtresses, qui sont la clef du HIÉRON et le résumé de toute la doctrine théorique et pratique du Règne social de Jésus-Hostie.

 A) En face de l'entrée, à l'Ouest, vous lisez :

 Agno Divino in Hostia proesenti

JURE SUO

Imperium competit in gentes universas

 Ce qui veut dire, en traduisant presque mot à mot :

 A l’Agneau Divin, présent dans l'Hostie

DE DROIT

Appartient l’Empire sur toutes les Nations.

Au-dessous, vous voyez de chaque côté, reposant sur les pilastres massifs, des chapiteaux en forme de cartouches accolés, dont le cadre est en feuilles de chênes. On lit au milieu l'indication des sources, où se trouvent les preuves de ce Droit.

 C'est d'abord à gauche : « SACRA SCRIPTURA, » L'Ecriture Sainte, et « TRADITIO CHRISTIANA, » la Tradition chrétienne. Puis, à droite : « SS. DOCTORES, » les Saints Docteurs, et « ECCLESLE MAGISTERIUM, » le Magistère de l'Eglise.

On ne nous demandera pas ici un exposé de ces preuves, qui exigeraient des volumes. Les visiteurs instruits et compétents en découvriront d'eux-mêmes un certain nombre. On connaît bien, par exemple, les principaux textes de la Bible, qui affirment la royauté sociale du Christ.

 « Postula a me, et dabo tibi GENTES HÆREDITATEMTUAM. » (Ps. II, 8.) — « Digitus est AGNUS QUI OCCISUS EST, accipere virtutem et honorem et gloriam. » (Apoc. v, 12.)

 — L'Agneau qui est immolé, n'est-ce pas Jésus-Hostie? Or d'après le contexte, il s'agit aussi d'une gloire et d'une royauté terrestres. Pour plus d'amples détails, nous renvoyons à la Bibliothèque et aux publications de la Société des Fastes (1). Une Revue semblable, poursuivant le même but, se publie en Italie, sous le titre de « Regno di Gesu-Cristo. »

B) Du côté du Nord, on voit cette inscription :

 Per ava inter populos Hostiae devinctos

FACTUM EST

Audire Christus vincit regnat imperat

Traduction :

 A travers les âges chrétiens, parmi les peuples voués à l’Hostie,

LE FAIT EST

Qu'on répétait à l'envi: Le Christ est Vainqueur, Règne et Commande.

Les preuves de ce Fait se trouvent partout : l1 Histoire « HISTORIA », les Arts « ARTES, » la Législation « LEGES, » et la Politique « POLITICA » en rendent un éclatant témoignage, à qui les étudie sans parti pris. Ces indications sont gravées sur la pierre.

 C) A l'Est, vous lisez :

 Hisce in aedibus studiosis servatur illustratur

ARS SEU NORMA

Optimi sub Christo-Hostia societatum regiminis

 C'est-à-dire en français :

 Dans cet édifice, les hommes d'étude trouvent exposé

L'ART OU LA NORME

Du meilleur Gouvernement des Sociétés sous le Christ-Hostie.

Sur les cartouches correspondants, sont marqués les GRANDS PRINCIPES je dirais mieux les grands secrets (Règles) de cet art divin. Il consiste à grouper, autour de Jésus-Hostie, tous les hommes, ses sujets, depuis les unités isolées jusqu'aux multitudes constituées en nations. On arrivera à ce but par divers degrés : Les Serments individuels, « JURAMENTA INDIVIDUA, » les Pactes des Familles, « PACTA FAMILIARUM,» les Alliances des Sociétés, « FOEDERA SOCIALIA », et les hommages des Nations, « OBSEQUIA NATIONUM. »

 D) Enfin au côté Sud, il est écrit :

 Pacis restaurandæ, Parodii, civitatibus regnis

DATUM EST PROMISSUM

Si in Christum Hostiam (sub signo SS. Cordis). Obsequium juretur.

 On peut traduire ainsi, en gardant, autant que possible, la contexture du

latin :  C'est à Paray, qu'en faveur du rétablissement de la paix sociale, aux Etats et Royaumes,

UNE PROMESSE A ÉTÉ DONNÉE

A condition qu'au Christ-Hostie (sous le symbole du Sacré-Coeur) L'hommage serait juré.

Ici les cartouches rapportent les divines exigences ou conditions, telles que le Coeur de Jésus les a exprimées dans sa révélation sociale de 1689. (Voir la Vie de la Bse Marg.-Marie). — Les abréviations se complètent, et se traduisent ainsi :  « IMAGO COLATUR S. CORDIS» : Culte de l'Image du Sacré-Coeur. - « VEXILLA REGIS PRODEANT CHRISTI-HOSTIAE» : Déploiement des étendards qui affirmeront la royauté du Christ-Hostie. - « REPARATIO FIAT SOCIALIS IN HOSTIAM » : Réparation sociale envers l’Hostie. — « JESUS-HOSTIA REX RECLAMETUR» : Nouvelle proclamation de Jésus-Hostie comme Roi.

(1) La Bibliothèque des Fastes Eucharistiques, qui compte déjà quatre à cinq mille volumes, occupe un pavillon particulier au fond du « HIÉRON». — Parmi les publications de la Société, nous citerons la Revue Trimestrielle, rédigée en français, qui a paru de 1882 à 1888 sous le titre de « Règne de Jésus-Christ. » Depuis cette époque elle a pris le nom d'Institut des Fastes Eucharistiques

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