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L'Avènement du Grand Monarque

L'Avènement du Grand Monarque

Révéler la Mission divine et royale de la France à travers les textes anciens.

Publié le par Rhonan de Bar
Publié dans : #ETUDES HISTORIQUES SUR LIEUX SAINTS

CATHÉDRALE DE BOURGES.

DESCRIPTION

HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE.

  1. DE GIRADOT ET HYP.DURAND

CHAPITRE VI.

DESCRIPTION

DES TOURS, DU GRAND MUR PIGNON, DE LA CHARPENTE, DE LA COUVERTURE ET DU PETIT CLOCHER.

AVANT de passer à l'examen des autres détails, occupons-nous d'une des parties des plus importantes comme des plus intéressantes du monument. Nous n'avons encore parlé des tours que pour indiquer leur physionomie extérieure, il est temps de les connaître intérieurement. Il parait que ni l'une ni l'autre n'étaient encore terminées lorsqu'elles éprouvèrent les accidents que nous raconterons lorsque nous les aurons décrites. Commençons par la plus vénérable en âge, celle située n au sud : on la nomme Vieille Tour ou Tour Sourde. Les arcs de son rez de chaussée, murés par des massifs faits après coup, forment de cette partie une sorte de salle qui était autrefois dégagée et appartenait aux basses nefs. Il n'y a pas d'escaliers pour communiquer à l'étage au-dessus: il faut, pour y accéder, se servir soit de celui de la tour neuve en passant par les galeries extérieures, soit de celui qui est renfermé dans le pilier butant.

Le premier étage est composé d'une salle voûtée en arêtes. De cet étage un escalier à vis, placé dans l'angle sud-est, dessert tous les étages supérieurs.

Le deuxième se compose d'une salle également voûtée, dont les nervures reposent sur des figures fantastiques. Au -dessus est Le beffroi en charpente qui recevait autrefois la sonnerie disposée pour installer douze cloches. Les quatre faces de cet étage sont semblables et percées chacune d'une arcade ogivale géminée. L'escalier sort au-dessus du toit et se termine en lanternon octogone, couvert en calotte; à chaque étage il existe des portes et passages communiquant avec les galeries extérieures qui règnent sur la façade principale. Cette tour fut plusieurs fois frappée par la foudre , d'abord en 1497 le 25 août, puis le 31 mai 1726 Ces circonstances, ainsi que la chute de la tour du nord, arrivée le 31 décembre 1506, contribuèrent à l'ébranler, provoquèrent à diverses époques les mesures de précaution qui se remarquent en plusieurs endroits, telles sont : les remplissages en maçonnerie sous les arcs qui font partie des basses nefs ; aux premier et deuxième étages, des remplissages et des bouchements de baies; au-dehors, le remplissage entre les contreforts du sud; enfin, du même côté, la construction du pilier butant; car, bien que la toile n'ait pas perdu son aplomb, il est évident que ce puissant accotement n'a été élevé que pour la maintenir; il serait impossible de lui assigner une autre destination en présence des précautions que nous venons de signaler. Mais un acte capitulaire du 4 août 1440 dit : «Il est ordonné aux bastonniers d'empêcher les concubines , s'ils les rencontrent dans le cloître, d'entrer chez leurs maîtres; et si elles résistent, de les conduire «in pilari» D'où l'on peut conclure que dès 1440 le pilier butant existait déjà, et qu'il renfermait comme aujourd'hui les prisons du chapitre. En 1554, on trouve encore dans les actes capitulaires déjà cités : «Ordonne au maître de l'œuvre de faire fermer de pierres la majeure partie de la fenêtre près l'ancienne tour.»

Dans le procès-verbal de Bohier, 4 août 1556, on lit : «Quant à la charpenterie de la Tour Vieille, serait besoin de la refaire tout à neuf, et qu'elle ne soit point assemblée dedans le beffroi qui porte les cloches, à cause que toute la démolition en est venue du braillement des cloches. Dans le même procès-verbal on trouve encore : «Et derechef avons visité la Tour Vieille, et l'avons trouvée en plusieurs lieux fort gastée, et est fendue en partie vers l'église, et ces fentes sont ouvertes bien de trois pouces, dont il en pourra venir inconvénient quelques jours advenir, et pour la faire semblable à la neuve pourra bien coûter 60,000 livres.» Ainsi on le voit, longtemps avant son achèvement, dès le commencement du XVe siècle, cette tour s'écrasait déjà sur elle-même et menaçait ruine. Si des documents précis nous manquent sur les causes et la date des premiers effets qui se sont manifestés aux deux tours, nous sommes mieux renseignés sur la catastrophe même qui amena la chute de celle du nord, dont voici la description : L'escalier qui la dessert dans toute sa hauteur a son entrée dans le collatéral nord par une porte lourdement ornée de moulures refouillées, surmontées de pinacles encadrant une riche arcature, et terminée par une corniche.

Il est à vis, renfermé dans la tourelle hexagone que nous avons décrite, et se compose de trois cent quatre-vingt-seize marches. Une main coulante est prise à même le noyau. Cette tour, comme la vieille, renferme deux salles voûtées qui ne présentent rien de remarquable ; mais l'étage supérieur, beaucoup plus élevé, est également formé sur chacune de ses quatre aces d'une arcade géminée à plein cintre. Cet étage renferme le beffroi en charpente et les cloches. L'escalier se termine au sommet par un lanternon en pierre. De la plate-forme, la vue embrasse un immense horizon ; le panorama de la ville dessine les diverses enceintes qui l'ont enfermée, soit sous la domination romaine, soit au Moyen-Age. C'est un magnifique spectacle qu'on ne peut se lasser d'admirer et qu'on ne quitte qu'à regret.

La construction primitive de cette tour avait été longtemps suspendue. L'archevêque Guillaume de Cambray (de 1492 à 1505) issu d'une famille de Bourges, consacra des sommes considérables à son achèvement ; mais pendant qu'il en poussait les travaux avec activité, on reconnut en 1504 que les fondations cédaient et menaçaient d'entraîner la chute de l'édifice. Aussitôt le chapitre appela de l'Albigeois, de Lyon, de Blois, de Gaillon, de Tours, d'Orléans, de Moulins, de Chantelle en Bourbonnais, de Nevers les maîtres les plus experts des métiers de maçonnerie, charpenterie et ferronnerie, «pour joindre ladite tour et îcelle tenir en fasson et qu'on pût amender les fondements que l'on veait baisser. » Tous ensemble, réunis aux experts et gens notables de la ville, décidèrent qu'il serait fait cc des murailles de parpins pour soutenir les cintres de certaines voûtes, que la tour serait traversée de barres de fer avec arrêts et clavettes pour empêcher qu'elle ne s'élargist, et les fondements fortifiés.) En 1506, les travaux exécutés depuis près de deux ans n'avaient pu assurer la conservation de la tour ; un des piliers cormiers s'affaissait sensiblement.

Le chapitre avait dépensé plus de 10,000 livres en travaux de consolidation, et cependant la Tour menaçait toujours de plus en plus ; le 4 décembre les échevins, les gens du roi, les notables, les maistres massons sont convoqués de nouveau; tous reconnaissent que les fondations sont dans un tel état qu'il faut détruire toute la construction nouvelle , jusqu'à l'ancienne (Edificium novum usque ad antiquum descenderetur pro conservatione ecelesiæ) , jusqu'à l'endroit où on s'était arrêté avant la reprise des travaux par Guillaume de Cambray.

Précaution tardive ! Le soir du dernier jour de décembre 1506, un fracas épouvantable apprit aux chanoines et à la ville effrayés, que la Tour venait de s'affaisser sur elle-même. Au point du jour, la façade de l'Eglise ne présentait plus qu'un affligeant spectacle ; la tour, et avec elle une voûte et demie de la grande nef et trois voûtes des moyennes et des basses étaient tombées ; un nuage épais de poussière remplissait encore le temple mutilé; la maison voisine, appartenant à Me Philippe de Laval, était écrasée sous les débris [1]. Heureusement personne n'avait péri.

Pendant que les habitants contemplaient avecdouleur la ruine de l'Eglise , orgueil de leur cité, un cri d'effroi s'éleva de la foule: un nouveau craquement venait de se faire entendre , deux piliers et avec eux une voûte et demie de la grande nef venaient encore de s'écrouler.

Lorsque les plus hardis osèrent pénétrer dans l'Eglise, ils trouvèrent le pavé couvert au loin de débris. Toute la journée du premier janvier 1507 se passa à contempler cet affligeant spectacle et à prendre les premières mesures de précautions, à faire clore la brèche par une muraille élevée à la hâte. Le lendemain on dépêcha un chanoine vers le roi pour solliciter des secours. Il restait encore debout quelques parties de la Tour. Pour prévenir les accidents que leur chute devait entraîner, on commença le 8 leur démolition. Le chapitre, redoublant d'activité, avait appelé de toutes parts les maîtres d'œuvres les plus en renom. Réunis en présence des maistres de Bourges, ils formulèrent ainsi leur avis, dans un procès-verbal dont l'original nous est parvenu :

 « A l'instance et requête de messieurs les vénérables doyen et chapitre de l'église de Bourges ont été congrégés et assemblés Maistres Clément a Mauclert, Pierre Le Merle, Guillaume Senault, Nicolas Byard, Jehan Cheneau, Jehan Roulx et Jehan le Merle, tous maistres massons, pour voir et visiter la démolition et ruyne de la tour et voultes de ladite église et comment on pourra icelle réparer, lesquels maistres massons tous  ensemble et d'une opinion ont ordonné et ordonnent que pour la réparation de la dite ruyne faut faire ce qui s'en suit : «Et premièrement et avant toute œuvre fault  commencer à abattre entre le pilier qui porte le horologe [2] et le pilier de la tour despuys le hault jusques sur l'allée du premier portai, pour la raison de éprouver et savoir si le pignon et hosteau de dessus le grand portal se portera bien quand il sera desme, et s'il est ainsi que on congnoisse aulcunement en abastant que le dict pignon se veuille lascher, on l'estayera contre les pilliers de la vieille tour qui seront lesses tout à cause jusques ad ce que on aye pourveu et asseuré ledict  pignon.

« Si on cognoit que le dict pignon ne bouge point et qu'il se puisse tenir stable on pourra seurement et facilement abastre les piliers cormiers de la Tour et jusques au rées du pavé et yceulx faire refaire fondés jusques au bon pays en la forme et manière qu'il est figuré un pourtraict et plateforme qui a esté faicte par les dicts massons.

«Item après que les dicts piliers seront fondés, fauldra fonder les aultres piliers cormiers pour icelle tour par devers la chapelle sainct Sébastien de la profondeur des aultres jusques au bon pays, de la grosseur, grandeur et espoisseur et forme, des aultres piliers.

«Item plus fault abastre et reffaire et reffonder jusques au bon pays le pillier de l'arc-boutant, ensemble faire refonder la vis ainsi que il est ordonné sur le pourtraict.

« Item après fault fonder le pilier cormier de la dicte tour qui sera dedans l'église c'est assavoir a dedans l'allée d'après les chappelles.

«Item après ce faict fauldra généralement fonder toute la masse de la dicte tour despuis le rées du pavé jusques au bon pays.

« Ce faict, faudra hausser tous les dicts pilliers  cy dessus déclarés jusques à l'hauteur des basses allées ensemble faire l'empâtement de lad tour  ainsy qu'il est figuré au pourtraict et icelluy empatement lever depuis le rées pavé une toise à Il plomb ; à cette hauteur faire ung lermier, monter et le diet empâtement en enlalluent jusques soubs l'entablement des basses allées et iceulx entableIt mens seront faicts adjoingts couverts.

« Item plus et après tout ce dessus dict faict fauldra abattre le pilier du petit portai joignant le grand portal et le fondre et reffaire jusques au bon pays et le haulser à l'haulteur des aultres et s'il en etoit ainsy que on cogneust que le pignon ne se peust tenir au moyen du foillement du dict pilier qui est auprès du dict pignon, il fauldra  abattre la poincte dudict pignon jusques à l'hosteau pour le décharger et pour éviter le grand inconvénient qui en pourrait advenir.

« Item quand on fera les fondemens et que on sera à la bonne terre et on pensera être au bon pays, néanmoins il fauldra faire ung puyset de trois pieds de large pour esprouver si le pays est bon dessoubs et s'il a esté aucunement foillé pour la seureté de la besoigne.

« Item et quand on fera les fondemens il faudra des grandes pierres dures pour faire lesdicts fondements et par espécial es grans piliers cormiers Il de la tour.

« Item estre pourveu de boys de plusieurs longueurs et grosseurs pour estayer et subvenir es inconvénients qui pourraient subvenir.

« Item s'il est possible à mes  seigneurs qu'ils emploient l'argent de deux années au premier an pour diligenter les fondemens, ce serait grand proufit pour ladite œuvre et pour la mectre à seureté.

«En la presence de moy juré et notaire et des « témoins soubs nommés, prudens hommes maistres Clément Maucler, Pierre Le Merle, Guillaume Senault, Nicolle Byard, Jehan Cheneau, Jehan Roulx,  Jehan Le Merle, maistres massons ont baillé ce  présent advis et opinion selon qu'il est cy dessubs escript à messieurs les vénérables doyens et chapitre en leur congrégation. Duquel présent advis et opinion, vénérables et discrètes personnes  Messr Me Jehan de Vulcob et Me Nycolle Maquereau, chanoines de ladicte esglise commis adce par mes d. sieurs m'ont demandé lectre que leur ay fi octroyée pour leur servir et valoir en temps et « lieu ce que de raison. Faict le 4e jour de may 1508 présens maistre Claude Mestier, maistre Bernard Chapuzet et maistre Guillaume Pellevoisin. Signé Nichiot. »

Mais depuis près de quatre ans, le chapitre avait dépensé plus de 10,000 livres pour la tour ; son trésor était épuisé, et pendant qu'il sollicitait des secours de toute part, les travaux languissaient, les architectes, venus de loin, restaient oisifs, les matériaux amenés sur place dépérissaient ou étaient volés, à ce point que le chapitre dût lancer un monitoire contre les voleurs; l'église, mal fermée par des murailles élevées à la hâte, exigeait une grande surveillance; et, ce qu'il y avait de plus grave, le gros pilier de la grande nef perdait son aplomb, et le grand pignon menaçait ruine, mal soutenu par ses étais appuyés sur un sol détrempé par des pluies continuelles. Enfin, les secours arrivèrent; nous verrons plus loin de quelles sources, et les travaux reprirent avec activité.

Le lundi 19 octobre 1508, le chapitre entier assista à une messe solennelle du Saint-Esprit et se rendit en procession sur le bord des fondations dont le doyen Jean de Villiers posa la première pierre. Les ouvriers reçurent «100 sols pour leur vin, tant pour les maistres massons, compaignons et meneuvres. » Il y avait près de deux ans que l'ancienne tour s'était écroulée.

La nouvelle s'éleva sous la direction de Collin Byard et de Jean Cheneau, payés 10 sols par jour 7 sous eux. Guillaume Pelvoysin, payé 5 sols ; celui-ci avait un apprentif appelé Guillaume Bichard. L'année suivante, la solde de Pelvoysin est portée à 6 s 8 d ainsi que celle de Bernard Chapuzet.

Le nombre des compagnons massons s'élevait quelquefois à quarante-trois, celui des manœuvres à quarante-neuf, il faut y ajouter les croteurs[3], les charpentiers, bauchetons, scieurs de long, carriers, charretiers, maîtres d'œurres, contrerolleurs, et on trouvera près de cent cinquante personnes employées pour la tour, dont cent environ occupées directement à la construction.

Lorsque la renommée et l'appel des maistres massons de Blois, de Gaillon, de la Touraine, etc. eût fait connaître le grand travail qui se faisait à Bourges, des compagnons massons et sculpteurs arrivèrent de toute part. Tous ces architectes, sculpteurs, ouvriers, étaient français, ce qui donne un nouveau démenti à ce vieux préjugé qui prétend que , dans le XVIe siècle, la France demandait exclusivement à l'Italie les artistes de tous genres dont elle avait besoin. En 1503, les travaux sont dirigés par Collin Byard, Jehan Chéneau, Guillaume Pelvoysin et Bernard Chapuzet.

En 1511, paraissent pour la première fois les sculpteurs, sous le nom d'imagers, imaigiers. C'est le 5 juillet que a Marsault Paule reçoit 60 s pour une pièce d'ymage qu'il afaicte de son mestier pour la tour, article de dépense répété quatre fois[4]).

Au mois de juin 1512, Pierre Byard, parent sans doute de Collin, fait une pièce d'image pour la voussure du portail, au prix de 60 sols. Au mois de février, Jehan Longuet « est payé de Il livres pour une pièce de tabernacle, qu'il a faicte à sa tâche pour le portai.» A la même époque, Nicolas Poiron et Me Paule travaillent sans doute aux ornements, à 6 s par jour ; (les tailleurs de pierre étaient payés 4 s 2d).

En 1513, le 13 juin, le chapitre délégua les chanoines Copin et Boucher pour déterminer les sujets qui seraient sculptés sur le portail (ad imagines portali ponendas). Marsault Paule, Nicolas Poyson, Pierre Byard, font seize pièces d'image pour la voussure du portail. Le cinq novembre, ils reçoivent 70 liv. c pour avoir réparé les vieulx ymages du vieil portal et avoir faict le trespassement Notre-Dame tout neuf [5]».

Chersallé est payé 12l pour avoir faict une clé pour le petit portail faisant deux tabernacles.

En 1514, la tour ne s'élevait encore qu'à l'entablement du portail dont les portes furent posées le 3 février par Pierre Jourlin. Dans l'année 1515, Marsault Paule livre quatre pièces d'images : une grande statue de saint Guillaume, placée contre le trumeau de la porte du dernier portail à gauche, statué qui existe encore, mais privée de sa tête; elle lui est payée 20 livres. Pour le même prix Nicolas Poyson faisait en même temps la statue de Notre Dame pour le portail neuf dont le tympan représente sa mort et son Assomption[6] (1).

A Joseph Chersallé pour avoir fait les armes de monseigneur de Bourges (cardinal Bohier) 70 sols. A Nicolas le peintre pour avoir peinct les armes du roy et de monseigneur de Bourges, 110 sols. C'est au mois d'octobre que figure, au-dessous de Pelvoysin, chef des travaux, un nouveau maistre masson, Jacques Beaufils, payé comme lui 6 s 8 d, et qui reste trois ans attaché à la cathédrale. En 1516, on ferme la voûte des bas-côtés et on reconstruisit les arcs-boutants tombés avec la tour ; on pose au premier étage de la tour une gargouille faite pour 50 sols, à la tâche, par Jacques Dusault ; on cimente les entablements des allées de la tour. En 1517, Guillaume Dallida peint les voûtes et y met les armes du cardinal archevêque Bohier, et on fait ferrer la trappe de la grande voûte. En 1518, on redouble d'activité pour faire terminer complètement les trois voûtes de la grande nef ; on fait travailler les ouvriers de toute sorte « oultre leur heure ; » on fait tailler les pierres à la tâche.

Enfin les trois nefs sont recouvertes, Guillaume Dallida y peint les armes du roi, celles du cardinal déjà misés une fois, passa partout une couche d'ocre jaune sur laquelle il trace en rouge des compartiments qui imitent le petit appareil. En même temps, on posait définitivement et on fermait avec de grosses serrures les portes des deux entrées reconstruites. Quant aux fenêtres, on les bouchait avec des toiles montées sur des châssis, en attendant les vitraux neufs. Ceux qu'on avait pu conserver furent remis en place par Guillaume Dallida et Ursin Alyot, serrurier.

En 1519, un verrinier de Rouen, dont nous n'avons pas le nom, fournit les vitres destinées aux nouvelles fenêtres. En 1520, on grava sur une console, au nord de la troisième galerie de la tour, au niveau de l'amortissement de la façade, cette inscription :

M + 520 + FUT + FECTE + CESTE + PIERRE M + 507 + FUT + COMMENCÉE + LA +TOUR.

C'est de cette galerie que tomba un ouvrier, Toussaint Suault, qui «se rompit le coul au service de la tour.» Le chapitre accorda «pour pitié et charité de sa mort » 10l à sa veuve[7]. En 1521, sont sculptées les balustrades des galeries de la tour, qui se ressemblent toutes, sauf peu d'exceptions ; on les payait 41 la pièce, et on les appelait « clervoyes.» En 1523, fut placée une console de la vis de la tour, à la hauteur de la 304e marche, composée d'une tête grotesque à laquelle se rattachent deux banderolles. Sur celle de gauche est gravée :

CE FUT L'A MIL CINQ CES ET SIX DE DECE BRE LE DERR JOr Q Pr UNG FODEMET MAL SIS DE St ESTIE TOBA LA TOUR

Sur celle de droite :

1523 + LE 3e JOUR DE JUILLET FUST ASSISE CETTE PNTE PIERRE.

En 1524, les travaux étaient assez avancés pour qu'on songeât à la couverture de la tour. Quelques-uns voulaient une flèche, d'autres proposaient de la terminer en terrasse comme celle de N.-D. de Paris. Ce dernier avis fut adopté le 11 avril 1524; la couverture fut faite avec des poutres recouvertes de lames de plomb.

En 1535 et 1536, on fait de grands travaux aux basses et moyennes voûtes près de la tour neuve ; on y met des cintres, on fait scier plusieurs centaines de pendans pour les voûtes, sans que rien indique ce qui avait nécessité ce remaniement. Liénard Masseron pose des œils de bœufs aux secondes voûtes ; on achève de nettoyer et de couvrir les portails neufs, et les grands housteaux de la tour.

En 1536, on termine la couverture de la grande nef, et Jean Lécuyer peint « de noir à huille le « plomb dont est couvert le faitz de l'église [8]. Le 8 juillet, les piliers qui portent le timbre de l'horloge de la tour neuve sont terminés par Léonard Masseron.; l'avant-dernière voûte de la tour est achevée, le 25 novembre, et toutes les portes sont posées le 9 décembre, par L. Poultier, menuisier.

En 1537, on couvre la chapelle où sont aujourd'hui les fonts, et on termine les murailles et œils de bœufs des secondes voûtes près de la tour neuve. En 1542 sont terminés tous les travaux, sauf la première voûte et l’housteau ou voye pour monter les cloches, qui ne furent faites qu'en 1556, et payées 370l[9].

Il faut bien le dire, en 1507 il y avait loin de ces temps de beau zèle dont nous parlent quelques historiens, où les populations, attelées à de lourds charriots, trainaient les matériaux destinés aux églises ; où tous les travaux étaient exécutés gratuitement pour l'amour de Dieu. Pour la construction de la tour Saint-Etienne, tout fut payé, depuis le dernier manœuvre jusqu'au chanoine chargé de surveiller les travailleurs ou d'aller solliciter des secours, jusqu'aux prédicateurs chargés de recommander dans leurs sermons l'œuvre de la reconstruction. Aussi fallut-il, pour faire face à de si grandes dépenses, se créer des ressourcés extraordinaires ; et il faut bien encore l'avouer, la piété des fidèles n'en procura qu'une assez mince partie, bien que la tradition ait semblé indiquer le contraire, en répétant que cette tour avait été bâtie en partie des deniers qui furent donnés par les fidèles, pour la permission d'user de beurre et de lait, en carême, accordée par le pape Pie III, à la demande de l'archevêque de Bourges, à condition que chaque chef de famille donnerait à la fabrique de la cathédrale 5 deniers pour la reconstruction de la tour, etc.

Cela est inexact ; d'abord Pie III n'a régné que dix-huit jours. Intronisé le 1er octobre et mort le 18 du même mois, en 1503, il n'a rien pu faire pour la tour écroulée en 1o06. On a sans doute confondu avec la confrérie de Saint-Etienne, dont nous parlerons plus loin, et qui accordait en effet aux affiliés le privilège de manger du beurre, en carême. On verra que le produit de la confrérie s'éleva à une somme relativement assez minime.

De 1504, époque où l'ancienne tour menaça ruine, jusqu'en 1508, toutes les dépenses furent payées sur le reste des sommes données par l'archevêque Guillaume de Cambray, par le trésor de l'église, et par les emprunts considérables que le chapitre fut forcé de contracter ; et plus tard, lorsqu'il eut obtenu des secours, leur insuffisance le contraignit à de nouveaux sacrifices; en 1509, il lui en coûta 2 351l : à peu près autant en 1510; en 1515, on le voit encore contracter un emprunt de 200l.

Il trouva encore une ressource, assez minime, il est vrai, dans la vente des vieux matériaux, qui s'élève à environ 15l par semestre; en 1518, les étais, devenus inutiles, sont vendus en partie pour 73l. —Dans des legs, l'un, d'un nommé Houard, en 1507, l'autre de 80l. fait par Jehan Tixier, tondeur en draps, en 1514. On sait assez quel abus se fit des indulgences au XVIe siècle. Le chapitre de Bourges ne manqua pas d'y avoir recours dès les premiers mois de 1506, lors- que la tour, mal consolidée par des armatures de fer, menaçait de tomber. Il organisa une confrérie soumise à la sanction du pape. Dès qu'il fut muni des bulles nécessaires à sa confrérie , le chapitre s'occupa d'en assurer le produit, et défendit que désormais il se fit aucune quête ou publication d'indulgences dans la cathédrale, autres que celles destinées à la Tour. On le voit donner 35 sols «au Prieur des Jacobins pour avoir recommandé et presché en ses sermons de l'Avent la confrairie de l'Eglise,» et envoyer un chanoine au synode célébré à Chateauneuf, pour faire lever la cotisation par les curés du diocèse.

Pendant les premières années, la confrérie de la Tour produisit peu de choses ; en 1515, elle prit un plus grand développement, et rapporta quelques années 539l., 577l., 73l !., et même une année 815l. A partir de 1592 , il n'est presque plus question de ce revenu. On peut évaluer à environ 3,500l. ce qu'elle rapporta. Les quêtes dans le diocèse produisirent environ 2,2001. - Les sommes prélevées sur le tronc du Pardon de l'Hôtel-Dieu de Paris, 225 l[10].- Sur le tronc des Quinze-Vingts de Paris ; 35 l. Dans le grand tronc de Saint-Etienne, 86 l. — En 1550, le procureur du Pardon de Saint-Jean de Jérusalem, pour la défense de la foi catholique, donna 100 livres pour l'œuvre de l'Eglise. Ce pardon était un de ceux affichés dans la cathédrale.

Le dimanche de la Passion, 1514, l'archevêque donna sa bénédiction solennelle à laquelle étaient attachés des pardons ; le maire et les échevins avaient fait préparer une quantité considérable de pains pour la nourriture de la foule de peuple que cette solennité devait attirer, et tout fut vendu, tant fut grande l'affluence. On trouva dans les troncs du Jubilé 210 l. Le 12 mars 1514, le pardon du Roi, accordé pour que les prières obtinssent de Dieu sa conservation, produisit 100 l. 13 s.

Pendant les vacances du Siège, le produit des visitations et des amendes était affecté aux travaux de la Tour; il s'éleva en 1512 à 274 10 s. Ce sont là des recettes accidentelles et peu considérables; les plus importantes sont les 3,000 l. sur les revenus de l'archevêché, accordées par Louis XII, et l'octroi sur les Gabelles, accordé par François Ier.

Le 2 janvier 1506, deux jours après la chute de la Tour, les chanoines de Saint Genès et de Laloue furent députés vers le Roi, pour lui présenter une demande de secours, rédigée par le Doyen, Bertrand, et de Breuil. Au mois de février suivant, le roi vint à Bourges. Le doyen, le chantre, le chancelier et de Saint-Genès furent désignés pour lui exposer les besoins du chapitre. Louis XII venait d'obtenir de la complaisance du chapitre, l'élection comme archevêque de son fils naturel Michel de Bucy, âgé de 18 ans étudiant à l'Université de Toulouse ; il venait à Bourges, installer ce jeune prélat, et régler lui-même l'état de sa maison. Les chanoines le trouvèrent reconnaissant, et il écrivit que : « Considérant la grant ruyne advenue comme il est notoire de la grant esglise de Bourges, et que c'est chose bien raisonnable que l'archevêque luy subviègne en ayde et sur ce de l'avis de son conseil a ordonné estre baillé et délivré doresnavant par chascun an jusques à ce que la dicte esglise soit reffaicte aux chanoines et chapitre de la dicte esglise de Bourges pour employer au faict de la d.  resparation de la d. esglise la somme de 3,000 l. (Lettres du Roi du 16 mars 1507, à Bourges.[11] »

Un des premiers actes du règne de François Ier, que les arts devaient illustrer, fut d'assurer la reconstruction de la tour de Saint Etienne parle don de deux deniers oboles à prendre sur chaque quintal de sel vendu dans les greniers de la Généralité du Languedoc et de celle de Normandie ; octroi accordé pour quatre ans d'abord, et successivement continué. Malgré tous les renseignements que nous possédons, il nous est impossible de fixer d'une manière certaine le total des dépenses de la tour, parce qu'il manque quelques registres, et, en outre, parce que plusieurs travaux qui n'en faisaient pas partie ont été exécutés avec les fonds affectés à sa reconstruction. Mais, en 1556, le général des finances, Bohier estimait à 60,000 livres la dépense que nécessiterait la reconstruction de la tour du midi dont on craignait la chute. Les recettes annuelles, depuis

l'octroi sur les revenus de l'archevêché et sur la gabelle, s'élevant à 5 ou 6000 l, quelquefois beaucoup moins, et les grands travaux ont duré de 1507 à 1538, pour finir tout à fait en 1542. Pendant le temps de trouble et de guerre civile, la plate-forme de cette tour servait au guet; de nombreux articles de dépenses des comptes de la ville en tout foi, ainsi que plusieurs inscriptions gravées par les guetteurs pendant leurs heures de faction.

Au sommet de l'escalier on lit celle-ci :

PANTHALEON, FLAMISSET, TROÏEN ET JEAN, SUN FILS, ÉTAIENT SUR CETTE TOUR L'AN 1651, QUI VOUI LOIT DU PAIN FAILOIT ALLÉ TOUT NUD.

Et cette autre :

LOUIS XIIII. ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE, EST ENTRÉ A BOURGES LE 6 OCTOBRE 1651.

TROÏEN ESTAIT PANTALEON.

Enfin, plus récemment, elle servit encore aux opérations de la carte de Cassini et à celles du célèbre astronome Delambre.

GRAND MUR PIGNON.

Ce mur relie les deux tours entre elles, au moyen des galeries de communication qui existent, à la hauteur des voûtés des basses nefs et à la base du pignon. On comprend que cette partie de l'édifice a dû être gravement compromise, par suite des accidents survenus aux deux tours ; aussi n'est-il pas étonnant qu'elle ait été presqu'entièrement refaite, au XVIe siècle, lorsqu'on reconstruisit la Tour du Nord. Ce sont ces derniers travaux qui ont apporté le décousu et le manque d'unité qu'on remarque dans cette partie, celle du reste qui laisse le plus à désirer de tout le monument.

Cependant, à travers ce désordre, on peut encore retrouver la trace des dispositions primitives. On voit par exemple que ce qui est appelé le grand Housteau, c'est-à-dire la grande fenêtre et la rose qui la surmonte, au lieu d'être au nu du mur, comme elles se trouvent maintenant, étaient autrefois abritées sous un arc ogival, ainsi qu'il en existe à Reims et à Amiens. Cela résulte des marques qu'on voit encore sur le dessus des chapiteaux surmontant les longues colonnettes à droite et à gauche de la grande fenêtre. Ces marques, gravées en creux, indiquent des nervures robustes, et telles qu'un grand arc doubleau devait en comporter. Au surplus, le système de décoration à droite et à gauche, entre le mur pignon et les tours, rentre tout à fait dans cette disposition, présentant aussi des arcs en saillie sur le nu des murs. On a vu plus haut, par le rapport des maîtres maçons (en date du 4 mai 1508), par combien de précautions on parvint à conserver quelques portions de ce mur de face : mais l'ébranlement, causé par la chute de la Tour, a porté la perturbation dans toute l'économie de sa construction ; et malgré les armatures en fer qui ont été multipliées, son état est loin d'être satisfaisant. Cette façade avait été faite en grande partie aux frais du duc Jean, vers 1390. On trouve également, dans les comptes du chapitre, les reçus d'une foule de dépenses faites en réparations, tant à la maçonnerie qu'à la vitrerie. Il paraît résulter du rapport d'Antoine Bohier, trésorier et général des finances, en date du 4 août 1556, que les lanternons qui terminent les escaliers enfermés dans les contreforts, existaient déjà. Plus tard l'incendie de 1559 en détruisit un, et endommagea la grande verrière:

CHARPENTE

Puisque nous sommes sur la galerie du Gloria, profitons-en pour donner un coup d'œil à la charpente et à la couverture du grand comble. Cette charpente, comme celle de toutes les cathédrales de cette époque, est fort simple d'assemblage ; chaque chevron forme une ferme ; des extraits retroussés et des moises maintiennent l’écartement au moyen de clefs en bois.

C'est ici le cas de réfuter une erreur généralement accréditée, que la charpente de nos vieux édifices du moyen-âge est exclusivement composée de bois de châtaignier; sans doute que des pièces de cette essence se trouvent quelquefois dans ces charpentes; mais elles ne sont pas nombreuses, et ne forment jamais les principales, notamment les grands entraits; car leurs dimensions ne le permettraient pas. On remarque à droite et à gauche d'une baie au sud, qui conduit à l'escalier Saint-Guillaume, que deux entraits portent les traces profondes du feu qui les a atteints, probablement lors de l'incendie de 1559, dont nous parlerons bientôt.

COUVERTURE.

La couverture de tous les combles paraît avoir toujours été en ardoise, ainsi qu'elle est encore en ce moment. Seulement celles employées aujourd'hui ne ressemblent guère à celles en usage aux XIIIe et XIVe siècles. Le hasard a fait découvrir plusieurs de ces dernières oubliées, sur les voûtes où elles étaient depuis plus de quatre siècles. Nous avons vu, mesuré et pesé plusieurs de ces ardoises. Elles ont 0,70 c. de hauteur sur 0,30 c. de large, et pèsent chaque trois kilos[12].

FLÈCHE EN CHARPENTE.

Il existait autrefois, vers le milieu du faite du grand comble, une flèche en charpente recouverte en plomb. Elle était à jour et décorée d'ornements en plomb qui étaient peints d'or et d'azur[13]. Elle fut détruite en 1735. On trouve, dans le procès-verbal de Bohier, 4 août 1556, ce renseignement : « Est survenu grande ruyne en la dite église c'est à savoir au clocher estait assis au milieu de « la dite église qu'il a convenu abattre par terre par raison de la charpente d'icelai qui estait toute pourrie et gastée, ensemble la charpente joignant le dit clochier tant du costé du chef que de la nef et prêt à tomber, et entièrement rompu, gasté, démoly et abattu les grandes voûttes couverture charpenterie et autres de la dite église. Lequel clocher a esté depuys réédiffié et refaict tout à neuf de toutes matières neuves et couvertures de plomb à neuf et de façon plus somptueuse que ne l’estait l'ancien, pour la décoration de la dite église selon l'advis et Visitation qui en fut faicte par plusieurs grands et notables personnages de ce royaulme, lequel clocher de nouveau édifié et faict à jour qu'il a commencement revestir et couvrir de plomb toute la charpenterie, tant hors que dedans. »

CLOCHES.

La sonnerie de la cathédrale se composait autrefois de 12 cloches dont quatre fortes, qui se nommaient : Gros-Guillaume, Ursine, Marie et Sancèrre; parmi les petites il y avait : Philippe, Etienne, la Coquée, les Monaux, la Claire, etc.

Il existe, aux archives, une ordonnance sur la sonnerie, d'où il résulte que : « Commençait les jours de festes la petite cloche a nommée la Coquée, 20 minutes ; puis la Claire 10 minutes, puis l'un des Mannaulx de la vieille tour demi heure, puis pour les matines la Prime et la Claire.

« Après matines sonnent la Prime et la Claire, «ou le Manneau du petit clocher. On cobetait avec les grosses ou petites cloches pour les anniversaires, suivant le plus ou moins a de solennité. Pendant l'anniversaire, on sonnait la sourde. Les dimanches, pour l'entrée des matines, on sonnait un des majeurs Estienne ou Guillaume, qui sont appelés sous-chantres. Cinq cloches au petit clocher. Le gros Ursin et Philippe nommés les chantres. La messe du duc Jean se sonnait seule aux dépens du chapitre. »

Toutes ces cloches ont été brisées et mises à la fonte lors de la première révolution ; il n'y en a plus maintenant que six, qui ont été fondues depuis 1829. Ce sont : Henry, Marie-Thérèse, Célestine, Caroline, Guillaume-Henry, Marie-Angélique, Claveau, dite la Clavotte, donnée, il y a quelques années, par un ancien curé, l'abbé Claveau.

Il existe encore dans la tour neuve un instrument nommé symandre, ou cloche en bois qui remplaçait autrefois les cloches pendant la semaine sainte. On ne s'en sert plus aujourd'hui. La dernière fois qu'on la voit figurer dans les comptes est en 1783.

«Pour avoir sonné la cloche de bois la semaine sainte, payé 1l 10s.

Rentrons maintenant dans l'intérieur, où il nous reste encore beaucoup à voir et à décrire.

À suivre...

[1] Acte capitulaire du 24 janvier 1508, Indemnité à Me de Laval. [2] C'est le contre-fort-escalier dont nous avons déjà parlé. [3] De croter, creuser ; c'était les terrassiers. [4] Marsault Paule. le plus habile des imagiers employés pour les sculptures de la tour, était de Bourges, comme Léonard Dreu et Masseron les Asseyeurs, Bernardet et Pelvoysin. [5] Jehan Faucault, dit d'Amboise , apothicaire à Bourges, avait fourni pour ces réparations de la cire vierge, de la céruse et de la thérébentine pour 28 s pour faire du mastic. [6] Cette statue a disparu.[7] Actes capitulaires.[8]  Tous les plombs des toits de l'hôtel Jacques Cœur ont été peints de cette manière, et les traces s'en voient encore. [9] Actes capitulants. [10] Ces pardons étaient semblables à ceux de la Tour. L'hôtel-Dieu de Paris avait le droit d'établir ses troues partout où il voulait, et de faire afficher ses articles. Il y avait à Saint-Étienne de ces troncs pour d’autres établissements encore. Le tronc de la Tour fut établi à Moulins en 1520. [11] Archives du chapitre, cote 14e de la 12e liasse. [12]  C'est à M. Blanchard, entrepreneur et couvreur de la cathédrale, à l'obligeance duquel nous avons eu souvent recours, que nous devons la conservation et la communication de ce curieux spécimen, ainsi que les échantillons des bois de la charpente.[13] Lathaumassière.

Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Vues de la ville. Photos Rhonan de Bar. CC.2011.
Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Vues de la ville. Photos Rhonan de Bar. CC.2011.
Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Vues de la ville. Photos Rhonan de Bar. CC.2011.
Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Vues de la ville. Photos Rhonan de Bar. CC.2011.
Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Vues de la ville. Photos Rhonan de Bar. CC.2011.

Cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Vues de la ville. Photos Rhonan de Bar. CC.2011.

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dominique r 09/07/2016 10:03

merci pour cet article tres interessant, complet et documenté . bien que berruyer depuis de nombreuses annees , j'ai redecouvert beaucoup de choses , et reappris l'histoire de la cathedrale.

Rhonan de Bar 09/07/2016 10:26

Cher Monsieur,

Merci pour votre commentaire. Heureux que ce travail de mémoire vous ai permis de redécouvrir certaines valeurs du patrimoine de votre région. Bien à vous. Rhonan de Bar;

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