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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #SYMBOLISME CHRÉTIEN

L'ICONOGRAPHIE ANCIENNE DU COEUR DE JÉSUS.

L'Image du Coeur-Sacré et les Armoiries des Souverains.

Depuis qu'un homme eut l'audacieuse et providentielle idée de résumer toute la personne du Fils de Dieu fait Homme dans la seule représentation de son Coeur, il est arrivé plusieurs fois que, pour faire honneur à cette divine image, des souverains l'ont prise pour emblème ou l'ont associée aux insignes de leur dignité suprême ; et parfois aussi des sujets l'ont revêtue des marques distinctives de la royauté, ou l'ont mis en contact avec le blason de leurs princes, soit pour placer ceux-ci sous sa protection, soit pour unir dans un commun et plus grand hommage le Coeur du Seigneur des Rois et leur propre souverain d'ici-bas.

De ces formes de glorification— de la glorification la plus haute sur terre après l'acte d'adoration— quelques rares témoignages nous sont restés ; et, à l'heure où de divers côtés, Rome est sollicitée d'établir la fête spéciale du Règne social de Jésus-Christ, il m'a paru opportun de grouper ici ceux que j'ai pu retrouver et d'y étudier ceux que d'autres ont déjà signalés.

I. — LES ARMOIRIES ROYALES DU PORTUGAL

L'un des plus anciens auteurs qui, en deçà des Pyrénées, se sont occupés de la signification du blason royal de Portugal, Antoine Ginther curé de Sainte-Croix de Biberach (Wurtemberg), se trompe étrangement à son sujet.

Ce blason se doit lire ainsi en langage héraldique régulier : « D'argent à cinq écussons d'azur posés en croix, chargés chacun de cinq besants d'argent mis en sautoir ; à la bordure de gueules chargée de sept châteaux castillans d'argent, maçonnés de sable[1]. »

Et voici ce que Ginther en écrit :

« Alphonse I, Roi du Portugal, sur l'ordre de Jésus-Christ qui lui apparut pendant la nuit, fit peindre et sculpter, non seulement sur les drapeaux et étendards se son armée, mais aussi sur son blason, les cinq plaies sacrées de son Rédempteur, et il plaça au milieu le S. S. Cœur de Jésus, transpercé par la lance ; et le lendemain, ayant élevé cet écu pendant le combat contre les Maures, le roi vit ses ennemis terrifiés, dispersés et détruits d'une façon merveilleuse. C'est depuis ce jour les Rois de Portugal portent cet écu que sacré en guise de blason[2] ».

Ginther évoque ici le combat d'Ourique où le comte Alphonse Henriquez défit, en 1139, cinq rois maures, et fut proclamé roi du Portugal sur le champ de bataille. Dès le matin il avait en effet dit à ses troupes comment la nuit précédente Jésus-Christ lui avait promis la victoire en lui disant de prendre pour enseigne l'image de ses Cinq Plaies ; et voici comment il les disposa sur l'écusson royal qui devint par là une sorte d'ex-voto solennel : Sur chacun des cinq écussons d'azur des rois vaincus qu'il posa en croix, en monument de sa quintuple victoire ; il plaça le signe, déjà bien des fois séculaire, des Cinq-Plaies, c'est-à-dire cinq ronds d'argent en sautoir qui ne sont que la stylisation de cinq blessures[3] . Mais Ginther dépasse la vérité en ajoutant que le nouveau roi y plaça également l'image du Coeur de Jésus.

Blason des Rois du Portugal.

Je sais bien que la spiritualité ,1a mystique, la littérature pieuse peuvent dire, avec raison souvent, que la plaie du côté de Jésus, c'est son Coeur même. L'iconographie n'admet pas ce genre d'interprétation, l'héraldique non plus ; pour elles la plaie du côté est la représentation naturelle ou stylisée de la blessure faite à la surface du corps du Sauveur, et rien de plus ; elle n'est pas la plaie du Coeur ni donc le Coeur ; elle n'est que l'ouverture externe de la voie de grâce ouverte par le fer du soldat et peut conduire la pensée jusqu'au Coeur, mais elle ne le représente pas.

Le roi Alphonse ne mit pas le Coeur de Jésus sur son blason comme l'ont répété à tort après Ginther, plusieurs auteurs français.

Certes la notion du culte du Coeur Sacré pouvait très bien n'être pas étrangère à la piété du vainqueur d'Ourique : Français de race par son grand-père le duc Henri de Bourgogne, arrière-petit-fils du roi Robert de France, il était en correspondance avec le premier des grands apôtres du culte du Coeur de Jésus, cet autre bourguignon illustre saint Bernard ; et celui-ci lui envoya, quand il fonda son abbaye d'Alcobaça, de ses propres moines de Citeaux, pour la peupler. Mais quand même nous saurions qu'avec eux le roi pria nommément le Coeur du Sauveur, Cela ne changerait rien à la rectification héraldique que je viens de faire du texte de Ginther.

L'emblème particulier du roi Dom Ferdinand

de Portugal.

II. — L'EMBLÈME DU ROI FERDINAND DE PORTUGAL

Dans le même ouvrage précité, Ginther parle aussi d'un emblème héraldique adopté par le roi de Portugal don Fernando, qui régna de 1367 à 1383.

« Jadis Ferdinand, Roi de Portugal, dit-il, prit comme symbole familial (selon le témoignage de Typotius—Symb. L. I.) deux cœurs : le très sacré Coeur de Jésus, blessé et cruellement percé par le fer de la lance, et, placé près de ce divin Coeur, et à sa gauche son propre coeur sans blessure avec ces mots : Cur non utrumque. Pourquoi pas tous les deux!..Cur non utrumque » ? Ce que les iconographes et les mystiques on traduits : Pourquoi tous deux ne serait-ils pas blessés.

Je reproduis ici l'image même du livre de Ginther, d'après un calque de M. l'abbé Buron. Et je dois souligner qu'il y a désaccord entre le texte de l'auteur et la gravure qui l'accompagne : l'emblème royal, composé au XIVe siècle y est traité dans un style tout à fait XVIIe s. et je n'y vois point la lance, mais une épée ; et le second coeur est vulnéré comme l'Antre ; le premier s'y montre glorifié d'une couronne de roses, fleurs de la Passion, le second porte des épis mûrs ; c'est ici le cas de rappeler que le froment a parfois symbolisé la Terre dont il est le fruit sur tous autres précieux.

Les symbolistes et les auteurs portugais reconnaissent bien dans le premier de ces deux coeurs celui du Sauveur et dans l'autre celui du roi Ferdinand, et malgré le caractère énigmatique de l'emblème en question je ne vois pas bien quelle raison majeure pourrait nous imposer le rejet de leur opinion. Les uns reconnaissent, dans la juxtaposition du coeur royal, du Coeur divin et dans la devise, l'expression du désir qu'eut le roi de participer mystiquement à la blessure du Coeur de Jésus ; d'autres y voient au contraire le symbole du Coeur de Jésus « pénétrant le coeur du souverain portugais, jusque dans ses pensées et dans ses replis les plus secrets[4] »

Nous savons que le Coeur de Jésus fut représenté dans la Péninsule Ibérique avant le règne de Ferdinand qui mourut le 22 octobre 1383, et le moule à hosties gothique avec réminiscences d'art roman du Musée épiscopal de Vich, où II nous apparaît seul sur la Croix du Calvaire, nous en est un témoignage qui ne saurait être contesté[5].

III. — LE BLASON MYSTIQUE DE LA BIENHEUREUSE JEANNE DE VALOIS.

Un siècle après que le roi Ferdinand de Portugal eut quitté ce monde, ce fut la plus noble fille de la terre de France qui prit à son tour l'image matérielle du Coeur de Jésus, et l'accola en véritable union à ses propres armoiries familiales. Jeanne de France, de la branche de Valois, fille du roi Louis XI et soeur du roi Charles VIII, avait été mariée à son cousin le duc d'Orléans qui devint à son tour roi de France, en 1498, à la mort de Charles VIII. Ce prince fit alors annuler son mariage en cour de Rome, pour cause d'étroite parenté, d'une part, et, d'autre part, comme l'ayant contracté sans liberté, sous la pression redoutable du roi Louis XI. Jeanne de France reçut alors le duché de Berry et prit le nom de Jeanne de Valois.

Le coeur brisé, car elle aimait son mari et ne se consola jamais de sa disgrâce, Jeanne se retira en sa ville de Bourges où elle fonda en 1501, pour vivre avec elle dans la prière et les austérités, l'ordre des Annonciades.

Tant que Jeanne de Valois fut duchesse d'Orléans et pendant le peu de temps qu'elle fut reine de droit, elle porta comme armoiries d'alliance deux écus d'azur à trois fleurs de lys d'or, sommés de la couronne fleurdelysée, l'un du chef de son père, l'autre de celui de son mari Louis de Valois, duc d'Orléans ; quand, répudiée, elle vécut à Bourges et qu'elle s'y fut donnée toute à Dieu, elle remplaça l'écu du roi, son mari, par celui du Roi du Ciel, Jésus-Christ : Parti, à dextre d'argent au Coeur de Jésus-Christ de gueules, navré d'une blessure ouverte en fasce et cantonné de quatre autres blessures en sautoir, aussi de gueules et saignantes ; à senestre, de gueules à l'Hostie d'argent issante d’un calice d'or[6] ».

L'Art Catholique[7] vient de reproduire en réduction la belle gravure de Claude Gellé, XVIIe siècle, qui représente la Bse Jeanne. L'écu mystique au Sacré-Coeur et au calice y figure à sa droite et l'écu de France à sa gauche. De préférence à ces deux écussons séparés, j'ai mieux aimé donner ici le vrai blason d'alliance qui nous occupe, d'après une ancienne gravure sur bois, jadis à feu Guy Jouanneaux, qui fut un délicat lettré poitevin ; elle aussi date vraisemblablement du XVIIe siècle, mais les deux blasons accolés ont été certainement copiés par le graveur sur un document du siècle précédent.

Les armoiries mystiques de Jeanne de Valois

Sous une même et commune couronne fleurdelysée, les deux blasons y sont juxtaposés en véritables armoiries d'alliance entre Jésus-Christ et la Maison de France dans la personne de Jeanne de France, l'Epoux à droite, l'épouse à gauche.

IV. — LE SACRÉ-COEUR DE LA STALLE ROYALE A WINDSOR

(ANGLETERRE)

Dans le choeur de la Chapelle Saint-Georges du château royal de Windsor, au sommet de la stalle des Souverains anglais, qui est du début du XVIe siècle, et au-dessus de la place de la Reine, le Coeur de Jésus, entouré de la couronne d'épines et navré d'une blessure d'où sort un bouillonnement de sang se montre, glorieux, entre l'Agneau immolé sur le Livre Apocalyptique sept fois scellé, et la Main divine qui le désigne aux adorations de tous.

J'en donne ici la représentation d'après l'ouvrage du R. P. Alet, S. J. La France et le Sacré-Coeur (p. 261). J'aurai à en reparler au stricte point de vue archéologique et chronologique, et ne veux que souligner ce fait que si le Sacré-Coeur n'y est pas entouré du sceptre, de la couronne et des autres insignes de la royauté, la main qui L'a voulu ici, l'y a placé au-dessus de tous les attributs suprêmes qu'il domine, au sommet même du trône occupé par la majesté royale en prière devant toute puissante Majesté divine.

Pour mémoire, je rappelle seulement un autre document iconographique anglais où l'hommage royal est en quelque sorte aussi rendu au Sang de Jésus-Christ issu de son Coeur ; c'est le vitrail XVe siècle de Sidmouth Church sur lequel les Cinq Plaies saignantes sont toutes couronnées de diadèmes d'or[8].

Le Sacré-Coeur sur la stalle royale de Winsdoor.

V. — L'INITIALE DU TITRE DU « TRÉSOR DES PAUVRES 1527. »

La couronne d'or des rois, ce fut aussi, vers la même époque, un modeste artiste de France qui la posa sur le Coeur du Seigneur : « Le XVIIII iour daoust mil cinq cens XXVII » on acheva d'imprimer à Lyon, sous les presses de « Claude Mourry, dit Le Prince », demeurant « auprès notre dame de Confort, Le trésor des pouvres selon maistre Arnoult de Villenove, maistre Bêrard de Solo et plusieurs aultres Docteurs en mêdicine de Montpellier », La page première de cet ouvrage, tout entière gravée sur bois, fut ornée de l'image d'un docteur installé devant son « poulpitie » chargé de livres, et dont un ange nous présente, sur une banderolle, le nom : » Maistre Arnoult de ville nove ». Au-dessus de cette composition se trouve le titre susdit dont la première lettre, un L majuscule s'accompagne d'un écusson chargé d'un coeur que surmonte la couronne. Certes, un graveur plus heureux aurait peut-être mieux situé et plus marqué la blessure du coeur, mais les rares artistes d'aujourd'hui qui gravent le bois avec l'outillage simpliste des graveurs de la Renaissance savent combien il est facile même avec de l'habileté, de manquer un trait en d'aussi petits sujets : un défaut du bois, un léger mouvement, un rien suffit.

Parce qu'il s'agit du « Trésor des Pauvres », d'aucuns diront je le sais bien, que ce coeur n'est que l'emblème de la Charité, je ne disconviens pas qu'il le soit et ce sont les Litanies liturgiques du Sacré-Coeur qui leur répondent : « Cor Jesu fornax ardens caritatis » le Coeur de Jésus est une fournaise ardente de charité. Charité d'un Dieu pour les hommes, d'un homme pour ses frères souffrants, trouvez donc un emblème qui, mieux que le Coeur de Jésus, la puisse heureusement et pleinement symboliser[9].

VI. — LA MARQUE PROFESSIONNELLE DES IMPRIMEURS VÉRARD ET LE CARON

Peut-être les lecteurs de Regnabit se souviennent-ils comment aussi, contemporain de Claude Mourry, l'imprimeur parisien Anthoine Vérard plaça sur sa marque commerciale, qu'adopta aussi Pierre Le Caron, le Coeur de Jésus, figuré au milieu d'un texte de prière, dans les nuages qui dominent le blason royal et la couronne de France, au-dessus de son propre coeur[10].

L'initiale du « Trésors des Pauvres ».

VII.— BLASON D'UNE BIBLE DE LA ROCHE-CLERMAULT (INDRE-ET-LOIRE)

J'ai relevé il y a quelque vingt ans sur une Bible in-4° du presbytère de la Roche-Clermault, près Chinon, le dessin colorié que voici :

Au revers de la couverture de cuir fauve un écusson orbiculaire, ou rondache d'azur, porte un Sacré-Coeur couleur de chair, au-dessus des trois fleurs de lys royales ; autour de l'écusson deux palmes vertes. Et le tout est dessiné dans ce style particulièrement lourd de la seconde moitié du règne de Louis XIV. P Nous avons vu, il y a quelques années, le descendant du prétendu Louis XVII — Naundorf adopter un arrangement analogue pour le « nouveau blason de la Maison de Bourbon » à cette différence près que deux lys furent placés en chef de l'écu, le Sacré-Coeur au centre et un lys en pointe.

Le blason de la Roche-Clermault semble bien n'être qu'une marque de dévotion d'inspiration particulière due au même sentiment qui fit naître le dessin que fit exécuter sur tous les livres manuscrits de son abbaye de Ste Croix de Poitiers, Ordre de St Benoît, Mme l'abbesse Flandrine de Nassau (1579-1640) et où figurait le Coeur de Jésus[11] ; à moins toutefois que la Bible de la Roche-Clermaultne soit une épave du grand monastère de la Visitation de Loudun, situé à cinq lieues à peine et dont la bibliothèque et les nombreux objets pieux ont été dispersés dans toute la région, à la Révolution.

Bible de La Roche Clermault (I.-&-L.)

Fondé en 1648, ce monastère a été de bonne heure un ardent foyer de diffusion des images du Sacré-Coeur sur tout le pays ; mais je souligne bien que je n'indique cette hypothèse d'origine au blason de la Roche-Clermault que comme une possibilité, dépourvue de tout soutien documentaire jusqu'aujourd'hui.

VIII. — SCULPTURE DE LA RUE DE LA JUIVERIE, A FRÉJUS

C'est encore grâce à Mlle Berthier, de Cannes, que j'ai pu relever, en mai dernier, dans la petite rue de la Juiverie, et près la Place du marché, à Fréjus un fort joli médaillon de bois sculpté au début du XVIIIe siècle, et alors incrusté dans une curieuse porte plus ancienne.

Médaille de porte ; rue de la Juiverie, Fréjus.

Il montre un coeur en relief, surmonté de la croix, et sur la surface duquel sont les trois fleurs de lys de France. Du pied de la croix partent deux guirlandes végétales ; le tout un peu corrodé par le temps.

Quelle interprétation donner à ce motif ?

Ou bien il est l'image du coeur de celui qui le fit sculpter et qui voulut ainsi proclamer son double et vif amour pour la Religion, symbolisée par la croix, et pour la Maison royale de France ; ou bien c'est le Coeur de Jésus — encore qu'il ne porte pas la trace du coup de lance— et, même en le regardant avec les yeux de l'époque qui l'a produit, c'est bien là la première pensée qui vient d'elle-même à l'esprit : le Coeur de Jésus à la protection de qui un fidèle sujet confie la personne de son roi, une sorte de « Domine salvum fac Regem », chanté par le ciseau ; « Que Dieu vous ait en sa sainte garde », écrivaient toujours à leurs sujets nos anciens rois en terminant leurs lettres, « Que Dieu garde en son coeur notre Roi ! » semble répondre ici le notable de Fréjus qui de ce joli médaillon timbra sa porte...

Et maintenant, quelles conclusions générales tirer des documents iconographiques que nous venons d'examiner ?

Aucune, pour l'instant.

Je n'ai voulu que grouper ici les images antérieures à la Révolution qui montrent, en contact avec l'idée de royauté terrestre et les emblèmes des souverains d'autrefois le Cœur du Seigneur Jésus-Christ, espérant que d'autres y trouveront utilité pour leurs propres travaux, qu'il s'agisse de l'histoire ou de l'iconographie du culte du Sacré-Coeur.

L. CHARBONNEAU-LASSAY.

LOUDUN (Vienne)

La Terre dans le Coeur de Jésus. Motif central d'une gravure allemande de 1708 — Le Hiéron — Paray.

 

[1] Cf. M. L. Nouvelle Méthode raisonnée du blason ou de l’Art Héraldique du P. Ménestrier. Lyon, Bruysset-Ponthus, 1770 ; p. 394. — Ajoutons que dès le début du XVIIe s. les châteaux de Castille du blason royal de Portugal se simplifièrent en sept tours uniques ; les documents plus anciens portent les châteaux plus nombreux ; ainsi les armoiries portugaises sur la quatrième marque de l'imprimeur parisien Gilles Hardouin (1491-1521) portent douze châteaux donjonnés.— Les châteaux de Castille, sur les armoiries du comté de Poitou ont, à la même époque, subi semblable simplification. [2] Ginther : speculum amoris et doloris in sacratessimo ac divinissi mo Corde Jesu. Augsbourg J. J. Lotteri 1731-p. 68. [3] Et non des besans (pièces de monnaie orientale) comme le disent les traités de blason des trois derniers siècles. [4] Cf. Antonio Caétano de Sou/a i Hist. genealogica da casa Real Portuguza Usbonne, J. a. de Sylva 1735. T. I. p. 429. [5] C. L. Charbonneau-Lassay, in Regnabit. N° sep. 1922. p. 280-285. [6] On sait que l’expression a « de gueules » indique en blason la couleur rouge, comme « d'azur » désigne le bleu. [7] 6, Place St-Sulpice, Paris. [8] Cf. L. Charbonneau-Lassav. Les Sources du Sauveur, in Regnabit août sept. 1923. p. 204. [9] Je dois la connaissance de ce document, et beaucoup d'autres secoursintellectuels pour le travail que je poursuis, à l'une des très dévouées amies de Regnabit, Mlle Madeleine Berthier, directrice et fondatrice de la Firme des Beaux-Livres.—Bien respectueux et très vifs remerciements. [10] Cl. L. Charbonneau-Lassay. Les Marques des premiers imprimeurs français. in Regnabit janv. 1924. [11] Cf. Mgr Barbier de Montault : Pays, et Monum du Poitou. Paris, May et Motteroz, 1890, Ps. I, p. 167.

 

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