Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #PROPHETIES PAR A. PELADAN

DERNIER MOT DES PROPHÉTIES

ou

L'AVENIR PROCHAIN DÉVOILÉ

 

par plusieurs centaines de textes authentiques, dont beaucoup sont peu

connus ou inédits et de date récente

notamment les prédictions de l'extatique de Fontet,

de celle de Blain, etc., etc.,

 

PAR ADRIEN PELADAN

chevalier de Saint-Sylvestre,

III

LE GRAND MONARQUE.

Deux majestueuses figures apparaissent à l'horizon lumineux d'un avenir prochain ; c'est le Pontife Saint et le Grand Monarque ; le Pape qui ceindra si magnifiquement la tiare, et le roi qui fera splendidement refleurir les lys. Nous les avons, ailleurs, signalés dans la strophe suivante :

Il est écrit que deux grands hommes.

L'auguste bandeau sur le front,

Dans la nuit des temps où nous sommes.

En Occident apparaîtront:

L'un, d'une sainteté sublime,

Doit, dans la nouvelle Solyme,

Glorifier la vérité ;

Par son audace et sa prudence,

L'autre, sur le trône de France,

Etonnera l'humanité.

Voici une suite de prédictions sur le Grand Monarque, Prophéties de Prémol, écrite dans ce monastère avant 1789 :

« Et je vis venir de l'Orient un jeune homme remarquable, monté sur un lion. Et il tenait une épée flamboyante à la main. Et le coq chantait devant lui. Et le Lion mit le pied sur la tête du Dragon. Et sur son passage tous les peuples s'inclinaient , car l'Esprit de Dieu était en lui. Et il vint sur les ruines de Sion, et il mit sa main dans la main du pontife, et ils appelèrent tous les peuples qui accoururent. Et ils leur dirent : Vous ne serez heureux et forts qu'unis dans le même amour ! Et une voix sortit du ciel, au milieu des éclairs et du tonnerre, disant : Voici ceux que j'ai choisis pour mettre la paix contre l'archange et le dragon, et qui doivent renouveler la face de la terre ! ils sont mon verbe et mon bras ! et c'est mon Esprit qui les guide ».

Glose :

L'Archange, c'est la monarchie ; le dragon, c'est la révolution ; Sion , c'est Rome ; le jeune homme monté sur un lion, c'est le Grand Monarque ; le coq symbolise la faction orléaniste à la fois renversée et convertie.

Le P. Ricci :

« C'est alors que viendra le Duc Fort, sorti d'une des nobles races qui, pendant tant de siècles , demeura constamment fidèle à l'ancienne religion de ses pères, et dont la Maison a été très-affligée par la nécessité à une dure servitude. Les mains de ce Duc seront admirablement fortifiées, et son bras vengera la religion, la patrie et les lois. Dès ce moment on fera cause commune contre ce Monarque fort et contre les rois et les princes qui seront unis à lui. On emploiera tout l'argent et tous les moyens possibles pour lui faire la guerre ; mais il vaincra ses ennemis en pleine campagne, et les écrasera tant en Orient qu'en Occident».

Le prodige aérien de Vienne (Isère), observé le 3 mai 1848, est un de ces phénomènes prophétiques, comme il s'en rencontre dans l'histoire; exemples: les signes observés avant et lors du siège de Jérusalem, par Titus ; le Labarum apparu à Constantin ; la croix de Migné (1826); plusieurs batailles vues dans les airs, depuis 1870, en Pologne, etc. Le nuage symbolique a montré les diverses phases historiques, depuis 1848 jusqu'à la venue du Grand Monarque dont il est dit :

« Sur le nuage blanc et sur la bande supérieure de l'écharpe, se voyait un personnage richement vêtu, coiffé d'un chapeau de général et monté sur un cheval blanc orné d'une couverture brodée à franges d'or. Ce personnage est resté longtemps presque immobile à cette place. .. En même temps, un troisième lion blanc se forma sur le nuage blanc... On vit une grande dame sortir de la ville apparente ou château blanc. Elle était vêtue d'un manteau blanc, qui ne saurait être comparé qu'au manteau de la statue de Notre-Dame de Fourvière. Elle tenait en sa main une autre couronne qui paraissait sortir d'une ouverture faite sur le devant du manteau. Cette dame est venue déposer cette couronne sur la tête du lion blanc. Cette couronne était ronde, grande, blanche, et composée de fleurs dont il n'a pas été possible de reconnaître la nature... Aussitôt que le lion blanc a été couronné, le cavalier, jusque-là immobile, est venu sur le lion, après avoir quitté son cheval, qui a disparu dans les nuages... Au-dessus de cette tête, sur l'azur du ciel, se lisaient ces trois lettres grosses et violettes, dont la première était plus grosse que les deux autres : AVE».

La dame, dont il est ici question, est la Sainte Vierge, dont la protection a obtenu miséricorde au royaume de saint Louis, représenté par le Lion blanc. Elle couronne la France qui, par le culte qu'elle a rendu à la Mère de Dieu, a mérité sa protection toute-puissante. C'est la France qui, dans le mot mystérieux Ave, salue le souverain aimé du ciel, envoyé pour la délivrance du pays. Saint Augustin.— Les oracles sibyllins ont entrevu le prince immense promis à nos temps. Sans remonter si haut, nous reproduisons le fragment ci-après, attribué à Saint Augustin, et qui se trouve vers le milieu du traité de ce Père :

De Antichristo :

Nous savons, dit l'aigle d'Hippone, qu'après l'empire des Grecs, de même qu'après celui des Perses, qui fleurirent chacun dans leur temps avec une grande splendeur et une très-grande puissance, l'empire romain commença enfin à s'élever à son tour, devint le plus puissant de tous ceux qui l'avaient précédé, et tint sous sa domination tous les royaumes de la terre, de sorte que toutes les nations furent soumises aux Romains et leur payèrent tribut. C'est pourquoi l'apôtre Paul dit que l'Antechrist ne viendra point dans le monde avant que l'apostasie ne soit arrivée auparavant, c'est-à-dire que tous les royaumes qui étaient assujettis d'abord à l'empire romain en aient secoué le joug.— Or, ce temps n'est pas encore arrivé (nous en sommes de quatorze siècles et demi plus près que S. Augustin) ; car, quoique nous voyons l'empire romain en très-grande partie déjà détruit, cependant tant que dureront les rois de France, qui doivent posséder cet empire, la suprématie du nom romain ne périra pas tout entière, parce qu'elle se maintiendra dans ses rois. Quelques uns de nos docteurs disent même qu'un roi des Francs possédera l'empire romain tout entier, lequel roi viendra aux derniers temps...»

Dans cette puissance, il faut surtout considérer sans doute la mission providentielle de la France pour le protectorat du Saint-Siège, et l'ascendant moral que rendra le grand monarque à notre pays, en abaissant partout l'impiété et lu révolution conjurées contre l’Église et sa tille aînée. Quant à l'apostasie dont parle l'apôtre, elle s'est effectuée en Asie, en Afrique, en Amérique, dans la majeure partie de l'Europe : la France l'Italie et l'Espagne, longtemps préservées, sont persécutées à présent par le despotisme de la libre pensée ou aux prises avec cette fille de l'enfer.

David Paréus :

Ce savant Silésien, dont les oeuvres ont été publiées à Heidelberg, en 1647, rapporte la prophétie suivante, reproduite en 1665par le chanoine Comiers, dans son Traité des Comètes.

« Il surgira un roi de la nation très-illustre des lys ; il aura le front long, les sourcils élevés, les yeux longs et le nez aquilin. Celui-ci rassemblera une grande armée et détruira tous les tyrans de son royaume ; il frappera de mort tous ses ennemis, quoiqu'ils prennent la fuite sur les monts et se retirent dans les cavernes pour se cacher de sa face. Car comme l'époux est uni à l'épouse, ainsi la justice lui sera associée. Il poursuivra la guerre avec ses ennemis jusqu'à sa quarantième année, en subjuguant les Insulaires, les Espagnols et les Italiens1.

Il détruira et brûlera Rome et Florence, et l'on pourra semer le sel sur leur emplacement. Il fera mourir les membres du clergé qui auront envahi le siège de Pierre, et la même année il obtiendra une double couronne. Enfin, en passant la mer avec sa grande armée, il entrera en Grèce et sera roi des Grecs. Il subjuguera les Turcs et les Barbares en faisant cet édit : Quiconque n'adorera pas le Crucifix, qu'il meure de mort. Nul ne pourra lui résister, parce que le saint bras du Seigneur sera toujours avec lui, et il possédera l'empire de la terre. Ces choses étant faites, il sera nommé le Repos des saints chrétiens».

Prophétie de B. Holzhauser :

Ce pieux auteur, qui écrivait au milieu du XVIIesiècle, a laissé le meilleur commentaire sur l'Apocalyse. Prophète lui-même, voici en quels termes il parle de royal restaurateur : « Dieu enverra un Grand Monarque, appelé tantôt Auxilium Dei, secours de Dieu, tantôt Lilifer, porte-lys, tantôt Monarque Fort, etc. De concert avec une puissance du Nord, il exterminera la race des impies. Il rétablira l'ordre et rendra à chacun son bien. Dieu, dans ce même temps, suscitera un Pontife saint qui, soutenu par le Grand Monarque, fera briller plus que jamais la gloire de l'Eglise catholique par tout l'Univers. On croira la race du grand-duc éteinte : point du tout. Un duc (dux, chef) paraîtra contre toute attente, lorsque les amis de l'Eglise et des souverains seront dans la consternation et tellement persécutés qu'ils seront contraints de prendre les armes, auxquelles Dieu donnera le plus merveilleux et le plus brillant succès. Ce monarque puissant, qui viendra comme envoyé de Dieu, détruira les républiques de fond en comble ; il soumettra tout à son pouvoir, et emploiera son zèle en faveur de la vraie Eglise du Christ. Toutes les hérésies seront reléguées en enfer. L'empire des Turcs sera brisé, et ce monarque régnera en Orient et en Occident . »

La prophétie d'Olivarius, remarquée par François de Metz, en 1792, parmi les manuscrits apportés des couvents de Paris à la Commune, et reproduite dans les Mémoires de Joséphine, raconte les faits généraux du premier empire, ceux de 1848 et la suite, et s'exprime ainsi sur le Grand Monarque : « Il portera lion et coq sur son armure (force et vigilance)....Ainsi seront pourchassés (les communeux) du palais des rois par l'homme valeureux ; et par après les immenses Gaules déclarées par toutes les nations grande et mère nation. Et lui, sauvant les anciens restes échappés du vieux sang de la Cap, règle les destinées du monde, se fait conseil souverain de toute nation et de tout peuple ; pose base de fruit sans fin, et meurt ».

Le Solitaire d'Orval :

« Dieu aime la paix ; venez, jeune2 prince, quittez l'isle de la captivité. Oyez, joignez le lion à la Fleur Blanche, venez. Ce qui est prévu, Dieu le veut. Le vieux sang des siècles terminera encore de longues divisions ; lors un seul Pasteur sera vu dans la Celte-Gaule. L'homme puissant par Dieu s'asseyera bien, moult sages règlements appelleront la paix. Dieu sera cru guerroyer avec lui, tant prudent et sage sera le Rejeton de la Cap. Grâces au Père de la miséricorde, la sainte Sion rechante dans ses temples un seul Dieu grand ».

Le bienheureux Amadée, évêque de Lausanne, XIIe siècle :

« Avec le Grand Pasteur surgira le Grand Roi, qui obtiendra le royaume de la cité nouvelle ; et bientôt après il appesantira sa main sur les infidèles, en Afrique, et ensuite en Europe. Il fera fleurir la foi, et il sera aimé de tous parce que ses actes exciteront l'admiration. Alors la volonté de Dieu sera parfaitement accomplie. Il faudra que la concorde et une union parfaite soient complètement établies, avant qu'il n'y ait qu'un seul troupeau ».

Le B. Théolophre :

D'après le Livre merveilleux, où se trouve cette page du B. Théolophre, voici le discours que le Pontife saint doit prononcer au sacre du Grand Monarque :

« Reçois, Fils bien-aimé, la couronne d'épines, laquelle tu demandes instamment et très-humblement pour l'amour que tu portes à Celui qui a été suspendu en la croix et nous a rachetés

de son propre sang. Reçois aussi en ta main droite l'enseigne de sa très-sainte croix, par lequel signe tu seras vainqueur, parce que le Dieu des armées a dit : Je t'ai reçu aujourd'hui, et t'ai oint de mon huile sainte, mon serviteur, pour être le conducteur de mon peuple et comme mon signal.

Tu vaincras, non par la multitude de tes gens de guerre, ni par ta propre force, mais par la vertu de mon Esprit qui t'assistera. Réjouis-toi donc, et sois constant et ferme en tes résolutions. Et n'aie point peur, attendu que je serai toujours avec toi. Au reste, je te prendrai par ma droite, afin d'assujétir les nations devant toi, et je mettrai en fuite les rois, et j'ouvrirai devant toi les portes, et elles ne se fermeront plus.

Je marcherai devant toi et humilierai les superbes de la terre. Je romprai les portes d'airain et je briserai les gonds de fer. De plus, je te donnerai des trésors qui sont cachés et je te révèlerai les arcanes ou mystères des grands secrets. Et tout lieu sur lequel tu marcheras sera à toi. Hé ! qui est-ce qui pourra résister, puisque c'est le Dieu des armées, le Seigneur qui a dit ces choses ?»

Jean de Vatiguerro, XIIIe siècle :

« Ce pape (le Pontife Saint) aura avec lui un empereur, homme très-vertueux, qui sera des restes du sang très-saint des rois de France. Ce prince lui sera en aide et lui obéira en tout pour réformer l'univers, et sous ce pape et cet empereur, l'univers, sera réformé, parce que la colère de Dieu s'apaisera. Ainsi il n'y aura plus qu'une loi, une foi, un baptême, une manière de vivre. Tous les hommes auront les mêmes sentiments et s'aimeront les uns les autres, et la paix durera pendant de longues années ».

La Salette :

Une partie du secret de Mélanie et de Maximin a trait au sujet qui nous occupe. En voici les termes, d'après un homme de bien qui a reçu sur ce point d'intimes confidences: « Les deux tiers de la France perdront la foi ; l'autre tiers la conservera, mais mollement. La religion revivra cependant. Il paraîtra un Grand Monarque qui rétablira la foi et restaurera la Société. L'Eglise sera florissante».

Le Pape Benoit XII :

« Uni (le Pontife saint) avec le Monarque fort, toute les résistances contre la vérité seront brisées, et une félicité incomparable régnera parmi les hommes ».

Ancienne religieuse :

« J'ai encore des vues de miséricorde sur la France ; je lui donnerai un Roi selon mon coeur et ma volonté. Il aura en partage la douceur, la sagesse et là sévérité. Je lui rendrai tout facile, et tous se rendront à ses volontés. Il fera tout rentrer dans le devoir et dans l'ordre ».

L'abbé Souffrant :

«Il aura une grande puissance et fera des choses si extraordinaires et si miraculeuses que les plus incrédules seront forcés d'y reconnaître le doigt de Dieu. Le Seigneur se servira de lui pour exterminer toutes les sectes impies, hérétiques, et les superstitions des Gentils, et pour établir, de concert avec le Pontife saint, la religion catholique dans tout l'univers».

Saint François-de-Paul, XVe siècle :

«Le Dieu tout puissant exaltera un homme très-pauvre, mais noble, du sang de l'empereur Constantin, fils de sainte Hélène, et de la race de Pépin, qui descendait de Constantin. Celui-là aura sur la poitrine le signe de la croix. Par la vertu du Très-Haut, il détruira les hérétiques et les infidèles ; il aura une grande armée, et les anges combattront avec eux et ils tueront tous les rebelles au Très-Haut».

Saint-Ange, XIIIe siècle :

« Lorsque mon peuple se repentira (c'est Jésus-Christ qui parle), qu'il comprendra mes voies et qu'il acceptera et conservera la justice, alors enfin viendra l'homme qui le délivrera, qui apportera la paix parmi les peuples, et qui sera la consolation des justes. Car il s'élèvera enfin un Roi du peuple et de la race antique des Francs:

il excellera dans le service de Dieu. Il sera reçu des rois chrétiens qui professeront la vraie foi ; il sera aimé d'eux et sa puissance croîtra par terre et par mer. Il viendra en aide aux affaires de l'Eglise presque détruites. Après que les chrétiens seront privés de toute terreur et que l'Eglise aura été amenée à l'état désiré par les fidèles, ce roi, uni au Souverain-Pontife, enverra des armées suivies par un grand nombre de volontaires, et la multitude de ceux qui tomberont pour mon nom, dans le combat, recevra, par l'efficacité de la croix, la récompense, et montera glorieusement au ciel». Un homme juste et fort s'élève des eaux mortes et salées (l'Angleterre) comme un lion fort, comme un serpent prudent, et simple comme une colombe. Il recevra à la fin, pour la protéger, une colombe noircie par les impies ( l'Eglise, en ce moment si attaquée). Il régnera beaucoup d'années et remettra les lois en honneur, renouvellera la ville (Rome) ainsi que le monde, et il ne nuira pas au peu de rois qui régneront à cette époque». (Bibliothèque des Franciscains de Hinsbergen).

Maître Antonin :

«Alors naîtra, au milieu des lys, le plus beau des princes, dont le nom sera grand parmi les rois, tant à cause de ses grâces corporelles que de la perfection de son esprit. L'univers entier lui, obéira, de l'Occident au Levant et du Nord au Midi. De toutes parts il terrassera et foulera aux pieds ses ennemis; ses années s'écouleront dans le bonheur. Ce monarque surgira de l'illustre lys ; il aura le front haut, les sourcils arqués, de grands yeux, le nez aquilin. Il rassemblera une grande armée et détruira tous les despotes (les radicaux sans doute) de son royaume, les frappant à mort ; ils fuiront à travers les monts pour éviter sa face. Il fera aux faux chrétiens la guerre la plus constante et dominera tour à tour les Anglais, les Espagnols, les Lombards, les Italiens. Les rois chrétiens lui feront leur soumission. La même année il gagnera une double couronne ; puis, traversant la mer à la tête d'une grande armée, il entrera en Grèce et sera nommé roi des Grecs. Il subjuguera les Turcs et les barbares ; nul ne pourra lui résister, parce qu'il aura toujours auprès de lui le bras du Seigneur qui lui donnera l'empire de l'univers entier. Cela fait, il sera appelé la paix des chrétiens.

Marie Lataste :

« Un jour, j'entendis une voix qui me disait : Regarde ! regarde ! Je ne voulais point regarder, de crainte d'être trompée. Cependant, entendant de nouveau cette voix, je me recommandai à Dieu, je levai les yeux et j'aperçus devant moi un personnage singulier. Il me paraissait d'un tempérament robuste et d'un caractère capable de résister à tout. Il portait une robe qui descendait jusqu'aux genoux, ses bras et ses pieds étaient nus. Je ne saurais dire de quelle

matière était cette robe. Elle n'était ni en or, ni en argent, ni en fer, mais forte comme le fer, l'argent et l'or. Le diadème qu'il portait sur le front était de la même matière que sa robe. La chair de ses membres n'était pas comme celle du reste des hommes ; elle paraissait être d'une dureté extrême. Il se plaça dans le sanctuaire, en face du tabernacle ; il se tint sur ses deux pieds et resta inébranlable. Je vis une multitude de personnes, vêtues de blanc, se ranger autour de lui, et il prononça un discours ou sermon qui était conforme aux enseignements de l'Eglise : je ne me rappelle point les paroles qu'il prononça, mais il exhorta, à peu près comme l'apôtre, à vivre selon l'esprit et non selon la chair. Parmi les vices que nous devons fuir, il fit mention de celui que l'apôtre défend de nommer. Il termina en engageant à éviter le mal et à pratiquer le bien. Après qu'il eut parlé, un homme tout noir (le radicalisme) se dirigea vers lui ; mais il lui donna sur la tête un coup si-vigoureux, que l'homme noir tomba mort à ses pieds. Aussitôt survint une multitude innombrable de corbeaux (des anarchistes) qui enlevèrent le cadavre hors de l'Eglise. Ils retournèrent bientôt près de celui qui se tenait toujours dans le sanctuaire.

Mais celui-ci se défendait sans se mouvoir ; il en saisit un avec ses mains, le coupa par le milieu du corps et le jeta loin de lui; tous les autres s'enfuirent immédiatement. Quelques instants après, j'aperçus un nombre considérable d'autres oiseaux (d'autres ennemis) voler autour de lui et l'importuner extrêmement. On lui apporta un filet avec lequel il les prit presque tous. Il jeta ce filet dans l'air avec une force extraordinaire, et les oiseaux qu'il n'avait pas pris s'enfuirent. Une voix se fit entendre dans le ciel, qui disait : Celui-là est vraiment un homme fort, il a vaincu ses ennemis. »

Ce passage est la figure des dernières guerres du Grand Monarque et des victoires qu'il doit remporter. La même voyante décrit, sous l'allégorie suivante (Let. LXI), le renversement de la révolution par le même Envoyé : « Alors on vit sur le pont un homme, monté sur un éléphant, s'avancer hardiment, tenant une épée à double tranchant. Il paraissait extrêmement vigoureux ; il était revêtu d'une robe qui n'était point en étoffe, mais elle paraissait très-dure, ainsi que le diadème que cet homme portait sur la tête. Il traversa la foule et s'avança jusque auprès de la bête, tenant d'une main son épée et de l'autre une croix. Te voilà, monstre infernal, dit-il, voyons qui des deux sera le plus fort! Regarde cette croix ? Oseras-tu t'élever contre elle ? Toute ta puissance sera réduite à néant ». Aussitôt il s'élance sur la bête, il lui enfonce dans la gueule son épée, dont la pointe ressortit sur le dos. La bête se retira dans le marais dont elle était sortie. Cet homme reçut toutes sortes de félicitations de la multitude , qui éclatait en transports de joie ».

Une ancienne religieuse :

«Je lui donnerai toute puissance sur la terre et il marchera à ma droite jusqu'à ce que je réduise ses ennemis à le servir. Et le sceptre lui sera donné pour défendre l'autel et le trône ; et ses ennemis trembleront au jour de sa force. Il sera le roi fort et marchera avec le Pape saint ».

Rosa Colomba :

«Grande révolution éclatera en Europe. La paix ne reparaîtra que lorsqu'on verra les lys, descendant de saint Louis, sur le trône de France. Ce qui arrivera ».

Religieuse de Belley :

« Il (le Grand Monarque) paraît au milieu de la confusion, de l'orage ».

Pirus :

« Jamais il ne s'est vu un monarque si puissant et si heureux ; il sera seul seigneur et empereur du monde, aimé et redouté de tous ».

« La République sera proclamée, mais elle durera peu ; ensuite nous serons gouvernés par un prince d'une grande sagesse et d'une grande piété, qui vivra très-vieux et fera le bonheur de la France. Il viendra au moment où on s'y attendra le moins ».

La petite Marie des Terreaux. :

C'était une simple fille du peuple qui eut, sous la Restauration, des songes prophétiques. Son souvenir est encore vivant à Lyon. Elle a confirmé la tradition qu'une formidable bataille sera livrée dans la plaine de Cinq-Fonds, entre Lyon et Vienne. Là, le Grand-Monarque doit déployer son génie. Il arrive un moment où ses troupes semblent plier. Il élève alors les mains aux ciel, et réclame un secours direct du Seigneur. Soudain, Jésus-Christ, arme d'une faulx tranchante, fond sur les rangs pressés de la révolution, et les abat comme le moissonneur qui couche sur les sillons les épis mûris par l'été.

Saint Thomas d'Aquin. :

« Cet homme doit venger véritablement le royaume des chrétiens; l'arracher au joug d'Ismaél, le conquérir sur les Sarrazins »

Prophéties des saints Pères :

« Les Turcs mêmes s'y attendent, qu'un roi de France lèvera main forte contre eux, et leur fera lâcher prise de tout ce qu'ils avaient conquis sur les terres des chrétiens et en Orient et en Occident. Ce roi réunira l'empire divisé en l'Orient et en Occident, et sera seul empereur du monde, aimé et redouté de tous les hommes».

Le Curé d'Ars :

« Après la destruction de Paris, doit paraître le Monarque qui rétablira toutes choses».

Desseins prophétiques du Mont-Saint-Michel :

« Le Grand Monarque, dit l'explication, après avoir détruit la démagogie et les factions, intermédiaires ou démagogie déguisée, relèvera les monarchies détruites ou avilies, et exercera sur le monde l'ascendant de Charlemagne au IXe siècle ».

Manuscrit prophétique inédit :

« Le lion couronné, dit l'interprétation, figure le Grand Monarque, l'envoyé providentiel qui relèvera de ses ruines le royaume de Saint-Louis, et le couvrira d'un éclat immense ».

L'abbé Petiot :

« Après une sanglante bataille, quand les triomphateurs croiront recueillir le fruit de la lutte, un homme nouveau s'élèvera pour rendre la paix à la société ébranlée.»

Le B. Joachim :

« Dans une figure prophétique, le Grand Monarque est enveloppé, des pieds à la tète, des replis d'un long serpent, le python révolutionnaire. La tète seule et une épaule sont libres, et pourtant Dieu soutient son Élu, qui se dégage des enroulements du reptile, pour ceindre le diadème, tenir la main de justice et vaincre les factions et les tyrannies. ».

De S..., prélat romain :

Ce personnage, parlant de la Vie d'Anna-Maria Taïgi, par le P. C., a dit de cette œuvre écrite sur des documents exacts : « Elle est très-bien faite ; j'ai beaucoup entendu parler de cette sainte femme, à Rome, où alors on travaillait au procès de sa béatification ; eh bien ! tout ce que vous voyez se passer a été annoncé par elle. Elle a prédit la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, le Concile du Vatican, et dans ce Concile la question de l'infaillibilité du Pape ; les vives oppositions qu'y feraient certains évêques, et la décision du Concile ; qu'aussitôt après la proclamation de ce dogme, la France déclarerait la guerre à la Prusse, guerre désastreuse et qui, plus tard deviendrait générale ; la fin de Napoléon III ; une République en France, mais qui durerait peu ; qu'un moment viendrait où les partis, ne pouvant s'entendre sur le choix d'un gouvernement, finiraient par se décider à remettre la question à la décision du Souverain-Pontife ; que celui-ci enverrait un légat en France pour lui rendre compte de l'état des choses ; qu'ensuite le Pape donnerait à la France un monarque chrétien, et qu'à partir du moment où il monterait sur le trône, ce pays entrerait dans une ère de prospérité civile et religieuse ».

L'Apocalypse (Commentaire d'Holzhauzer) :

« Celui que saint Jean vit sur la nuée est le Grand monarque. Il est dit qu'il est assis sur une nuée blanche, parce que son règne, désigné par le mot assis, sera un règne stable et saint, appuyé sur la protection de Dieu tout-puissant. Il est appelé semblable au fils de l'homme, à cause de ses grandes vertus, par lesquelles il imitera le Sauveur Jésus-Christ ; car il sera humble, doux, aimant la vérité et la justice, puissant par ses armes, prudent, sage, zélé pour la gloire de Dieu. Il est représenté ayant sur la tête une couronne d'or, c'est-à-dire qu'il sera un grand monarque, riche et puissant, et le dominateur des dominateurs ; il vaincra les rois des nations. Et ayant dans sa main une faulx tranchante. Cette faulx, que le Grand Monarque tiendra en main, c'est sa grande et forte armée, avec laquelle il traversera les nations, les républiques et les places fortes. Il est dit que cette faulx est tranchante, parce qu'il ne livrera aucun combat sans qu'il en résulte la victoire pour ses armées, et un grand carnage pour ses ennemis. Il est dit qu'il tient sa faulx dans la main, parce que son armée n'entreprendra rien sans ses avis, et c'est lui-même qui la dirigera par ses conseils, et elle lui obéira à la perfection, et lui sera attachée, et l'aimera de telle sorte qu'il la maniera comme un bâton, et opérera par elle des choses admirables (Int. XIV,14)»

Dans la Bible, les prophètes Daniel, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Osée,Joël, Amos, Abdias, Nahum, Michée, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, ont annoncé le Grand Monarque. Le IVe livre d'Esdras, chapitre XIII, en contient une peinture pleine de majesté. Hommes qui n'avez pas sacrifié à l'idolâtrie générale de nos jours, contemplez cette figure qui est saluée dans tous les temps, et se manifeste dans toutes les traditions ; l'Inde, l'Asie entière, les livres byzantins, l'Occident, tout le connaît. Les livres saints en ont dessiné les traits. Ce concert des siècles proclame le Monarque promis à notre âge : le Secours de Dieu, le Victorieux, le Lys, le Juste, le Régénérateur, le Prince de la paix. Il est, disent encore ces voix, le Roi de la maison de David, le Juge équitable, le Bras de Dieu, le Premier d'entre les potentats, le Désiré des nations, le Lion de Juda. Et encore : il est le Bien-aimé, le Héros choisi, le Pasteur, le Père des habitants de Jérusalem et de la maison de Juda. Il est l'Orient, Celui qui dissipe les ténèbres. Seul Souverain et seul Seigneur, il est la postérité des patriarches, et c'est à lui qu'est promise la possession des saintes montagnes. Il se nomme encore Zorobabel ou Eloigné de la confusion. Il s'appelle enfin la Parole de Dieu, le Fort qui est assis sur le coursier blanc et sur le vêtement duquel est écrit : mystère. Consolateur des justes, Envoyé providentiel, Lys qui doit fleurir dans le royaume de la Vierge, Soleil de justice, Nuée qui porte la miséricorde et le courroux divin, qu'il vienne, qu'il paraisse, réparant les ruines, réchauffant les courages abattus, répandant les lumières célestes, foudroyant les sacrilèges et les criminels, et que la France, et par elle le monde, renaissent, après tant de deuil et de tempêtes, à la félicité et au repos !

1 Quels sont ces insulaires? Nous ne le recherchons pas, crainte de nous méprendre. 2 Le Grand Monarque est signalé tantôt avec l'épithète de jeune, tantôt avec le caractère de la maturité: il ne faut voir ici que la manière dont les Voyants ont aperçu ce personnage dans telle ou telle époque de son âge.

CHRIST EN GLOIRE. ADRIEN PELADAN.CHRIST EN GLOIRE. ADRIEN PELADAN.

CHRIST EN GLOIRE. ADRIEN PELADAN.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog