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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar

DERNIER MOT DES PROPHÉTIES

ou

L'AVENIR PROCHAIN DÉVOILÉ

 

par plusieurs centaines de textes authentiques, dont beaucoup sont peu

connus ou inédits et de date récente

notamment les prédictions de l'extatique de Fontet,

de celle de Blain, etc., etc.,

 

PAR ADRIEN PELADAN

chevalier de Saint-Sylvestre,

 

 

II.

LE SURNATUREL AU XIX ième SIECLE.

 

Les vérités surnaturelles sont celles qui nous sont connues par la foi. Le surnaturel est donc la lumière de la révélation.

 

Un miracle est une opération surnaturelle, dérogeant aux lois du monde physique. Le secours de la grâce, pour accomplir de bonnes oeuvres, est dit surnaturel, parce qu'il vient de Dieu.

 

Le surnaturel n'existe ni par l'homme, ni selon l'homme. Le don de prophétie est essentiellement surnaturel. Le surnaturel, ou manifestation céleste par une créature, exista de tous les temps ; mais il est des moments dans l'histoire, où le Seigneur prodigue, en quelque sorte, ces communications augustes, parce que les générations ont été ou sont plus oublieuses des préceptes divins, et que la justice incréée est prête à punir les prévarications et les crimes des peuples.

 

Notre siècle, en proie à toutes les maladies doctrinales, gagné par le délire des passions honteuses, courbé sous d'innombrables dégradations de Bas-Empire, a dû provoquer la sollicitude de la miséricorde infinie. C'est pour cela que les faits surnaturels ont été si multipliés, et que leur ensemble forme ces imposantes manifestations de la grâce, propres à arracher nos temps a leur turpitude, à les prémunir contre les expiations appelées par une dégradation profonde, une hypocrisie savante, des sacrilèges ; l'immolation du droit ; des avidités qui font pâlir celles des âges païens, et cette licence qui éclate au loin et revêt audacieusement la livrée de l'athéisme, ou bien de l'abrutissement.

 

Il y a 42 ans, mourait à Rome, comme nous l'avons dit, A.-M. Taïgi, femme qui a joui d'un privilège unique dans l'hagiologie , celui de voir dans une sorte de soleil mystérieux, placé à quelques pieds d'elle, non-seulement ce qui se passait d'un bout du monde a l'autre, combats, navigations, complots, intrigue des cours, mouvements révolutionnaires, actions dignes d'éloges, mais encore l'état des âmes d'outretombe, dans la triple division de nos fins dernières, le ciel, le purgatoire, le noir abîme. Anna-Maria Taïgi a prophétisé sur les divers papes ses contemporains ; elle a particulièrement caractérisé à l'avance le long règne de Pie IX, et marqué en traits éclatants les évènements soit terribles, soit heureux vers lesquels nous nous acheminons.

 

Le laboureur Martin, à force d'instances de l'archange Raphaël, alla, en 1817, dire à Louis XVIII de ne pas se faire sacrer, parce que Dieu le frapperait de mort, s'il enfreignait la défense. Il avertit aussi le roi que la profanation du dimanche, le manque de respect des choses saintes, la tolérance et l'admission des révolutionnaires dans les affaires de l’État enflammaient le courroux divin, et que la France serait accablée de maux, si ces désordres continuaient. 1830 a été un de ces châtiments prédits, et nous savons quelles ont été les suites désastreuses de ce régime maudit. Martin nous rappelle ce maréchal de Salon, qui alla représenter de semblables choses à Louis XIV, poussé qu'il était aussi par une apparition d'en haut.

 

La croix miraculeuse de Migné, sur la fin de la Restauration, météore céleste, qui a des similaires dans l'histoire ecclésiastique, fut aussi un avertissement surnaturel, et des pénitences nécessaires pour apaiser le Seigneur, et des catastrophes qui nous menaçaient.

 

Louis-Philippe touchait presque à la chute honteuse qui lui était réservée, lorsque la Sainte Vierge apparut aux bergers de la Salette. On n'a pas oublié combien de doutes ont prétendu obscurcir cet évènement miraculeux ; combien d'efforts ont eu lieu pour accréditer la croyance que l'apparition était une supercherie. Cependant la prophétie de la Salette nous prévenait des rigueurs qui nous ont frappés dans le manque des récoltes, la mortalité des enfants, les révolutions successives qui ont éclaté. Dans la question des récoltes se trouvait implicitement la perte de la vigne, ruine d'opulentes provinces , la malédiction sur la sériciculture, la sécheresse, la paralysie des affaires. Là était prédit Sedan, puis la Commune.

 

A la Salette, ce n'est plus un ange venant parler à la terre coupable, mais la mère de Dieu elle-même, qui pleure sur notre pauvre état social, et qui déclare ne pouvoir plus retenir le bras de son Fils. Il y a, dans cette sollicitude de la Reine des Cieux pour la France, une poésie si majestueuse et si douce qu'elle égale les plus touchantes interventions du Ciel ici-bas, dans les récits de nos livres sacrés. Un siècle moins alourdi par l'indifférence que le nôtre, se fût converti à cet appel, et il eût trouvé à la fois des apôtres pour répandre le prodige, et des chantres pour le glorifier.

 

La Salette précède Lourdes, et la roche de Massabielle, dans les apparitions dont elle a été le siège, complète le mystère commencé sur la montagne dauphinoise. Ici la miséricorde grandit, et la suavité de ce mot : Je suis l'Immaculée Conception, porte à l'humanité une espérance nouvelle, gage du relèvement de la France et du salut de l'Eglise. Lourdes a reçu son historien, elle attend encore son poète.

 

Cependant, une basilique monumentale s'élève près de la grotte et de la source miraculeuses, et des confins de la France et du monde, les foules y accourent rendre leurs hommages à la Très-Sainte Vierge, et demander des grâces, des guérisons impossibles à la science, et qui, par leur nature divine, réduisent au silence les vaillants de l'impiété. Ces faits surnaturels ne sont pas isolés, mais pour ainsi dire de tous les jours.

 

Le nom de Pontmain se présente ici à toutes les mémoires : c'est en ce lieu que Marie se manifeste encore à des enfants, en un moment où le pays est envahi par l'étranger, où les armes sont tombées des mains de notre jeunesse, où nos troupes sont désorganisées ou captives, où la terreur, fille de la lâcheté des bons et du jacobinisme de 1830et de 1852, incendiait Paris et assassinait les Otages. Marie recommande la prière à Pontmain, et promet le retour de la paix.

 

La prière, c'est toujours et partout la recommandation de la Reine des Anges : la prière n'est-elle pas l'adoration, la réparation, la messagère qui monte au Seigneur pour en obtenir le pardon de l'humanité pécheresse, et redescendre, les mains pleines d'indulgences et de dons consolateurs. Ces instances de Marie sont les mêmes dans les manifestations solennelles comme dans les communications moins éclatantes.

 

Faut-il mentionner ici la voyante d'Oria, près Naples, qui, entre tant de particularités surnaturelles réunies en elle, est communiée fréquemment par la main des anges ? Faut-il nommer Louise Lateau, de Bois-d'Haine, qui, depuis des années, ne reçoit d'autre substance que le pain eucharistique, et qui, dans son extase hebdomadaire du vendredi, souffre les douleurs de la passion ? Faut-il rappeler Fontet, où, dans la personne de Berguille, continuent des manifestations que l'autorité ecclésiastique trouve bon de cacher au public ; où des contradicteurs voudraient voir une action du démon pour opposer une rivalité à Lourdes, mais où, en attendant la décision de l'Eglise, nul ne peut nier le surnaturel ? Faut-il parler de Nenbois, où l'autorité s'est, dit-on, déclarée contre le surnaturel divin, tandis que Berguille continue de suivre, chaque vendredi, dans son extase, la voie douloureuse, et prononce des paroles où la théologie ne semble pas avoir trouvé de rectification a faire. Rien du moins n'a été publié. Faut-il nous transporter à Blain, non loin de Nantes, où la voyante Marie-Julie, que Mgr Fournier, évêque défunt de Nantes, appelait une sainte, et y voir de plus grands prodiges qu'à Bois-d'Haine ?

 

Nous donnons plus loin une série inédite de prédictions de Marie-Julie ; ces documents sont du plus haut intérêt. Il y a un simple prêtre de village, le curé d'Ars, dont l'existence a présenté, en quelque sorte, une succession ininterrompue de faits surnaturels. Nous retrouvons dans l'abbé Vianney, en réservant la différence des cas, les merveilles de la vie d'Anna-Maria Taïgi. Ce ministre du Seigneur, dont la simplicité était extrême, a justement mérité de son vivant le titre de saint et de prophète. Les foules accouraient à son église comme autrefois les Israélites de bonne volonté auprès de Jean-Baptiste. Il fut le consolateur des âmes, et son tombeau a gardé une vertu miraculeuse. Les actes réunis pour servir à la béatification de l'abbé Vianney sont remplis de prodiges célestes.

 

Le monde n'a qu'une bien faible idée du commerce que certains serviteurs de Dieu entretiennent avec les anges, et des merveilles qui s'accomplissent sous le regard du Sejgneur, par l'efficacité de sa toute-puissance, dans les maisons de prière et souvent en des asiles dépourvus des biens de la terre, mais riches en pureté et en amour des choses saintes.

 

Nous donnerons plus loin une autre énumération de faits surnaturels, ayant reçu une moindre publicité peut-être que ceux qui précèdent, mais présentant toutefois les mêmes caractères. Ils forment un faisceau de preuves imposantes de l'intervention divine dans les évènements humains, et démontrent que l'abandon de la foi est la cause directe des calamités de nos temps, et que la corruption sociale appelle sur nous de nouveaux et grands malheurs. Dans chacun de ces faits, la prophétie, que nous pourrions nommer l'aile droite du surnaturel, a toujours ou presque toujours une part. Il en est où elle domine essentiellement.

 

Si donc le surnaturel resplendit à chaque pas dans l'histoire contemporaine, et si la prophétie y occupe une si large place, les prédictions sur les temps présents seront-elles traitées de chimère ? Pour n'aborder ici, du reste, qu'un chapitre de ces vaticinations, que l'on nom explique ce souffle qui, des sibylles à nos jours, excède les grands serviteurs de Dieu et les âmes contemplatives; que nous sachions comment, à travers les âges, cette haleine révélatrice nous présente, pour notre époque profondément troublée, ce Réparateur couronné qui renversera les factions, relèvera les Lys, écartera les parasites et les faméliques, fera surgir une pléiade de talents et de héros, prêts à redoter la France de ses splendeurs éclipsées. Nul souverain [dans l'histoire n'aura uni tant de vertu à tant de valeur, tant de sagesse à tant d'activité ; tant de lumière à tant d'héroïsme, tant de sublimité en un mot en toutes choses. Commençons le Dernier mot des prophéties par cette immense figure, prédite aussi bien dans les temps actuels que dans les temps anciens.

ADRIEN PELADAN.

ADRIEN PELADAN.

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