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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar

PRINCESSE DE CARIGNAN.

MORTE LE 3 SEPTEMBRE 1792.

S’il est des personnages marquants parmi les sombres instants de la Terreur, Madame de Carignan, plus connue sous le nom de Princesse de Lamballe, en fait incontestablement partie.

Cette femme, dont le destin tragique est malheureusement trop peu connu fut, contrairement aux infirmations  erronées répandues par les propagandistes athées, l’une des amies les plus fidèles qu’ait compté la Famille Royale. Cette amitié, qui ne connut jamais de faille, bien sûr eut un prix : le martyre et, serions-nous tentés de dire : le martyr.

Car, si nous analysons les faits, c’est bien de cela dont il s’agit. Nous sommes le 2 septembre. La situation est précaire chez les révolutionnaires, la France est, dit-on, en danger !!! Il faut calmer les esprits ! Marat et Danton autorisent le peuple à se faire juge. Folie !

Le 3 septembre, après son amie de toujours, Pauline de Touzel, Madame de Lamballe est extraite de sa cellule.

En fin de matinée, elle entre, aussi grande que l’on puisse l’être dans une telle condition ; dans la salle d’interrogatoire.

La foule présente, avide de sang, vociférante, attendant le prochain coup de pique ou de gourdin à porter, voit Marie-Louise de Savoie, Princesse de Carignan faisant face au tribunal qui, en fait, n’en a que le mon. Les minutes sont comptées, les questions sont concises, aussi tranchantes que le fil du rasoir. Hébert, l’acharné lance la première interrogation :

H : Qui êtes-vous ?

M de L : Marie-Louise, princesse de Savoie.

H : Votre qualité ?

M de L : Surintendante de la Maison de la Reine….

H : Que savez-vous des complots de la Cour ?

M de L : Je n’ai connu aucun complot.

Hébert finit par demander à Madame de Lamballe, dans un premier temps, de jurer fidélité à la Liberté et à l’Egalité puis, dans un deuxième temps, de haïr le Roi, la Reine. La Princesse répond :

 « je jurerai facilement les deux premiers, je ne puis jurer le dernier, il n’est pas dans mon cœur. »

La Princesse de Carignan dès l’instant, comme le veut la procédure, est élargie.

Voici pour le terme juridique. Quant au triste sort de la Princesse, les avis divergent sans forcément se contredire ; Au sortir du tribunal, la Princesse aurait dit-on chutée. Voyant ceci et croyant qu’un premier coup lui avait été porté, la foule se précipita pour s’adonner à la triste besogne. Et, lorsque ce n’est pas la tête qui dirige les instincts de l’homme, le pire est envisageable. Et le moindre du pire ici, sans être morbide, c’est la mort !

Voilà la version qu’il ne convient pas de retenir tant elle s’éloigne de la réalité.

La République se donne ici bonne conscience ! Mais avec ce que nous rapportons ci-après, nous constatons que la mort, dans sa finalité fut, pour la Princesse,  libératrice.

Voici les faits. Après élargissement, deux hommes se saisissent de Marie-Louise de Savoie, la supportant puisqu’affaiblit, au sortir du tribunal, ils lui font contempler le tas de cadavres jonchant le sol devant lequel elle s’exclame :

_ Fi ! l’horreur.

Les hommes alors la dévêtent, une fois nue, ils la contraignent, en la tenant fortement, à marcher sur les cadavres assassinés la veille ! Madame de Lamballe, nue comme au premier jour, s’efforce de ne pas tenter les esprits pervers qui, selon une autre version, n’auraient pas hésité à la violenter, tant vivante que morte ! Après ce sinistre jeu, un dénommé Charlat lui porte un coup violent. La Princesse s’écroule. Grison, garçon boucher, purement et simplement lui tranche la tête.

Et si nous croyons avoir atteint le stade de l’horreur, nous nous trompons. La dépouille est présentée à la foule effrénée, qui, non satisfaite du sort de Marie-Louise Savoie, poursuit ses opprobres. On insulte le cadavre, on crache dessus, on danse, mais plus encore : on mutile !!! Madame de Lamballe, dont il valait mieux qu’elle soit morte en cet instant, a la poitrine tranchée, est éviscérée, a le cœur arraché ! 

Finalement Madame, votre tête fut ensuite plantée au bout d’une pique puis, dans une procession macabre, fut transportée devant les fenêtres du Temple d’où, après un cri d’horreur, Marie-Antoinette perdit connaissance tant le spectacle était lugubre. Et l’on dit que les Rois n’ont pas d’amis !

Nous ne pouvons ici, Madame de Lamballe, par cette modeste réédition, que vous rendre l’hommage que vous méritez tant. Un hommage à votre mémoire au moins égal, si ce n’est supérieur par le respect, à celui de votre martyr.

Rhonan de Bar.

Directeur à titre honorifique.

Collection « Montjoie Saint-Denis.».

Editions  Lacour (Nîmes).

 

Madame de Lamballe. Princesse de Carignan-Savoie.

Madame de Lamballe. Princesse de Carignan-Savoie.

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